La Chambre d’agriculture à vos côtés pour lutter contre les dégâts de la faune sauvage !

Votre Chambre d’agriculture des Pyrénées-Orientales reste mobilisée pour limiter les préjudices subis par les agriculteurs par les sangliers et cervidés.

En dix ans, le nombre de sangliers prélevés par les chasseurs a doublé, passant de 6 000 à plus de 12 000 sans permettre une vraie maîtrise des problèmes. Face à une situation tendue sur le terrain avec localement des dégâts très importants, la Chambre d’agriculture et en particulier sa présidente Fabienne Bonet sont restées particulièrement actives ces derniers mois pour travailler avec l’État et la Fédération des chasseurs sur ce dossier brûlant.

L’agriculture départementale déjà très éprouvée par les crises à répétition : Covid, gel, sécheresse, grêle et même localement les incendies, ne peut plus supporter des pertes supplémentaires de récoltes liées aux sangliers et cervidés. C’est le message porté par Fabienne Bonet depuis deux ans en préfecture, à l’occasion des diverses commissions sur la chasse et la faune sauvage ainsi qu’aux assemblées générales des chasseurs et des louvetiers. Même si les avancées demeurent insuffisantes au regard de la persistance des dégâts, concrètement différentes mesures ont pu être obtenues :
• L’élargissement des périodes et modes de chasse au sanglier en fonction d’un zonage précis des territoires pour renforcer les prélèvements dans les secteurs en tension.
• Le classement “nuisible” du sanglier sur quelques secteurs très problématiques à titre expérimental.
• La fin de toutes formes d’agrainage afin de mieux lutter contre les agrainages sauvages (avec quelques très rares autorisations en Cerdagne et Capcir).
• La révision des barèmes d’indemnisation en retenant systématiquement le montant maximum possible.
• La mobilisation des lieutenants de louveterie pour renforcer le tir de nuit en secteur de coteaux viticoles et pour multiplier les battues administratives.
• La promotion du tir d’affut autour des parcelles agricoles.
La Chambre d’agriculture a également été attentive à ce que la commission d’attribution des plans de chasse prennent bien en compte la progression des effectifs de cervidés sur certains territoires et qu’elle veille aussi à leur bonne exécution.

D’autres dossiers font l’objet d’un suivi comme le classement de petites espèces (renard, pigeons, étourneaux, corneilles…) en tant que nuisibles et les dégâts occasionnés par les grands corbeaux (espèce protégée…). La présidente Fabienne Bonet s’est aussi mobilisée au côté d’autres représentants de la profession agricole pour défendre des situations individuelles ou collectives difficiles, notamment sur le cru Banyuls, en vallée de l’Agly ou en Cerdagne – Capcir, mais aussi pour communiquer sur le dispositif d’indemnisation et les actions préventives à mettre en œuvre sur les exploitations. Enfin, depuis quelques mois la Chambre d’agriculture contribue à la préparation du plan d’action pour la maîtrise des dégâts de gibiers piloté par l’État. La réussite de ce plan est pour la profession une priorité car la prolifération des sangliers et cervidés est une menace importante pour la santé économique de nombreuses exploitations agricoles. Et ce, malgré l’action des chasseurs et les bonnes relations entretenues avec leurs représentants départementaux.

Jean-Louis Bertran De Balanda,
Chef de service Entreprises
Chambre d’agriculture des P.-O.

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