Et maintenant, il décide des traitements !

On s’est moqué de Trump, lorsqu’il donnait des leçons d’épidémiologie et de thérapeutique anti-Covid. On s’est demandé comment, dans un monde civilisé, un clown peroxydé pouvait venir nous expliquer que l’ingestion d’eau de Javel pouvait prévenir de la survenue d’une infection virale sévère. On a cru entendre, d’une oreille distraite, que, lors de sa contamination (opportune), il aurait été guéri par un traitement révolutionnaire, dont certains pensaient qu’il s’agissait de celui du professeur Raoult. Dans le corps médical, même si les médias d’État ne s’en font pas l’écho, le “traitement miracle”, nous le connaissons tous : il coûte 100 euros et repose sur de la cortisone, du Paracétamol, une oxygénothérapie sans intubation et des anticoagulants. Quelquefois, nous associons une antibiothérapie. Dans ces conditions, nos taux de guérison sont proches de 99 %, sauf pour les patients dont l’état initial, préalable à l’infection virale, est suffisamment grave pour que la moindre pathologie intercurrente devienne fatale. Ceux-là ne sont pas morts de la Covid, mais du fait qu’ils avaient déjà vécu trop longtemps. Les forfanteries ridicules du milliardaire gominé, nous avaient donc fait sourire. Une fois revêtus les habits de “chef d’État”, ce clown s’est cru investi de pouvoirs divins et persuadé d’avoir acquis la science infuse ! Donnant son avis sur les moyens de guérir une pandémie, de promouvoir l’utilisation de médicaments miraculeux, devenu “expert” dans un domaine où il n’en connait guère plus que la coiffeuse du coin. C’est loin l’Amérique ! Mais qu’en est-il chez nous ? Nous avons un président dont la culture médicale, quoi qu’il en pense, se limite à ce qu’il lit dans “Wikipédia” ou, au mieux, dans “la virologie pour les Nuls”. Il vient pourtant de décider, de sa propre initiative, conforté par le fait que c’était le cocktail qu’avait reçu ce bon Donald, (et pourquoi-pas lui-même lors de son séjour à La Lanterne ?), de doter nos hôpitaux d’un traitement par anticorps monoclonaux qu’il a imposé, en opposition avec l’ensemble de la Société savante et fait annoncer par ses ministres qui en ont commandé, illico, 100 000 doses, à utiliser au plus vite !

Par pure vanité et calcul politique

Je comprends que cette information vous ait échappée. Le médecin que je suis en a été choqué. Jeter à la désespérance populaire savamment entretenue, l’annonce d’un produit “miracle” qui nous sortirait de l’impasse, imposer, par pure vanité et par calcul politique, l’achat de milliers de doses d’un produit dont personne n’a prouvé l’utilité, pour en imposer l’utilisation envers et contre tous, relève d’une attitude irresponsable et criminelle.
Non content de n’être probablement pas efficace, le “Banlanivimab” est susceptible de favoriser l’apparition de variants multiples. Le proposer pour des formes peu sévères est délirant ! D’autant qu’il s’agit d’un produit injectable qui nécessite une hospitalisation, alors même que le but avoué est de désengorger les hôpitaux. Je crois que cet homme est aussi givré que Trump ! Dans son désir de devenir providentiel, il s’entoure d’une kyrielle de conseillers plus ou moins bien intentionnés. Ceux qui lui ont donné cette dernière idée géniale sont bien connus : Pierre et Marguerite Cazeneuve, enfants de la directrice produit du laboratoire Lilly,
fabriquant du “Banlanivimab” et respectivement conseil santé de l’Élysée et de Matignon. Selon mes sources, il semblerait que Marguerite ait été subtilement “déplacée” depuis l’annonce de ce nouveau scandale… En tous cas, si vous passez dans les hôpitaux, notamment celui de notre département, on peut vous proposer le “Macronivimab”. À plus de 2 000 euros l’ampoule, ce serait dommage qu’il se perde !
Comme Macron le veut, l’Indépendant en a déjà annoncé l’utilisation en réanimation (pourtant contre indiquée par les experts…). Je vous conseille vivement de ne pas vous laisser faire et de refuser l’injection. Par contre, aujourd’hui on peut le dire : faites-vous vacciner !

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