Salade : statut quo sur les plantations [par Yann Kerveno]

La campagne 2021-2022 s’annonce semblable à la précédente.

Les années s’enchaînent et se ressembleraient-elles ? C’est un peu ce que pense Nicolas Mansouri, chargé du dossier salade à la Chambre d’agriculture des Pyrénées-Orientales. “Ce n’est pas facile à estimer mais je pense que les surfaces seront à peu près semblables à celle de la campagne passée dans le département” explique-t-il. Parce que rien n’est vraiment venu modifier la donne depuis le printemps dernier. “La dernière campagne a été assez étrange, avec un prix logé départ entre 40 et 50 centimes, c’est très moyen, mais il est resté peu ou prou comme cela tout au long de la saison” détaille-t-il. “Nous n’avons plus le profil habituel de la campagne salade, avec un crescendo de l’automne jusqu’aux fêtes de fin d’année, un peu de mou en janvier et une reprise en février.” En conséquence, cet hiver, les Pyrénées-Orientales devraient pouvoir compter sur une centaine d’hectares de salades de plein champs et environ 250 hectares sous abri. Soit, convertis en pièces, 38 millions de pieds, 6 en plein champ et le reste sous abri.

“Malheureusement, il faut admettre que nous ne sommes plus un bassin représentatif. Alors, oui, il reste quelques opérateurs importants qui sont reconnus comme tels dans ce département, mais collectivement, nous ne sommes plus un bassin qui compte…” L’an passé pourtant, la campagne fut moins compliquée que la précédente, marquée par le premier confinement, la fermeture totale de la restauration…

Plus de plantes aromatiques fraîches

“Au printemps dernier, malgré les mesures sanitaires, la restauration a un peu travaillé avec le click and collect. McDonald était présent sur le marché et les productions de quatrième gamme ont pu être écoulées. Pour notre département ce n’est pas négligeable, la quatrième gamme représente 60 % des débouchés.” Même si, reconnaît-il, il y a eu quelques accrocs avec le fort coup de gel de janvier. “Cela a pénalisé les producteurs de salades pour ce marché, puisqu’ils sont payés au poids et que le gel aura amputé les salades de quelques dizaines de grammes. C’est forcément de la rémunération en moins” ajoute le technicien de la Chambre d’agriculture.

Alors, est-on arrivé à un plancher ? Si les chiffres se confirment, ce serait la première fois depuis ces cinq dernières années que la production de salade n’enregistrerait pas une baisse importante de ses surfaces depuis 2015. Pour rappel, cette année-là, année de crise, il s’était planté 64 millions de plants de salades dans les Pyrénées-Orientales, 315 hectares en plein champ, 360 hectares sous abri. Mais, plus significatif pour Nicolas Mansouri, il est “presque sûr que les surfaces de plantes aromatiques fraîches ont supplanté celles de salade dans le département.”

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