Regards de femme change de nature [par Yann Kerveno]

Jusqu’ici, la cuvée Regards de Femmes du Chateau de Pena était un muscat, mais cette année c’est bien un blanc sec qui se cache derrière des étiquettes facétieuses…

“Alors oui, jusqu’ici c’était du muscat, mais nous avons répondu à la demande du jury qui nous incitait à venir dans le domaine du sec” explique Jean-Christophe Bourquin, président de la cave de Case de Pène. Cette cuvée est un vrai travail collectif.
Le jury, qui se réunit tous les ans, compte aujourd’hui plus d’une soixantaine de femmes à qui l’on propose de déguster plusieurs choix. “Nous leur avons proposé trois vins différents, un macabeu et grenache blanc, un macabeu grenache blanc et viognier et enfin un macabeu grenache blanc avec un léger passage en barrique” détaille le vigneron. “Puis, une fois le choix du jury fixé, nous réalisons deux nouveaux assemblages pour la sélection finale.” Mais pas question de se perdre dans des considérations professionnelles et œnologiques, les jurées se prononcent sur ce qu’elles aiment, préfèrent ou rejettent. Le Château de Pena a produit 5 000 cols de cette cuvée, mais a de quoi en embouteiller le double si d’aventure le produit plaît.

Pour consolider l’affaire, la cave a également demandé à six artistes, femmes naturellement, de dessiner les étiquettes de la cuvée. Cerise sur le gâteau, Corinne Le Meur, maître de chai de la cave, a elle-même dessiné une septième étiquette, tirée, elle, à un tout petit nombre d’exemplaires, 150 seulement. Les bouteilles porteuses de ces étiquettes ont été réparties au hasard dans les cartons. “Cela nous permet d’organiser un jeu en ce moment dans lequel les consommateurs doivent trouver les sept étiquettes et nous les ramener” explique Jean-Christophe Bourquin. Avec, en carotte, pour les cinq premiers à reconstituer la collection complète, des pass pour le prochain festival Bacchus au château de Valmy en juin prochain.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.