Tribune : Quand une agricultrice écrit à Yann Arthus Bertrand !

Claire juillet est agricultrice en Saône et Loire à l’Earl du Paquier (élevage bovins allaitants, porcs plein air, maraîchage, agriculture biologique). Elle adresse ici un message “nécessaire” au photographe dont le discours à charge contre une certaine agriculture est devenu inacceptable.

Monsieur Arthus Bertrand,
La presse unanime annonce avec enthousiasme la diffusion imminente de votre dernier (?) film “Legacy” qui sera projeté sur M6 dans quelques jours. Avant tout, je tiens à préciser que je conserve précieusement dans ma bibliothèque votre magnifique livre “Bestiaux”, acquis dès sa parution et que je feuillette régulièrement avec le plus grand plaisir, tant les portraits qu’il contient montrent toute l’humanité des éleveurs et le lien particulier qui les unit à “leurs bêtes”.
Au vu de la bande annonce de votre film, bien que je comprenne qu’il s’agit d’une mise en bouche destinée à appâter le spectateur, j’ai d’abord été prise de colère, puis d’indignation. Depuis quand vous sentez-vous pousser des ailes de procureur ? Qui vous permet, apôtre de la décroissance sur le tard, familier des milliardaires, utilisateur compulsif des moyens de locomotion les plus polluants, de donner des leçons au reste de l’humanité ? Certes, personne n’est irréprochable, mais votre commentaire en voix off dans ce petit teaser est un ramassis d’approximations qui viendra, une fois de plus, alimenter l’infime minorité agissante de ceux qui veulent la peau des agriculteurs en général et celle des éleveurs en particulier. Où avez-vous filmé les images terrifiantes de ces concentrations de bovins ? Pas en France, bien sûr, mais le film ne le dit pas. Vous laissez croire que tous les bovins seraient soumis à un régime d’injections chimiques de toutes sortes. Ignorez-vous que c’est interdit chez nous ? Vous semblez trouver scandaleux que la consommation mondiale de viande ait été multipliée par 3 en 40 ans. Avez-vous bien réalisé que, dans le même temps, la population mondiale a doublé et qu’elle se répartit comme suit : 59,5 % en Asie et 17,2 % en Afrique, loin devant l’Europe qui représente moins de 10 % ?
Laissez-moi vous apprendre que dans cette même période la consommation de viande en Chine a été multipliée par 12, celle du Brésil par 2 et que, depuis 2004, l’Inde est devenu le premier producteur mondial de lait. Je vous suggère sur ce point la lecture du rapport de 2006 de la FAO sur l’élevage, dans lequel vous pourrez découvrir que le centre de gravité des activités liées à l’élevage se déplace inéluctablement du Nord vers le Sud depuis 1995. Que vous en soyez désolé n’y change rien : il se trouve que les populations des pays émergents ont aussi envie d’avoir accès à une nourriture autrefois réservée aux “riches” et qu’ils en acquièrent peu à peu les moyens. Au nom de quel principe vous sentez-vous autorisé à leur faire la morale ? Auriez-vous le toupet de proposer que, pour lutter contre le réchauffement climatique, il conviendrait que le Botswana mette fin à une politique agricole qui tend à l’autosuffisance alimentaire de sa population ?

Que n’utilisez-vous votre entregent considérable pour aller faire, pourquoi pas, la leçon à Xi Jinping ou à Bolsonaro ? Il est vrai que c’est un poil plus risqué que de culpabiliser la ménagère de moins de cinquante ans, de cajoler la vegane trentenaire ou de désigner comme tant d’autres avant vous, les agriculteurs comme boucs émissaires.
Venons-en au passage le plus ridicule de votre texte. Vous prétendez qu’un hectare cultivé peut nourrir deux carnivores ! De quels carnivores parlez-vous ? Je crois comprendre que vous faites allusion à l’être humain dans une pirouette sémantique destinée à flatter vos amis animalistes. Car vous ne pouvez pas ignorer que, d’une part, Homo Sapiens est omnivore (sinon il ne pourrait pas choisir de devenir végétarien) et, d’autre part, qu’on ne verra pas de si tôt vos chers lions brouter la savane. Au passage, vos deux carnivores ont un solide appétit car un hectare, c’est à peu près ce qu’il faut sous nos climats pour élever un bovin. Dans mon entourage, je ne connais personne d’assez affamé pour avaler la moitié d’un bœuf (soit 200 kg) par an.
Vous semblez par ailleurs réellement croire que le même hectare pourrait nourrir 50 végétariens. Ah bon ? C’est dommage, mais votre optimisme vous égare ou alors vous n’avez pas beaucoup pratiqué l’agriculture. 50 végétariens, c’est peut-être possible dans le cadre d’une agriculture ultra intensive chère aux industriels de la chimie, mais sûrement pas en agriculture biologique que vous prétendez défendre et en respectant les cycles nécessaires à la rotation des cultures. Une hypothèse plus raisonnable n’aboutirait alors qu’à la possibilité de nourrir 4 à 5 personnes sur cette surface. Mais bien sûr, asséner un slogan, ça marque davantage le spectateur qu’une leçon d’agronomie.
Cher Monsieur, il est possible que la bande annonce de votre film ne reflète pas avec exactitude le contenu de celui-ci. Ce ne serait pas la première fois que la pub ne correspondrait pas à la réalité du produit proposé. Mais, voyez-vous, il devient de plus en plus insupportable de recevoir, à longueur de journée et par trop de canaux médiatiques, ces incessantes leçons de morale, surtout lorsqu’elles viennent d’écologistes de salon dont les modes de vie sont aux antipodes de ce qu’ils exigent du citoyen lambda. Et vos récents efforts de soit disant “compensation carbone” visant à annuler l’impact écologique de vos déplacements dans les transports les plus polluants du monde ne sont rien d’autre qu’une version moderne du commerce des indulgences. C’est ce qu’on appelle s’acheter une conscience pour pas cher.

Soyez aimable Monsieur et quittez ce costume paternaliste passé de mode qui fleure la naphtaline néocoloniale. Nous sommes fatigués des discours de cette génération qui, après avoir profité sans réserve des Trente glorieuses, s’autorise à vouloir imposer à tous une prétendue sagesse acquise bien tardivement. Vous nous assurez que vous avez un cœur. À la bonne heure.
À l’avenir, servez-vous aussi de votre cerveau pour éviter de raconter n’importe quoi. Vos images sont plus éloquentes que vous. Vous feriez bien de vous en contenter ou d’employer vos talents et votre influence à mettre un terme à la dérégulation sauvage des échanges commerciaux qui est la véritable responsable du saccage de notre belle planète.

Claire Juillet

114 pensées sur “Tribune : Quand une agricultrice écrit à Yann Arthus Bertrand !

  • 29 janvier 2021 à 11 h 27 min
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    Merci Madame pour cette remarquable riposte à Yann Artus Bertrand, si vous le permettez j’aimerais vous faire part de ma réflexion sur un autre sujet : L’hystérie anti glyphosate:
    Ancien agriculteur, fils et petit-fils d’agriculteur, j’ai le sentiment d’être un rescapé de l’holocauste de la chimie agricole.

    Si je me fie aux publications, de chercheurs, de journalistes voir de people qui ont des points de vue sur tout, le glyphosate en particulier menacerait la survie humaine et serait un dangereux cancerogene. Pourquoi pas ? peut-être ?

    Le bon sens veut qu’on juge un arbre à ses fruits en l’occurrence l’arbre glyphosate a la réputation de donner des fruits vénéneux mais qu’en est-il en réalité.

    Il faut considérer depuis combien de temps cette molécule est utilisée par les agriculteurs ? Depuis 1975. C’est la génération de mon père qui a inauguré son utilisation, puis la mienne, et maintenant celle de mes enfants.

    Maintenant l’utilisation de ces produits se fait avec certaines précautions, port du masque et gants, néanmoins l’agriculteur manipule de la matière active à une concentration des dizaines de milliers de fois supérieure à ce qu’un pisseur peut retrouver dans ses urines. Même en prenant des précautions l’exposition de l’agriculteur est maximum.

    Je vais vous faire part de mon expérience en tant qu’empoisonneur public.

    Lorsque j’exerçais mon métier, j’ai utilisé très régulièrement cet herbicide (roundup) selon les recommandations des techniciens agricoles à savoir à une dose de 5 litres de matière active mélangée à 400 litres d’eau pour un hectare traité. Un hectare c’est 10 000 m2 on peut donc imaginer la dissémination sur une telle surface et l’infinitésimale concentration dans les résidus de récolte, mais la ou je veux amener la réflexion c’est sur l’exposition de l’agriculteur 10 000 fois supérieure à celle d’un consommateur, car j’ai manipulé ainsi que la quasi-totalité de mes collègues ce produit à mains nues, la génération de mon père (actuellement 93 ans et son frère actuellement 108 ans) ont eux aussi pratiqué de même.

