Une large victoire qui remet l’église au centre du village [UPA 66]

Nous avions face à nous tous ceux qui se prennent pour le centre du monde économique : l’UMIH, la CPME, l’UPE, la FFB… Quel plaisir de leur rappeler, à ces huiles, que l’axe de notre économie va plus loin que leur nombril ! Ils étaient venus, ils étaient tous là et on allait voir ce qu’on allait voir… Quel sketch ! On a même vu un directeur de clinique donner des consignes de vote, en pleine pandémie et en plein mouvement de grogne des soignants. C’est dire s’ils voulaient enfin prendre la Chambre des Métiers ! Le dernier endroit qui échappe à leur emprise, et ça, depuis 1946 ! Quelle débauche de moyens : des publicités dans L’Indépendant et sur les radios, même en pleine campagne alors que c’est strictement interdit, mais peu importe à ces gens. Peu importe ce qu’ils font avec l’argent de leurs adhérents. Il fallait bouffer la Chambre des Métiers pour tout centraliser, tout fusionner, tout rassembler. Avoir la main. Tenir tout le pouvoir. Toute l’économie du département dans les mains de quelques-uns. Là où politique et économie se mélangent, où l’argent public sert à récompenser des docilités, où l’intérêt public ressemble à un paillasson.

Mais les artisans ne se sont pas laissés duper par ceux qui les aiment tous les cinq ans. La ficelle était un peu grosse cette fois, avec le retour de l’éternel perdant et son assourdissant bruit de casseroles pour cortège. Bien sûr, il s’est trouvé sur la liste en face des gens de valeur qui ont fait campagne dignement et qui, en toute bonne foi, pensaient être là pour aider l’Artisanat. Vis-à-vis d’eux particulièrement, le cynisme du prétendu “monde économique”, ces notables dont le principal mérite est d’avoir reçu le pouvoir en héritage, a quelque chose d’insupportable. Pour nos collègues artisans véritables, sincèrement impliqués pour les autres, peu importe l’affiliation, il y aura toujours une place à nos côtés. La maison de l’Artisan sera toujours votre maison.

Mais face aux autres, les condescendants par nature, les nommés qui se prennent pour des élus, plus que jamais, nous sommes fiers d’être la voix des artisans. Quel plaisir de voir ces jeunes artisanes et artisans s’impliquer à nos côtés, incarner l’artisanat de demain. Notre responsabilité est là, dans le passage de relais et dans la fidélité à tout ce que nous avons pu nous dire, lors de cette campagne, quand nous sommes passés vous voir dans vos entreprises. Comme nos métiers sont beaux et comme ils méritent d’être bien défendus !

Dans le département, le taux de participation est un des plus élevés de France et l’écart entre les deux listes, plus de 12 points, ne laisse aucune place à l’ambiguïté : les artisans ne veulent pas être représentés par les sujets du Medef. Ziou, Zaou ! Le rejet de la liste adverse se vérifie dans l’immense majorité des départements de la région : 11 sur 13. Voilà qui nous donnera d’autant plus d’élan pour bien défendre les intérêts de notre territoire dans cette grande région.
Alors merci à vous tous pour vos encouragements, pour votre vote, pour votre confiance. À nous de travailler, encore et toujours, pour nos entreprises artisanales. Quitte à toujours déplaire à ceux qui connaissent les bonnes manières, mais pas la politesse.

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