Carburants : baisser les taxes ou couler l’économie ! (Par Jean-Paul Pelras)

Le litre de gasoil avoisine ou dépasse 2,20 euros aujourd’hui, 9 mars 2022. 40 % de son prix correspond à la TICPE et 20% à la TVA. Soit 60 % de taxes. Soit 1,32 euros auxquels il faut rajouter les frais de production, de distribution, les marges des distributeurs et l’augmentation du coût du pétrole brut. Une taxe corrélée au prix du carburant qui, en mars 2021, lorsque le gasoil affichait en moyenne 1,396 €, était de 0,84 €.

En un an et au train ou vont les choses le volume des taxes risque d’être multiplié par deux, car il va coller au cours du Brent ou du Platts pour le pétrole raffiné, que l’euro soit plus faible que le dollar ou non.

Deux solutions, soit l’État maintient ce niveau élevé de taxes et, lorsque nous atteindrons ou dépasserons les 3 euros à la pompe, c’est toute l’économie française qui va se gripper, puisque nous allons réduire considérablement nos déplacements et, de facto, moins consommer, tout comme les secteurs industriels, agricoles, touristiques et commerciaux vont diminuer leurs activités et perdre très rapidement en compétitivité. Soit l’État accepte de revenir à une fiscalité « acceptable » et pourquoi pas identique à celle de mars 2021 et il pourrait ainsi limiter la casse auprès des particuliers comme des entreprises. Sachant que le transfert de ces impôts se ferait alors non plus de la pompe vers l’État, mais du contribuable et des entreprises tous secteurs confondus, vers Bercy.  Dans le cas contraire, s’obstiner à vouloir maintenir un tel niveau de taxes, peut être par effet d’aubaine ou pour renflouer le « quoi qu’il en coûte » et alors que la dette publique dépasse 2 800 milliards d’euros, reviendrait à saborder une économie nationale qui, pour se relancer, ne doit surtout pas être impactée par des taxes sur les matières énergétiques.

 

 

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