    Alors la question qui vient à l’esprit, pourquoi ces gens avec une telle exposition ne sont-ils pas tombés raide morts au bout de leur champ ?

    Je n’ai aucune accointance avec Monsanto et Bayer, je fais juste un constat et je demande à ce que l’on considère la réalité et non le phantasme que tout ce qui a permis de produire une production bon marché serait dangereux, car la réalité est qu’une agriculture sans chimie coute beaucoup plus cher et qu’actuellement la production bio n’est accessible en terme de pouvoir d’achat qu’à 15% de la population.

    La cancerogénicité du glyphosate n’est pas établie, un moyen de la confirmer ou de l’infirmer est à notre portée, je viens de montrer que la population agricole a été et est encore exposée à des milliers de fois supérieure à celle du reste de la population, il serait intéressant de voir statistiquement si la population agricole a développé depuis trois générations plus de cancers que le reste de la population.

    Nous avons d’ailleurs la chance d’avoir des sources statistiques différenciées, tous les agriculteurs sont affiliés pour leur couverture maladie à la mutualité sociale agricole (MSA), j’ai la présomption qu’il ne doit pas être très difficile de répertorier les types de cancer touchant les agriculteurs et dans le régime général ceux touchant le reste de la population . Si le chiffre affectant le monde agricole est significativement supérieur à celui du reste de la population, il sera établi que le glyphosate et plus largement la chimie agricole est à l’origine de ce différentiel et qu’il convient donc d’interdire tous ces produits.

    Imaginons que ce soit le cas, quid de nos importations de soja 3,5 millions de tonnes (principalement du Brésil) quid du corn gluten feed importé des USA ? Aura-t-on la volonté d’interdire ces importations toutes produites avec du glyphosate et semences OGM ?

    Je n’ai pas de formation scientifique me permettant de dire si le glyphosate est cancerogène ou pas, ce qui m’importe est de savoir si les agriculteurs sont plus touchés par le cancer que le reste de la population en insistant sur le fait qu’ils ont été beaucoup plus que d’autres exposés au glyphosate, puisqu’ils ont manipulé la matière active sans réelle protection.

    Qui se souvient de la psychose de la vache folle ? de tous ces augures qui nous prédisaient sous 15 ans des dizaines de milliers de morts du prion ; rappelez-vous c’était l’hystérie, une hystérie qui avait plongé beaucoup d’éleveurs dans la difficulté et qui avait fait abattre une grande partie du cheptel bovin du royaume uni.

    Nous sommes chaque jour invités à trembler pour des risques non avérés, la peur devient un vecteur de domination et de désespérance, nous serons bientôt tous décroissants et les plus pauvres ceux qui n’auront pas les moyens de manger bio, danseront devant le buffet.

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    • 29 janvier 2021 à 14 h 17 min
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      J’ai lu il y a quelques temps une étude des Phyto sur le foie et sur la prostate pour l’homme. Le glyphosate montré une toxicité pour les deux et des problèmes transgenerationnel. CT il y a longtemps, je n’ai plus tt les détails. Et ce qu’il y a de sur, on en consomme beaucoup dans l’eau potable. Aujourd’hui en optimisant le traitement on peut traiter au glyphosate à 1,2 L / ha et ça fonctionne bien !

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      • 29 janvier 2021 à 23 h 27 min
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        Bonjour
        j’ai déposé deux plaintes auprès du Procureur de la République de la Vienne. La première le 15 octobre 2019 contre X pour manipulation contribuant à inquiéter la population et la stigmatisation des utilisateurs des produits phytopharmaceutiques agricoles homologués par les pouvoirs publics successifs. En effet cette propagande sous apparence scientifique a été orchestrée par les pisseurs de glyphosate de l’association nous voulons des coquelicots.
        J’ai participé au test urine de détection du glyphosate avec l’ association « Nous voulons des coquelicots ». On m’a trouvé du glyphosate. J’ai fait un autre test urine avec le CHU de Limoges et là pas de trace deglyphosate. Un mois auparavant , j’avais réalisé une recherche de glyphosate dans mon sang également au CHU de Limoges . Là encore pas de trace de glyphosate. Il y a beaucoup d’autres choses à dire mais se serait trop long. Le 17 juin 2020. Monsieur Veillerette de « Générations Futures » a sorti un rapport indiquant que le Glyphosate et ses métabolites sont : Non cancérigène, Non mutagène , Non reprotoxique, Non perturbateur endocrinien. Monsieur François Veillerette et Monsieur Fabrice Nicolino directeur de l’ association « Nous voulons des coquelicots » ont écrit un livre (12/09/2018) : « Nous voulons des coquelicots  » Ces deux personnages alliés se contredisent et c’est la raison de ma deuxième plainte le 21/08/2020 . Il y a forcément un menteur…Je précise que j’ai utilisé pendant toute ma carrière ( 45 ans ) du glyphosate,, Mes terres sont autour de ma maison. Que les anti glyphosate se rassurent Le Procureur n’a pas bougé le petit doigt. Il se trouve qu’il n’a rien fait non plus pour les 121 pisseurs de glyphosate. Conclusion, mes deux plaintes restent au chaud dans les armoires du Tribunal de Grande Instance de Poitiers.
        Dans notre pays , ce n’est pas la science et la raison qui font la vérité, c’est le nombre. Une armée de perroquets considère qu’il n’y a rien à vérifier et qu’il suffit de répéter.
        Dans le classement mondial dans le domaine de l’instruction, nous sommes en chute libre , ne parlons pas de la culture générale… Lors de mes études secondaires dans les années 60 je faisais deux dissertations toutes les trois semaines . Il y avait une thèse A qu’il fallait étayer, puis il y avait l’obligation d’une thèse B contradictoire qui développait son argumentation. Aujourd’hui, il n’y a plus que des pétitions avec des thèses A ou il est impossible d’apporter le moindre avis.
        Continuons comme cela et nous dériverons sans cesse vers la médiocrité…
        Quant-à Arthus Bertrand,il considère qu’il peut tout se permettre en nous suggérant ;  » Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais… » et puis il considère …Comme dans la Pub: « Je le vaux bien… »
        Bravo Madame Claire Juillet pour votre lettre.
        Cordialement
        Jean -René Gouron 73 ans. Agriculteur

      • 30 janvier 2021 à 13 h 41 min
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        Madame Juillet,

        Un seul mot : Bravo.
        Mr Macron a évoqué 60 000 de procureurs …
        C’est ainsi quand on parle d’écologie, de nourriture, d’élevage, d’agriculture … on se retrouve avec 60 000 de Paysans.
        Quand il faut travailler la terre, désherber, récolter, …. le tout manuellement : plus personne.

        Encore Merci et Bravo !!!

        Édouard Vermersch.

      • 30 janvier 2021 à 20 h 42 min
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        Bonsoir
        Je ne sais pas d’où vous tenez cette étude mais la totalité des agences sanitaires mondiales ont prouvé l’innocuité du glyphosate , après chacun ses sources !!! J’ai 70 ans et 50 ans de glyphosate derrière moi…jamais été malade’de quoi que ce soit 😉

    • 29 janvier 2021 à 16 h 40 min
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      Bravo, je me faisais exactement la même réflexion sur la pretendue dangerosité du glyphosate, et j’en etais arrivé à la conclusion suivante : si quelqu’un est capable de nous faire une etude comparative de l’espérance de vie des agriculteurs exposés au glyphosate vs les gens du showbiz et du paysage audiovisuel, exposés et consommateurs de façon massive de stufefiants et autres substances récréatives, qui sont les premiers à promouvoir Rabhi et consors, crachant sur notre agriculture, je suis sûr que ceux qui vivent moins sont pas ceux qu’on pense…

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      • 31 janvier 2021 à 12 h 06 min
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        Merci pour ces afticles bien do cumentés , l’agricultrice mme juillet est très claire et nous sort de l’hystérie des médias

      • 1 février 2021 à 15 h 30 min
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        Sans vouloir polémiquer comment expliquer vous la quasi disparition des petits oiseaux des champs ?

