Ostracisme et mauvaise foi du service public [par Gilles Tibié]

Le vendredi 11 mars, les présidents des Fédérations des chasseurs d’Occitanie ont rencontré, sur Montpellier, le président de la Fédération Nationale, Willy Schraen venu, comme chaque année dès lors que le covid n’est pas un élément perturbateur, faire un point sur l’activité cynégétique.
Dénué de tout populisme, faisant fi des sempiternels “yakafocon” le président national a, en préambule, dressé le navrant constat selon lequel la chasse pâtit de plus en plus de l’hégémonie et du dictat de ceux qui, dans le confort de leur antre technocratique et/ou médiatique, modèlent  le futur et cornaquent à souhait son devenir, selon des critères et des buts  qui ne tiennent pas compte de l’équilibre nécessaire au bien vivre dans nos campagnes.
Sous de fallacieux arguments, ils tentent d’orienter le devenir de la chasse, prenant le contre-pied d’usages et d’habitudes établies, peut-être trop, certes, mais in finé de moins en moins en phase avec les tendances, les us et le politiquement correct en vigueur de nos jours. De fait, ils ne font qu’assouvir leur vision des choses, occultant volontairement tout un passé qui, s’il n’était pas parfait, a eu le mérite d’exister.

Nous voilà dans le vif du sujet !
Une nouvelle campagne publicitaire sur la chasse, du même acabit, fort bien réussie d’ailleurs, que celle lancée au printemps dernier sera diffusée sur la petite lucarne dans les prochaines semaines. Toutes les chaines seront concernées… Toutes ? Non !  France 2, chaîne publique et l’ensemble des chaines de son groupe ont refusé de diffuser ces films publicitaires !

Populisme déguisé en progressisme

Cela peut se comprendre, considérant l’idéologie véhiculée par la ligne éditoriale et la charte publicitaire du groupe dont le sectarisme et le lavage de cerveau constituent tous les ingrédients d’un populisme déguisé en progressisme. Et dire que, idéologiquement parlant, ce sont les mêmes ou plutôt leurs “instructeurs” qui, en 68, fustigeaient les mêmes travers en dénonçant la censure de feu ORTF…Si nous prenions une certaine distance et utilisions la lorgnette par le côté qui, d’habitude, ne nous est pas familier. Qu’en est-il vraiment du traitement des autres sujets d’actualité ?

Difficile de se situer dans ce monde aux changements vertigineux ! Aussi, je veux rester objectif et avouer que ces quelques réflexions rédigées dans la colère n’ont qu’un seul but, bien modeste, d’échanger à bâtons rompus, et sans dessein aucun sur ce que l’avenir nous prépare.
Quid de la direction qu’il convient de prendre, de la posture qu’il faut adopter, je dois bien l’avouer, l’incertitude est de rigueur et le doute de mise, pour autant le combat semble inéluctable, se battre pour une certaine vision, pour une idée de l’avenir, parce que, baisser la garde ne peut signifier que l’abandon pur et simple d’un espoir.

PS : je tiens à remercier GJ, artisan, chasseur et philosophe à ses heures rurales en Cerdagne, pour ses réflexions sur la chasse qui m’ont largement inspiré pour la rédaction de cette chronique.

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