18 000 animaux d’élevage tués par les loups en 2020 ! Comment est-ce possible d’en arriver là ?

Des Alpes au reste de la France, officiellement présents dans 40 départements, en réalité bien plus, qu’ils soient fixés sur un territoire ou en recherche de nouvelles zones à coloniser, seuls ou en meutes, les loups continuent leur progression en faisant couler beaucoup d’encre, beaucoup de larmes et surtout beaucoup de sang !

Mais voilà, le loup est intouchable ou presque, c’est ainsi que, protégé par la Convention de Berne et la directive Habitats, ce prédateur devient le roi de la jungle, ne craignant plus de se retrouver dans les cours de ferme, au cœur des villages et dans des jardins privés pour venir tuer des chiens, comme à Saoû dans la Drôme ! Le problème est que nos territoires ne sont ni une jungle ni un parc d’attraction et encore moins Jurassic Park ! Mais les ardents défenseurs de la bête, qui en passant se prétendent “écologistes”, restent enfermés dans l’idéologie d’une nature au caractère “sauvage”, sorte de rédemption de leur vie de béton ! Oubliant que l’alimentation de qualité qu’ils prônent provient de ces mêmes territoires où se pratique l’élevage de plein air qui répond à l’attente du bien-être animal que tout le monde souhaite tant.
Mais surprotéger un prédateur comme le loup est sans appel contre le bien-être animal et contre l’élevage de plein air !

Alors comment ?

Comment est-ce possible d’accepter le nombre officiel de 18 000* victimes par an toutes espèces confondues ?
Comment est-ce possible de devoir euthanasier des animaux consommés encore vivants ?
Comment est-ce possible de continuer cette politique, dite de cohabitation, qui depuis plus de 20 ans est un échec total ?
Comment est-ce possible que la profession continue de discuter de la couleur des murs quand ils menacent de s’effondrer ?
Comment est-ce possible d’imposer aux éleveurs des mesures que tout le monde sait illusoires ?
Comment est-ce possible d’imposer aux multi-usagers de la nature de croiser des chiens de protection ?
Comment est-ce possible que les médias nationaux continuent de cacher la réalité en entretenant le mythe du loup ?
Comment est-ce possible de continuer à mentir sur l’origine des loups, sur leur nombre et sur leur rôle d’animal prétendu “clé de voûte” régulateur des ongulés ?
Comment est-ce possible qu’il faille des autorisations pour se défendre de leurs agressions ?
Comment est-ce possible de continuer à dépenser plus de 40 millions d’euros par an, pour une seule sous espèce ?
Comment est-ce possible qu’un ministre de l’Agriculture courbe l’échine devant un plan loup inacceptable ?

La liste est trop longue… Les aberrations et l’incompréhension atteignent leur paroxysme !
Non le loup n’est pas une espèce “clé de voûte” indispensable à la biodiversité. De nombreux territoires comme l’Angleterre ou la Corse par exemple n’ont pas de loup et leur biodiversité se porte très bien. Et la France qui n’avait plus de loups des années 1930 aux années 1990 aussi !
Cette volonté d’ensauvager les territoires, ici ou là, avec des loups ou des ours, en occultant complètement le passé et en faisant fi des populations qui vivent en harmonie dans ces paysages convoités pour leur beauté, fruits justement de l’adéquation des activités humaines et du respect de l’environnement, devient une arme, idéologique pour certains et économique pour d’autres, à double tranchant. D’une part en donnant plus de valeur à un territoire par la présence de ces grands prédateurs pour servir les appétits du monde de la finance (compensation écologique, crédit carbone…), appétit financier aussi, en prenant la main sur la production de viande de synthèse et d’autre part pour “libérer” ces territoires de la présence humaine par pression psychologique, économique et sociale à travers les massacres à répétition sur le cheptel domestique, afin de pouvoir en jouir différemment (parcs naturels, zones touristiques…).

Faire disparaitre l’élevage semble être devenu une mission ! Comment peut-il en être autrement à l’analyse d’une politique qui promeut d’un côté le végétarisme dans les cantines, qui signe des accords de marchés internationaux (Mercosur et Ceta) dont les produits sont loin d’être soumis aux contraintes imposées ici et, de l’autre, favorise la prolifération des prédateurs des troupeaux ?

Nous disons stop !

Stop pour ne plus être les cobayes in situ de mesures de protection dont la seule réponse que nous obtiendrons n’est pas de savoir si elles fonctionneront ou pas mais juste en combien de temps les loups apprendront à les déjouer.
Stop à la surprotection des loups pour mettre en place une véritable politique de régulation en fonction d’un recensement réaliste de leur population en France, seule solution aujourd’hui pour réellement faire baisser la prédation sur les animaux domestiques, faire changer la peur de camp pour que les éleveurs retrouvent de la sérénité.
Stop à l’émotionnel et revenir au rationnel.

Oui l’élevage de plein air protège et favorise la biodiversité, oui les prairies entretenues par le pâturage sont de véritables pièges à carbone. L’herbe pâturée ici protège du risque d’avalanche dans les stations de montagne, ou plus au Sud, évite la propagation des incendies. Ce sont aussi plus de 150 races toutes espèces confondues qui offrent un patrimoine d’animaux domestiques extraordinaire. C’est donc nous le voyons bien, la “fabrication” d’un paysage par le pâturage, qui en plus de nous offrir des panoramas magnifiques que nous aimons, participe à la préservation de l’environnement, à la protection de la biodiversité, au maintien d’un tissu social sur un territoire, tout en proposant des produits de grande qualité. La somme de tout cela en fait une richesse peu égalée que nous avons le devoir de préserver pour un avenir véritablement résilient.
S’il est nécessaire de dénoncer certaines activités humaines qui nuisent à l’environnement, il est important de mettre en avant toutes les situations où l’humain est, par ses activités, en symbiose avec une nature dont il fait partie, tel est le cas de l’élevage de plein air, du pastoralisme.

Pour que la réalité soit connue du plus grand nombre et pour aider et soutenir tous les éleveurs impactés, plusieurs associations d’éleveurs se sont regroupées sous le collectif “Pâturage et Biodiversité” afin de communiquer sur la face cachée des loups. Pour bien comprendre ce difficile sujet nous vous invitons à visiter notre site : leloupdanslabergerie.fr

Le collectif Pâturage et Biodiversité

*Bilan 2020 : 11 849 victimes, source Dreal AuRa, pour 2 bêtes tuées une troisième n’est pas retrouvée et/ou pas reconnue (source Cerpam), le bilan est donc d’environ 18 000 victimes.

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