    • 29 janvier 2021 à 17 h 45 min
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      https://www.lafranceagricole.fr/actualites/esperance-de-vie-lagriculteur-vit-plus-vieux-que-louvrier-mais-moins-que-le-cadre-1,0,649148553.html#:~:text=Les%20agriculteurs%20%C3%A2g%C3%A9s%20de%2035,nouvelle%20publication%20de%20l'Insee.
      https://www.mon-viti.com/filinfo/vie-de-fili%C3%A8re/les-agriculteurs-ont-esp%C3%A9rance-de-vie-plus-longue
      Pour faire suite à votre réflexion, je me permet de vous transmettre 2 des trez nombreux articles que j’ai vu passer il y a quelques temps sur l’espérance de vie des agriculteurs.
      Figurez vous que depuis les années 70 elle augmente de manière permanente ! En réalité, cette augmentation est principalement due au fait que de manière générale, les agriculteurs ont tendance à privilégier de bons produits pour leur alimentation, des circuits courts ou des potagers. De plus, cette alimentation a un autre effet bénéfique puisqu’ils développeraient moins de cancer au sens général (je vous l’accorde je ne peut pas vous éclairer sur les cas de cancer par organe qui ont peut-être augmenté pour certains et « disparus » pour d’autres, puisque cette précision n’a pas réellement été apportée)

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      • 2 février 2021 à 17 h 04 min
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        Chère Mme Juillet,
        Je pense que vous n avez pas bien regarder le film?
        Vous avez raison, surtout ne changeons rien. Continuons à polluer la terre, à déforester, à développer des cancers… Si la production industrielle permettait encore de nourrir la planète entière, or ce n est pas le cas. Cette production n arrive même pas jusqu’ aux pays pauvres et elle nourrit malheureusement une population défavorisée qui n’a pas les moyens de se payer une nourriture de qualité.
        C est vrai, fermons les yeux sur l avenir de notre planète et de sa population. Tant que vous n êtes pas concernée, tout va bien.
        Cessons de se voiler la face, le monde souffre et il est temps que chacun prenne ses responsabilités pour l améliorer. Il ne vous ait pas demander de changer votre agriculture, ni de revenir aux temps passés mais de respecter le milieu et ne pas aller dans la démesure. Combien de nourriture est jetée chaque jour par ces grandes surfaces qui offrent une multitude de produits? Avons nous vraiment besoin de rayons entiers d’aliments de toute sorte,de saveurs différentes, qui finissent à la poubelle et qui coûtent cher en energie.
        L agriculture traditionnelle française n’est pas remise en cause dans ce film, bien au contraire.
        Bien à vous

    • 30 janvier 2021 à 13 h 30 min
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      Et surtout Arthus Bertrand favorise intentionnellement ou pas le développement du capitalisme puritain des États Unis et du Nord de l’Europe. Capitalisme qui a fait fermer les abattoirs locaux. Affamé les producteurs de lait et empoisonné le consommateur.

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    • 31 janvier 2021 à 0 h 20 min
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      Monsieur,
      Le glyphosate n’est qu’un des produits, il y en a bien d’autres qui sont employés, moins médiatiques mais tout aussi « efficaces ».
      La conséquence de l’utilisation de ces produits, nécessaires aux cultures intensives, est de tuer la vie du sol, notamment (entre autres) par la destruction -à terme- des insectes qui y vivent, et sont pourtant indispensables à son équilibre, sa richesse et sa pérennité.
      On ajoute à ça la disparition de l’habitat de ces insectes avec l’arrachage puis l’absence des haies depuis le remembrement, et on aboutit à la situation actuelle: 4 insectes sur 5 sont DÉJÀ morts.

      Je ne fais pas que répéter ce que disent les études scientifiques, je le constate moi-même chaque jour depuis que j’ai les mains dans la terre, ces 15 dernières années.
      Alors la question est: comment allons nous faire sans eux? Étant à la base de notre chaine alimentaire, ils ne sont pas remplaçables.
      Donc le débat n’est plus aujourd’hui de savoir qui a bien fait, ou pas, ou de compter les points, car chacun voudra toujours avoir raison.
      Le débat est : nos enfants auront-ils la possibilité et le droit de vivre avec et sur une terre saine et viable, comme nous l’avons eue?
      Ce n’est plus le cas dès maintenant, c’est un fait évident dès qu’on ne voile pas la face. Toutes les infos sont disponibles pour qui s’y intéresse…
      Y. A. Bertrand essaie d’éveiller les consciences urbaines à ces questions existentielles, mais si techniques, liées à l’agriculture… Mme l’agricultrice se défend. Chacun est dans son rôle…
      Mais l’important n’est pas de trouver les coupables, c’est de changer de méthodes agricoles car actuellement, elles sont mortifères.
      Non, la MSA ne fera pas de statistiques sur la mortalité des agriculteurs, elle a déjà bien assez à faire à essayer de refuser tous les dossiers qui lui coûtent trop d’argent.
      Non, la FNSEA ne reconnaîtra jamais la nocivité des produits « phytos », vu le type d’agriculteurs qu’elle représente… Et Bayer +ex-Monsanto et les autres, continueront à se gaver, en semant un doute qui leur profite à coup de millions…
      Pour finir, je ne peux tout simplement pas concevoir qu’un agriculteur ne se rende pas compte, aujourd’hui, de l’absence factuelle des insectes et n’en soit pas catastrophé, comme moi, au point de mettre de côté tout le reste, y compris la volonté d’avoir eu raison et de se justifier.

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      • 1 février 2021 à 13 h 30 min
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        Vous dites changer de méthode, agriculteurs pendant 40 ans, En agriculture de conservation j’ai remplacé le travail du sol soit 70 l de gasoil que je ne brûle plus par 1,2 l de Glyphosate par hectare . Si je fais l’écobilan de l’opération, pour l’environnement il n’y a pas photo. Mais aussi pour la vie du sol, le respect des abeilles sauvages pour la plupart terricoles , pour le stockage du carbone et l’augmentation de la fertilité du sol pour les générations futures, et surtout de l’amélioration de la qualité de l’air dont on ne parle pas assez . En effet la première chose que l’on fait quand on entre dans la vie c’est de respirer .
        Et c’est aussi là que l’agriculture aura un grand rôle demain

    • 31 janvier 2021 à 18 h 00 min
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      Vous posez de très bonnes questions. Le glyphosate n’est pas plus dangereux qu’un autre pesticide. Quant aux statistiques MSA sur la population agricole en termes de cancers et infertilité elles sont plutôt éloquentes en comparaison de la population non agricole. Vous avez donc ici votre réponse. Oui les utilisateurs de pesticides s’empoisonnent a petit feu ainsi que pollinisateurs, vers de terre et cie (voir publication de Pelosie et al. 2021 ou l’avis de l’académie des sciences récemment…). J’ai bien dit utilisateurs et non consommateurs…
      Bien à vous

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    • 31 janvier 2021 à 22 h 43 min
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      Cher Monsieur,

      Je suis suffisamment incompétente en matières de productions végétales pour éviter de donner des leçons à mes collègues agriculteurs dont c’est le métier. Ce n’est pas parce que je conduis mon élevage en agriculture biologique que je me pense plus qualifiée. Il s’agit d’un choix personnel. Et, à la différence des donneurs de leçons de tout poil, je me garde bien de vouloir imposer mes choix aux autres.
      Le fond de ma pensée est le suivant : l’agriculture n’a pas et n’a jamais eu vocation à nourrir le monde. Selon moi, le paysan a vocation à nourrir les gens autour de chez lui, même si des échanges sont évidemment possibles.(Je ne vais pas cultiver du café en Bourgogne).
      Pour aller dans votre sens, je pense qu’il n’existe pas un modèle agricole, mais autant qu’il y a de territoires.
      Par ailleurs, je pense que les agriculteurs n’ont pas à porter la responsabilité individuelle de politiques publiques qui leur ont été imposées et qu’il est injuste de la part de minorités médiatiques de s’attaquer à tous ceux qui s’échinent à les approvisionner dans des conditions économiques indignes.
      Je me souviens d’autant mieux de la crise de la vache folle qu’elle est intervenue à peu près au moment de mon installation et qu’elle a été ensuite suivie de l’épisode de la fièvre aphteuse.

      Je crois en revanche que notre profession n’a pas correctement évalué le risque de la guerre des médias. Il est inefficace de se justifier. Nous aurons toujours un temps de retard. Reprenons la parole.
      Les experts, c’est nous !

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    • 31 janvier 2021 à 23 h 25 min
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      Bonjour monsieur, je vous invite à vous procurer le numéro 323 (janvier-mars 2018) de la revue Science et pseudosciences éditée par l’Association pour l’information scientifique. Les avis des agences sanitaires (Autorité européenne de sécurité alimentaire, Agence allemande de sécurité sanitaire, Agence française de sécurité sanitaire, Agence américaine de protection de l’environnement, Autorité australienne des pesticides et des médicaments vétérinaires, Commission japonaise de sécurité des aliments, Agence canadienne de régulation de la lutte antiparasitaire, Autorité de protection de l’environnement de Nouvelle Zélande) concluent que le glyphosate n’est pas cancérogène, mutagène et génotoxique ou qu’il est improbable qu’il le soit. Seul le Centre International de recherche sur le Cancer (CIRC) dit qu’ « il existe des preuves limitées chez l’Homme de la cancérogénéticité du glyphosate. Une association positive a été trouvée avec le lymphome non-hodgkinien ». Mais le CIRC a retenu pour son évaluation 54 études de génotoxicité portant sur d’autres classes d’animaux que les Mammifères. A l’exception du CIRC, les agences sanitaires considèrent que le poids de la preuve apportées par les 5 études épidémiologiques de cohorte ne montrant aucun lien entre l’exposition aux herbicides à base de glyphosate et cancer l’emportecsur les quelques associations positives -suspectes de biais – trouvées dans des études cas-témoins. En particulier, elles désignent toutes l’étude basée sur 54 000 agriculteurs américains comme étant la plus puissante. Cette étude épidémiologique d’envergure, publiée en 2017 dans la revue scientifique Journal officiel the National Cancer Institute, est une étude de cohorte prospective, ayant suivi 54 251 agriculteurs américains sur plus de 20 ans. Cette étude ne trouve pas de lien entre exposition aux herbicides à base de glyphosate et l’apparition de cancer, notamment le lymphome non-hodgkinien. Cordialement.

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    • 1 février 2021 à 7 h 32 min
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      Vous vous intéressez au glypho
      – Lisez ici : https://sites.google.com/view/notrefuturdansleschamps/enquete-tests
      -Surveillez ici https://sites.google.com/view/glyphosateconference/accueil
      pour savoir quand nos conférences seront programmée pour pouvoir la visionner en direct.
      Nous allons démonter le mensonge organisé des glyphotests.

      Suivez nous aussi sur https://twitter.com/noschampsfuturs et https://www.facebook.com/notrefuturdansleschamps

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      • 4 février 2021 à 9 h 57 min
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        Bonjour Madame,

        Avez vous regarder le fameux documentaire ?

        Il degnigre l’agriculture et l’élevage intensif. Et préconise de réduire sa consommation de viande en privilégiant de consommer de la viande élever en Bio, et local et de petits producteurs.

        Dommage que aux seins même des écologiques on se face des petites geguerre comme celle ci, cela ne montre pas une belle image de notre cause…

        Très belle journée.

    • 1 février 2021 à 21 h 17 min
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      Il est bien dommage que les journalistes bobos parisiens n’accordent aucune importance aux réponses qui peuvent être faites à ces individus donneurs de leçons.
      Ils sont nombreux dans la communication : Naguy, Rigaud, Clément, Hulot, Voynet, Bougrain du bourg, la BB, . . .
      Tous se font du fric sur l’écologie et sont de grands pollueurs devant l’éternel.
      Ils manipulent malhonnêtement des masses de populations incrédules.

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    • 4 février 2021 à 21 h 19 min
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      Bonjour,

      Si je peux me permettre, le raisonnement par l’exemple ne prouve rien. Un agriculteur a touché du glyphosate et il n’est pas mort ne veut pas dire que cela n’est pas toxique. D’ailleurs je connais un fumeur qui n’a pas eu le cancer…
      Dans tout les cas cela n’a quand même pas l’air très bon :
      https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/06/28/petit-manuel-a-lire-pour-comprendre-le-debat-sur-le-glyphosate_5482759_4355770.html

      file:///Users/tsenot69/Downloads/FicheTox_273.pdf

      Quand on est pas sûr que cela soit toxique pour l’homme, le principe de précaution devrait s’appliquer…droit constitutionnel…

      Quand on est sûr que cela est toxique pour l’environnement (notamment les abeilles…) : cela devrait être interdit à mon sens. Je ne crois pas que les intérêts financiers de bayer soient plus importants que la biodiversité…

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    • 5 février 2021 à 10 h 04 min
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      Pour faire très simple et très direct pour ne pas dire factuel : Le glyphosate et d’autres produits chimiques sont bien la pour servir la culture intensive et sert aussi une partie du monde qui est fière d’envahir de plus en plus les espaces naturels et qui se revendique par définition personnelle comme étant avant tout des consommateurs. Donc les producteurs ou éleveurs se servent de ce sophisme pour justifier leurs actes. Je suis pour le bio car ma grand mère ouvrière agricultrice m’a montré le chemin en ne cultivant que 2 hectares de terrains se suffisant à lui seul pour nourrir la famille. Mon père a fait de même et tenait à ce que la pousse des légumes ne soit pas forcée et permette un goût excellents aux tomates et autres… Moi même actuellement je dispose d’un potager ouvrier. Ainsi je ne rends pas service aux producteurs intensifs, et à tous les nombreux intermédiaires qui viennent se greffer en aval à leur activité. Produire intensivement, c’est rendre service et justifier l’existence de pleins d’intermédiaires qui profitent de la situation pour s’en mettre plein les poches en ayant pas d’emploi pénible et font grimper les prix. A cla s’ajoutent évidemment quantité de taxes…. Mes légumes coûtent peu car j’utilise MA banque de graines et les légumes poussent à leur rythme. Il sont aussi de saison. SCIENTIFIQUEMENT point n’est besoin de manger des kgs et des kgs de viande. Bref tout ce qui tourne autour du terme « intensif » ne se justifie pas car il y a toujours des solutions mais il faut avoir le courage de cela. Chacun son lopin de terre c’est pas mal, non ? On me dira oui mais ceux qui vivent à Paris et dans les grandes villes comment ils feraient ? Bonne question philosophique et de savoir vivre. Qui a dit qu’il fallait absolument des grosses métropoles ?? Ne peut on pas repenser les infrastructures et l’organisation des villes futures ? Qui a dit qu’il fallait que l’être humain se propagent à des milliards d’individus sur la terre et se concentrent surtout dans des mégapoles par exemple ? Il y a des pays du monde où les poubelles n’existent même pas, encore moins le tri. Les plastiques repartent dans la nature. Suis je en train de causer problème, suis attaquable en m’occupant de mon petit potager ? L’éleveuse Me Juillet a t’elle vraiment raison de défendre complètement SON activité, celle qu’elle s’est choisi et dont elle dépend maintenant se plaignant probablement de l’état ou bénéficiant peut être d’aides de l’état ? Quand Mr Gaulandeau écrit que les pauvres n’auront pas le moyen de manger bio, a t-il penser à mon cas de figure ? Je le suis pas du tout riche, j’ai juste chercher un moyen de vivre par mes propres moyens et…. bio… Oui nous sommes dans un monde terrien capitaliste et la il y a bien un problème de fond quoi qu’on dise. Pour faire au mieux, en toute connaissance de cause du fonctionnement du monde moderne actuel avec ses hypermarchés, aller vers la solution de jardins ouvriers (terrains de personnes privés faisant par exemple un don public à leur mort) coûte 50 euros par an. Au lieu de jouer à celui qui a raison tel que Mr Gaulandeau, il vaudrait mieux se faire le défenseur de la diffusion en France et ailleurs des « jardins partagés », des « jardins ouvriers ». Et oui ça veut dire qu’il faut avoir le COURAGE minimum de s’occuper de son lopin de terre et de faire dans la culture saisonnière et congeler ses produits pour l’hiver. Si on prétexte qu’on a un boulot qui ne le permet pas. qui oblige d’avoir justement ce boulot la ? Il y a toujours des solutions à ceux qui vont les chercher. En clair on est toujours maître de son destin et de son mode de vie. Mais encore une fois il faut le COURAGE de cela. Il me semble que je n’ai écrit que des bêtises ici. Mon raisonnement général peut faire réfléchir et tant mieux.

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    • 5 février 2021 à 20 h 34 min
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      L agriculture en France est majoritairement intensive…arrêtez de raconter des conneries, continuez à tuer les sols avec vos produits chimiques, continuez à traitez les animaux comme de la marchandises…L agriculture intensive est polluante.

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  • 29 janvier 2021 à 13 h 55 min
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    Merci Claire et Henri!!!!

    Quand je pense à mes voisins citadins utiliser du glyphosate parce le désherbage manuel est trop pénible !!!! je rigole…..

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  • 29 janvier 2021 à 14 h 28 min
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    Enfin quelqu’un du même avis que moi… un donneur de leçon qui ne connaît rien à l’agriculture et qui a profité des années durant de transports en commun bien polluants et qui fait la leçon aux autres maintenant… il m’énerve…

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    • 30 janvier 2021 à 9 h 39 min
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      J’aime à penser que chacun fait de son mieux pour que les choses s’améliorent.

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    • 31 janvier 2021 à 18 h 59 min
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      Si depuis votre lettre, vous avez regardé le film en entier, vous avez donc du voir qu’il dit la même chose que vous sur différents plans. De plus, sa derniere parole est justement sur le fait qu’il ne peut faire vraiment la morale car les 2 tiers de sa vie il a profité sans faire attention.
      Je pense que finalement vos esprits vont dans le même sens.

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  • 29 janvier 2021 à 14 h 34 min
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    Bravo Madame, une argumentation précise et honnête

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  • 29 janvier 2021 à 14 h 38 min
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    Bravo pour cet article très bien ficelé qui exprime parfaitement la pensée de ceux qui ne savent pas aussi bien s’exprimer.

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    • 29 janvier 2021 à 16 h 23 min
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      Merci Madame de ces remarques très bien tournées J’ai 87 ans et commence à sentir le poids de mes efforts sur le terrain sous les tropiques ou sur les terres que nous laissent l’industrie et la mégalomanie de nos dirigeants.

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      • 29 janvier 2021 à 22 h 14 min
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        Bravo Madame pour votre courage !!!

      • 30 janvier 2021 à 18 h 42 min
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        Bravo ! Il ne l’a pas volé

      • 31 janvier 2021 à 22 h 56 min
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        Cher Monsieur,

        je suis très touchée par votre réaction. Quand j’ai repris la ferme de ma grand mère après une interruption de génération, cela a été considéré par une partie de ma famille comme un gâchis ou une honte.
        Je suis fière de perpétuer les travaux de tous ceux qui ont travaillé avant moi à maintenir ce bien commun qu’est l’agriculture et encore plus fière que mes fils aient décidé de me rejoindre pour continuer à exercer ce formidable métier.

    • 4 février 2021 à 12 h 50 min
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      Bonjour Madame,

      Avez vous regarder le fameux documentaire ?

      Il degnigre l’agriculture et l’élevage intensif. Et préconise de réduire sa consommation de viande en privilégiant de consommer de la viande élever en Bio, et local et de petits producteurs.

      Dommage que aux seins même des écologiques on se face des petites geguerre comme celle ci, cela ne montre pas une belle image de notre cause…

      Très belle journée.

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  • 29 janvier 2021 à 16 h 49 min
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    Votre courrier est plein de sagesse et je ne suis pas du monde agricole. Cependant j’ai travaillé dans le monde du cheval, qui, comme votre métier, est souvent une passion demandant efforts journaliers et sacrifices acceptés.
    S’occuper d’ animaux, donne aux trente cinq heures, le gout d’une très mauvaise blague, et devraient faire rougir de honte tous ces donneurs de leçons qui n’ont jamais vu le cul d’une vache. Ils profitent de la cupidité d’associations bidons , ou nous abusent avec la complicité des médias bobo parisiens, voir des politiques démagogues irresponsables.
    Bon courage à vous Madame, et mes respects.

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    • 31 janvier 2021 à 23 h 02 min
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      Cher Monsieur,

      Il n’était pas évident de deviner que le cheval est et restera ma première passion. J’élève toujours des poneys de sport et des chevaux AQPS. Je vous suis reconnaissante de ne pas faire de distinction entre les éleveurs.

      Répondre moderated
  • 29 janvier 2021 à 17 h 26 min
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    Bonjour,

    Votre tribune est intéressante et vous êtes légitime dans votre propos !

    Un seul hic, vous critiquez un film en ayant vu uniquement la bande annonce.

    Cela manque de crédibilité donc de pertinence.

    Vous maîtrisez votre sujet mais vous ne pouvez en aucun cas parler d’un documentaire sans l’avoir vu, de plus en publiant une tribune. Là vous ne maîtrisez plus rien du tout, vous parlez de quelque chose sans savoir. Décevant

    Répondre moderated
  • 29 janvier 2021 à 17 h 32 min
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    Je n’ai qu’un regret lorsque je vous lis : c’est que l’opinion des personnes confrontées au réel ne soit jamais relayée, et que seuls les baratineurs n’aient accès aux tribunes.
    Mais surtout, merci à vous. Continuez donc.

    Répondre moderated
  • 29 janvier 2021 à 17 h 36 min
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    Quelle belle tribune madame !!

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  • 29 janvier 2021 à 17 h 45 min
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    Critiquer un documentaire en ne l’ayant pas vu … belle preuve d’ouverture !!

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  • 29 janvier 2021 à 18 h 02 min
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    Yann Arthus Bertrand roule toujours avec sa porsche cayenne???

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  • 29 janvier 2021 à 19 h 00 min
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    On doit pouvoir maintenant proposer à M. Yann Arthus Bertrand ou M6 de réaliser un documentaire sérieux sur notre agriculture française pour se « rattraper » , laquelle produit pour les consommateurs français et comme dirait notre ami Périco Légasse « Consommer ,c’est voter » donc consommer c’est choisir ….
    Dans la mesure ou le consommateur français choisit des produits français , les agriculteurs sont tenus de produire des qualités adaptées à ce consommateur français au minimum ….
    Mais ce consommateur français a t-il le choix avec des productions importées et donc aucunement soumis au normes françaises ….Et ces fameux accords internationaux de libre échange ….
    Voilà des sujets importants à évoquer , on peut y rajouter une révolution agricole qui se met doucement en place dans nos fermes françaises et qui concerne l’Agriculture de Conservation des Sols , appelée aussi Agriculture Régénératrice ….Son gros avantage par rapport à l’Agriculture Biologique c’est que celle-ci n’utilise pas de travail mécanique du sol et donc déjà au départ économise énormément de combustibles fossiles , elle permet au sol en production de retrouver une vie biologique incroyable et un équilibre sanitaire amélioré . Mais surtout de pouvoir stocker de grosse quantité de Carbone atmosphérique …..et de participer au refroidissement climatique , pourvu que nos dirigeants aveuglés par leurs bulletins de vote , prennent conscience de ce challenge …..
    Remplaçons la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) par la Prime sur le Carbone Ajoutée au sol (PCA)

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    • 5 février 2021 à 18 h 20 min
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      sans travail mécanique du sol vous espérez pouvoir travailler combien d ‘hectare par agriculteur. vous vous êtes pas trompé de rubrique avec la permaculture et donc possible que sur de petite surface.

      Répondre moderated
  • 29 janvier 2021 à 19 h 21 min
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    Monsieur Arthus Bertrand, j’ai adoré vos photos, prises durant plus de 10 ans du plus beau point de vue d’un hélicoptère ou d’avions engloutissant des dizaines de litres de carburant à la minute….Vos photos sont magnifiques, certes, tout comme votre empreinte carbone, si chère aux ecolos qui vous adorent…..Vous avez la chance d’avoir parcouru le monde, les populations, les jungles, les savanes, et tous ces peuples, cette vie à qui vous avez pompé l’air, pollué l’air, sali l’air….Et vous, vous avez l’air d’un justicier, l’air seulement….

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  • 29 janvier 2021 à 20 h 05 min
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    Le grand dommage est que Mr Yann Arthus Bertrand ne répondra et peut être ne lira pas votre lettre ce qui est regrettable.

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  • 29 janvier 2021 à 22 h 08 min
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    Je veux aussi rappeler que ce cher Monsieur Yann Arthus Bertrand a fait sa réputation et sa notariée comme photographe au salon international de l agriculture en éditant de magnifiques livres sur les agriculteurs !!! Il a profité d’eux pour maintenant détruire leur image Il crache aujourd’hui sur métier noble des éleveurs !!! C est à vomir … c’est un profiteur et un destructeur ! Il est méprisant ! Qu’il se regarde lui même avant de porter des jugements sans valeurs. A dénoncer !!!

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  • 29 janvier 2021 à 23 h 04 min
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    désolé mais le glyphosate est dangereux ,vous oubliez la disparition de la faune et la flore et des vers de terre, la lessivation des sols et les agriculteurs empoisonnés (mes voisins) j’ai enseigné en lycée agricole
    et que dire de la pollution de l’air et de l’eau ;les produits chimiques empoisonnent l’avenir de nos enfants, regardez les choses en face

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    • 2 février 2021 à 20 h 12 min
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      Monsieur,
      visiblement, visiblement vous n’avez aucune notion de ce qu’est l’Agriculture de Conservation des Sols; paradoxalement le glyphosate permet de diminuer l’emploi des autres produits phytosanitaires. Au contraire de ce que vous dites, la vie dans ces sols y est abondante.

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  • 29 janvier 2021 à 23 h 14 min
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    Merci pour votre article. Cet Arthus, n’est qu’une personnalité de plus au service du système qu’on n’entendra jamais dire que le véritable fléau reste le capitalisme. De puis quelques temps, on tente de culpabiliser le petit agriculteur sous couvert d’hygiène sanitaire. Ne voyons nous pas que le véritable objectif inavoué est de mettre à genou ces petits agriculteurs afin que tout soit centralisé aux mains de multinationales.

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  • 30 janvier 2021 à 0 h 59 min
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    Félicitations , Madame ,pour cette réponse détaillée et bien argumentée qui rétablit la réalité du contexte dans lequel on vit et qui contre les attaques de ces personnes qui veulent donner des leçons
    dans les domaines agricoles , biologiques ou écologiques afin de nous agresser en permanence .

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  • 30 janvier 2021 à 1 h 10 min
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    Bon article.

    Cependant, de par la contrainte énergétique et ses conséquences sur l’économie — qui consiste fondamentalement à transformer des ressources naturelles —, notre mode de vie, après seulement deux siècles depuis la Révolution industrielle, est déjà en train d’atteindre son apogée, en commençant par le pic pétrolier.

    Combiné au dérèglement climatique que nous ne pouvons plus arrêter à ce stade, la viande à gogo va de toute façon redevenir un privilège de riche, comme c’était le cas il y a encore bien peu de temps, même en France.

    https://theshiftproject.org/article/ue-declin-approvisionnements-petrole-2030-etude/

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  • 30 janvier 2021 à 6 h 00 min
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    Je pense madame que votre avis mérite d’être lu, on y perçoit votre incompréhension et votre colère mais je n’ai pas l’impression que nous avons vu le même film. Il l’a construit sur le rapport de l’humanité à notre planète depuis son début. C’est une approche globale de la situation actuelle. Bien-sûr qu’il ne parle pas de vous mais des excès de nos activités. C’est un constat pour ouvrir notre regard et non un jugement de procureur. Bien-sûr que cela mérite d’aller plus loin, plus localisé mais ce n’est pas le choix du film. Il serait utile, en effet, d’en faire un pour montrer des approches dans le bon sens.

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  • 30 janvier 2021 à 7 h 35 min
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    Bien envoyé !

    L’agriculture et les agriculteurs sont méconnus, en dehors de temps à autres d’apitoiements politiques et médiatiques.

    Celles et ceux qui connaissent intimement la terre, les végétaux, les animaux doivent être mis au premier rang de ceux qui protègent la nature.

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  • 30 janvier 2021 à 8 h 25 min
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    e pense que cette dame se trompe de cible. Je ne crois pas que Arthus Bertrand critique l’agriculture traditionnelle que nous connaissons. Bien au contraire il la défend comme le prouve ses magnifiques ouvrages sur les animaux dont « des bêtes et des hommes ». Ses films montrent les dérives de la production industrielle et la responsabilité des multinationales pétrolières dans l’extinction de masse dont nous sommes témoins. Il est conscient d’avoir été complice de cela pendant les 3/4 de sa vie. Ses chefs d’oeuvres documentaires sont en quelque sorte des excuses. https://www.facebook.com/135626116448861/posts/3999020616776039/

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  • 30 janvier 2021 à 8 h 49 min
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    Bravo Claire pour ton coup de gueule tellement justifié !!!! Tu devrais t exprimer sur un plateau télé à une heure de grande écoute. …ou écrire un bouquin sur la réalité de votre métier de passionnés …je serai une des premières à l acheter !!!! Respect à tous les agriculteurs de notre beau pays. ..

    Répondre moderated
  • 30 janvier 2021 à 9 h 00 min
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    Dénué de sens. Quand on est arrivé à BAC+7, être au contact des agriculteurs et de sa famille éleveur et d’entendre ce genre de discours. C’est être encore plus bêtes … Comment peut-on citer des chiffres comme multiplié par 12 alors qu’on ne prend pas de base et de proportionnalité pour décrire et interpréter..

    Je suis attristé de voir les uns et les autres se détruire avec des arguments qui ne tiennent même pas debout scientifiquement … Tout le monde est inter-dépendant et le débat devrait être de mise, seulement des egos de chaque côté qui prennent le dessus.

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  • 30 janvier 2021 à 9 h 10 min
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    Le terrain, le terrain et encore le terrain si loin de la boboisation des consciences et du parisianisme aigu. Bravo Madame, bravo chère consœur pour ses mots du cœur et de la culture. Même s’il ne faut tout polarisé un coup de sang est toujours bon. A vous lire on sent bien que les ploucs ont changé de camp.

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  • 30 janvier 2021 à 10 h 52 min
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    Bravo pour l’article .Il me semble vraiment très sensé.

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  • 30 janvier 2021 à 10 h 55 min
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    Bien qu’ancien éleveur et agriculteur, je ne suis pas d’accord avec vous Madame et votre tribune. Le sujet de ce film n’ai en rien une attaque contre les 400 000 agriculteurs français qui font plutôt bien le boulot. Yann Arthus dénonce une société industrielle mondiale qui nous mène droit dans le mur pour qu’un maximum des profits générés (mille milliards) soit perçu par 2500 milliardaires seulement. Les conséquences de ce système sont catastrophiques pour les 7 milliards de la population restante et la bio diversité de la planète. Ce n’est pas vous Madame qu’il accuse, ni l’agriculture française ! arrêtez de vous sentir jugée dès qu’un article, ou un documentaire parle de réchauffement climatique, de glyphosate, de bio, ou tout simplement de la necessité de changer nos modes de vie. Notre belle planète est en danger et donc l’humanité toute entière est en danger. Nous sommes en train de laisser derrière nous un monde aux conséquences désastreuses pour les générations à venir et il est fondamental que nous en prenions conscience. Cela, c’est grâce à des images comme celles que nous propose Yann Arthus, et bien d’autres lanceurs d’alertes partout dans le monde. Non Madame, ce film ne parle pas de vous et de votre activité. Personne ne vous juge, seule vous même semblez être mal à l’aise, mais rassurez vous vous n’êtes coupable de rien. C’est le système qui est dénoncé dans lequel, vous comme nous tous, sommes les victimes, voire les « esclaves » contribuant à la richesse d’un tout petit nombre de profiteurs. Mais, nous comme vous, avons peut-être un rôle à jouer dans le chaos qui s’annonce pour nos enfants et petits enfants… Celui de dire non et d’inventer un système plus juste, plus résilient et plus respectueux de la nature et du vivant en général. Le bon combat n’est certainement pas de s’opposer les uns aux autres, l’agriculture conventionnelle VS l’agriculture bio, le monde rural VS les citadins, les producteurs VS les consommateurs,… Non, non et non ! il est juste temps de se mettre autour d’une table, de réfléchir ensemble et de s’accorder sur la société que nous devons offrir à nos enfants. Cessons de nous regarder le nombril et de penser que le monde entier est contre nous. Nous sommes des êtres de conscience et certainement l’espèce la plus réflexive du monde vivant, mais n’oublions pas que nous ne sommes qu’un maillon de la chaîne et que nous sommes interdépendant de la bio-diversité et de ce que nous offre la nature et notre belle planète. Et merci Monsieur Yann Arthus de nous le rappeler quelque soit la manière de le faire, merci à tous les lanceurs d’alertes qui font preuve d’une grande responsabilité et d’un grand courage pour éveiller les consciences et vouloir le bien de tous en dénonçant les dérives de notre système. Merci à vous consommateurs exigeants qui considèrent qu’il est venu le temps d’une alimentation saine et accessible à tous gage de santé publique et de revenus décents pour les producteurs. Et Merci à vous, Madame l’agricultrice française et toute la profession, de nous offrir, malgré toutes les difficultés que vous rencontrez au quotidien, le fruit de votre travail. Pour moi, le suicide de deux agriculteurs par jour est symptomatique des dérives de notre société. Il faut que cela cesse ! et pour cela, il est temps d’être solidaire, à l’écoute, de se parler et d’agir ensemble !

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  • 30 janvier 2021 à 11 h 05 min
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    bravo Madame, vous dites si bien avec un verbe digne de nos plus grands politiciens, qui pourraient une fois échanger une journée avec vous pour voir, ce que cela veut dire être ELEVEUR en plus vous ne parlez pas des heures que vous passez avec les bêtes, dans les champs à faire le fourrage, le foin, la paille, dépendant entièrement de la météo ! ,quand j’entends dire par les bureaucrates :les paysans jamais contents quand il y a la pluie ils veulent le soleil, et quand il y a le soleil ils veulent de la pluie ! pas de vacances de 3 semaines payés pour aller au bord de mer, jamais le droit d’être malade, jamais de dimanche matin au lit, jamais de fetes à 16 H il faut penser rentrer car il y a la traite et les nuits sont courtes car c’est matin et soir ! et à quel prix ?? pour un petit smig, sans vous , sans les paysans , que serait notre france ? et on ne parle pas de ces paysans qui ne peuvent plus joindre les deux bouts qui se suicident combien toutes les semaines ??? qui vivent des subventions et quotas ; il faut faire des poules, puis des cochons, puis des moutons, puis du lait puis et puis…. bref vous devriez passer à la télé et expliquer tout cela nos tous les citoyens … bon courage à vous et toute mon admiration

    Répondre moderated
  • 30 janvier 2021 à 11 h 35 min
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    Bravo Madame et bon courage
    Ce sont des gens comme vous qui devraient être écouté. Bon sens et connaissance des dossiers!

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  • 30 janvier 2021 à 11 h 59 min
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    Bravo MADAME je vous rejoint ajoutont y Mr NICOLAS HULOT qui fait lui aussi parti des ces donneurs de leçon RESPECT MERCI

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  • 30 janvier 2021 à 12 h 42 min
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    Bonjour, dans la Marne les agriculteurs ont coupés 80% de la surface boisé du département, ils ont construit des milliers de m2 de hangard en bac acier noir surmonter de panneaux solaires qui accumulent la chaleur 🔥 🔥 🔥.
    L’agriculture française est condamné par le réchauffement climatique et par conséquent l’élevage.
    Bonne chance à tous ✌️ 🌍

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  • 30 janvier 2021 à 12 h 46 min
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    Elle dit n’importe quoi en fait. Avec 300 m2 on peut nourrir une famille de 4. faites le calcul, un hect c’est 10 000.
    Ensuite, pour l’élevage intensif qui n’existerait pas en France, on rigole (jaune) . C’est vrai ca, ca n’existe pas en france, et quand ca existe comme dit le bourrin qui suit dans la video ci-dessous, ca n’empêche pas « l’amour porté aux animaux »… je vous laisse juge : https://www.youtube.com/watch?v=oPzTuTY3FxE

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    • 4 février 2021 à 21 h 13 min
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      Votre lettre est bien tournée et tellement factuelle je n’ ai rien à rajouter merci au nom des tous ceux qui se battent vraiment pour la planète et ne rentre pas dans un démagogie stupide.
      Mon mari est éleveur et mes enfants sont bien plus respectueux de la planete que beaucoup d enfants élèves en ville et ont un bien meilleur bilan carbone.
      Encore merci

      Répondre moderated
  • 30 janvier 2021 à 13 h 31 min
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    Bravo! je vois avec satisfaction que des réactions apparaissent pour s’opposer aux affirmations mensongères de certains écolos( souvent citadins) qui s’expriment sur des sujets qu’ils ne connaissent pas et qui manipulent une partie de l’opinion de la population.
    Notre pays ce détruit sous l’influence de ces prédateurs qui se pressentent comme les seuls défendeurs de l’environnement !
    MG

    Répondre moderated
  • 30 janvier 2021 à 14 h 27 min
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    Merci madame de dire tout haut ce que nombre de français pensent très fort sans savoir comment le rendre public. J’y associerais un autre « écolo bidon » : Nicolas Hulot , qui produit aussi un beau volume de CO2 !

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  • 30 janvier 2021 à 14 h 29 min
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    Félicitations pour cet article remarquablement argumenté et remarquablement écrit. On ne peut pas ne pas reconnaître la réflexion et les énormes efforts de nos agriculteurs. J’aimerais tant que vous veniez enseigner en amphi.

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  • 30 janvier 2021 à 15 h 33 min
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    Et bien madame vous n avez pas regardé ce documentaire et vraisemblablement pas compris car vous êtes hors sujet. Vous interprétez ce documentaire d apres une bande d annonce…il parle du monde pas de « vous ».
    Il relate des faits et uniquements des faits. Il nous invite à ouvrir les yeux. Il a filmé en drones pour votre gouverne et fait son mea-culpa des bêtises qu il a pu faire par le passé comme tant d autres. Il ne dit pas de ne pas consommer de viande il dit de manger local…chez le boucher du coin…
    Donc les éleveurs honnêtes ne devraient pas se sentir offusqués et visés plus spécifiquement. Tout le monde est visé dans ce film et heureusement ! On est tous responsables !
    Ce n est pas parceque certains ont fait des bêtises qu il faut continuer de les faire ! C est scandaleux et égoïste de lire cela.
    C est toute la viande industrielle importee, cachée dans les nugget…cordons bleus et autres produits préparés, dérivés qui utilisent ce types de viandes. C est ce qu il dit…explique avec des chiffres, des données…
    On a une responsabilité….celle de devoir sauver les générations futures en arrêtant de faire l autruche. Ce n est pas en ne pensant qu à son nombril que les choses évolueront….
    Alors oui il parle…il informe…il nous informe de faits que personne ne nous dit.
    Il dit à la fin qu il n a aucunes leçons à nous donner car il est passé les 4/5 de sa vie à côté de tout ça…il a l humilite de le dire et c est déjà beaucoup… combien ont agi comme cela et reportent la faute sur les nouvelles générations ? C est ça la pire des atrocités. Nos enfants n ont que ce qu on leur a laissé en héritage !
    Bref…lisez….regardez, écoutez mais ne transformez pas le message.

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  • 30 janvier 2021 à 16 h 46 min
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    Bravo Claire ! Bien dit !
    Fils d’agriculteur, arrière petit-fils de viticulteur je me méfie depuis longtemps de bobo photographe génial en hélico mais nul sur la terre en écolo donneur de leçons. j’ai hâte de voir ce film qui doit être, à n’en pas douter, un monument d’intox ! Dieu merci, ceux de la terre, les vrais, sont encore là, et pour longtemps, pour la protéger et la faire valoir sans intox et sans film à grand spectacle

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  • 30 janvier 2021 à 18 h 05 min
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    bravo pour ce courrier , assez de donneurs de leçons , le monde a plus besoin d’actifs bâtissant « concrètement » un monde plus humain et plus solidaire

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  • 30 janvier 2021 à 18 h 15 min
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    cet abruti ne sais même pas que des milliards d animaux meurent pour qu il puisse avaler pomme de terre salade pain pâtes cet idiot ferait bien d aller faire des stage en exploitation , il ne connait absolument rien sur le climat pire cet abruti a survoler des marche africain ou avec l argent d une heure de carburant de sont hélico ils auraient surement nourri toutes ces gens pendant des mois.Je deteste CET ABRUTI qui croit que la banquise fond et que le niveaux des mers augmente ou que l amazonie et le poumon de la planete. PITOYABLE

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  • 30 janvier 2021 à 20 h 21 min
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    Félicitations Madame Claire Juillet

    Vous avez tout-à-fait raison, Madame. De quoi se mêle ce vieux bobo dans ce film d’environ 1h30, que vous n’avez pas vu. Il nous bassine pendant presque 1 heure de survols de la terre avec des « belles images ». Pourquoi nous en soucier de la fonte des glaces et du permafrost : cela fera de nouveaux terrains pour extraire le pétrole. A quoi cela nous avance de savoir que la fonte du Groenland fera monter les océans de 6 m et la fonte de l’Antartique de 60m. Si ces chiffres sont corrects. L’être humain trouvera toujours des solutions. A + 49mn du film, ce malotru offense les Emirats Arabes Unis en disant qu’on a construit sur rien des gratte-ciels avec du sable importé d’Australie : vive la technique. Il précise que 8 millions de tonnes de plastique sont rejetés à la mer tous les ans et il insulte un pays asiatique (il ne dit pas lequel) où on voit une rivière charriant du plastic (on ne voit plus l’eau).
    On produit 15 milliards de tonnes de pétrole par an (A + 51 mn). Il en a bien besoin pour ses avions. C’est une insulte pour Total et tous ces ouvriers qui oeuvrent pour que nos voitures roulent. A + 1 h 02 mn il nous présente les incendies gigantesques, aux USA, au Brésil et ailleurs. C’est une insulte aux pompiers qui se sont dévoués, au péril de leur vie, pour les contrôler. A + 1h 04, il nous dit que « notre quotidien et notre civilisation dépende de l’agriculture. On a tendance à l’oublier ». Quelle outrecuidance ! Quelle hypocrisie ! D’autant que, dans la suite du film, pendant 10 mn, il attaque outrageusement l’agriculture. Il nous dit que pour les amandiers de Californie, on importe d’Australe de camions d’abeilles, que l’on renouvelle chaque année puisqu’elles sont mortes. Et alors ? c’est le progrès. Il insulte les éleveurs de veaux en nous montrant des alignements à perte de vue d’étables de veaux (il ne dit pas où c’est, mais je doute que ce soit en France, chez vous). Il insulte les éleveurs de porcs, en nous montrant des immeubles de 10 étages, qui ne sont qu’un empilement de porcheries. Je comprends votre indignation pour ces critiques envers ces pauvres éleveurs chinois. Mais je ne n’ai pas entendu Yann Arthus Bertrand faire la morale ou critiquer en quoi que ce soit les élevages comme les vôtres « avec bovins allaitants, porcs en plein air, maraîchage et agriculture biologique ». Il est bien sûr que ces énormes troupeaux de bovins et autres images impressionnantes, n’ont pas été filmées en France. En doutez-vous ? Mais vous avez raison, tous les agriculteurs doivent être solidaires sur toute la planète, pour résister et répondre à tous ces écolos. Bravo à cette usine de porcs chinoise qui abrite 84 000 truies et leur descendance et produisent 2,1 millions de porcs par an. Bravo pour cette usine de 94 000 vaches en Arabie Séoudite. Bravo pour cette usine de 4 millions de poules au Brésil. Il faut bien que tout le monde travaille.
    A 1h24 mn, il insulte tous les banquiers du Monde en nous disant que les banques financent, à hauteur de 650 milliards de dollars les extractions de combustibles fossiles. Depuis quand est-il interdit de gagner de l’argent. Tous les Français sont fiers de Total. Il nous montre des kilomètres carrés dévastés aux USA avec la recherche du gaz de schiste. C’est une insulte aux américains (pas tous ! les plus riches) qui cherchent seulement à apporter de la grandeur à leur pays en le rendant indépendant.
    Votre remarque sur les lions broutant la savane est savoureuse comme votre réflexion sur le fait d’avaler un demi-bœuf. Il est vrai qu’un français consomme environ 90 kg de viande par an, soit 180 kg pour deux prédateurs que nous sommes. Pas loin d’un demi-bœuf. Vous avez raison – bien que je ne l’ai pas vu dans le film – quand Yann Arthus Bertrand s’attaque à la nourriture du Botswana et dans tous les pays en développement. Il me semblait qu’il s’adressait surtout à nous, occidentaux, qui avons pillé la planète. Vous avez raison de prendre la défense de Bolsonaro, qui cherche simplement, à assurer « l’autosuffisance alimentaire de sa population », fut-ce aux dépens des Indiens qui ne font strictement rien des terres qu’ils habitent. J’avais cru comprendre que Bolsonaro souhaitait surtout nous envahir de sa viande aux dépens des élevages français. Mais c’est bien : soyez tous solidaires entre agriculteurs. Comme d’autres défrichent la forêt pour y planter des palmiers à huile et que nos chers petits enfants puissent manger du Nutella. Tout va bien. Nous sommes tous citoyens de la terre.
    Enfin, vous dites – avec juste raison – que Yann Arthus Bertrand vous insulte en tant qu’agricultrice. C’est pourquoi vous avez tout-à-fait raison de le traiter de « procureur », « utilisateur compulsif de transports polluants », « familier des milliardaires », « écologiste de salon », diffusant une « naphtaline néocoloniale ». Quant à son film, c’est un « ramassis d’approximations ». Votre situation d’agricultrice attaquée dans son travail quotidien vous en donne le droit.
    Michel Lepage

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  • 30 janvier 2021 à 21 h 04 min
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    Pour info et si vous aviez regardé l’émission (ce qui n’est visiblement pas le cas) vous auriez vu qu’effectivement il cible les agricultures affames et déraisonnées. Nous sommes bien conscient qu’il y a deux poids, deux mesures et que cela ne se passe pas en France. C’est un film sur le sujet global de l’éco-responsabilité ( et pas un jugement sur l’agriculture française il me semble) alors pourquoi vous sentir autant visée ?! N’êtes vous pas en cohérence avec votre métier ?? Je suis du milieu agricole et les gens que je connais (dont mon père et mon frère) font beaucoup de local et/ou raisonné, et j’espère qu’ils sont tout aussi révoltés que moi de voir à quel point certains pays oublient le bien être animal ou végétal au profit du « toujours plus et toujours moins sain », ce n’est pas ça les valeurs de l’agriculture en France il me semble…
    Il est peut être aussi temps de se remettre en question, et d’arrêter de se martyriser…
    juste pour info à la fin du film (que vous n’avez pas regardé) Yann précise qu’il ne jette pas la pierre et qu’il essaye juste de faire prendre conscience… et encore une fois, l’agriculture n’est pas le seul sujet… bref… s’ouvrir l’esprit est visiblement pas un fort dans certains milieux et c’est bien dommage.

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  • 31 janvier 2021 à 9 h 33 min
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    Bien dit Mme
    je propose que toute ces groses tetes de paris avant arrivé au pouvoir vienne vivre et travaillé 1 an sur une exploitation agricole pour qu’ils voit à quoi nous sommes confronter à longeur d’année
    (en meme temps ont leur bloque leur compte et il devront vivre des soit disant résultats de l’exploitation)

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  • 31 janvier 2021 à 9 h 46 min
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    Votre réponse Madame permet de rétablir un équilibre entre les détracteurs systématiques. Il n’y a pas d’un côté les bons et de l’autre les méchants. La médiatisation à outrance dans le besoin de trouver des boucs émissaires à des problèmes de société et de climat engendre des guerres stériles. A qui profite ce manque de concertations, ces oppositions. Ni à ceux qui font bien leur travail, ni à ceux qui aiment les animaux, ni à ceux qui aiment la Terre. Par contre, les guerres enrichissent toujours les mêmes. Merci pour votre message qui donne de bonnes informations et qui rétablit certaines vérités.
    Je regrette que des personnes se servent de votre courrier pour alimenter d’autres guerres.

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  • 31 janvier 2021 à 10 h 26 min
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    Félicitations madame pour votre billet d’humeur que je partage totalement et qui fait honneur à la profession par la qualité de l’expression.
    je possède la 1ere version de la Terre vue du ciel et la comparaison des décennies plus tard parle d’elle même . Mais comme vous madame je n’apprécie pas du tout les commentaires qui culpabilisent les agriculteurs et éleveurs français. J ai assisté en octobre au festival de géographie de Saint Dié à une conférence de Marc Dufumier qui à partir de 3 diapos a aussi démoli l’agriculture française, il avait un public d’enseignants acquis à l ‘avance à sa cause ! quand j’étais enseignante en biologie je prêchais pour l’expérimentation des OGM en milieu confiné sur le sol français à la place des destructions systématiques, autant dire que mes collègues n’appréciaient pas beaucoup.
    de retour de Saint Dié j ai cherché la contre-partie aux thèses de mr Dufumier (qui prône une agriculture intensive …en travail !!!) et ai lu le livre de Patick Lessaffre :  »un écologiste ne devrait pas dire cela,je me demande bien pourquoi on n’invite pas ce monsieur sur les plateaux télé ou dans les conférences , j ai remarqué que Sylvie Brunel est devenue personna non grata au festival de géographie depuis qu’elle défend les agricultures françaises .
    je précise que Marc Dufumier et Patrick Lesaffre sont à peu près de la m^me génération et sont tous les 2 agronomes.

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  • 31 janvier 2021 à 12 h 14 min
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    Je n’ai de mots Madame pour vous dire mon admiration pour cette magnifique diatribe dont j’approuve son intégralité. Encore une fois la sphère boboïde parisienne à encore frappé sous les traits de ce monsieur qui se dit inquiet pour notre belle planète mais qui use et abuse de tous les moyens de transport. Oui mais lui il peut, c’est pas grave, c’est pour la bonne cause. Je n’ai jamais aimé tous ces donneurs de leçons et de morale et lui encore moins que les autres. Merci encore Madame, cela fait du bien de savoir qu’il y a des gens vrais et sensés et réfléchis. Bonne continuation

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  • 31 janvier 2021 à 13 h 04 min
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    Bonjour MME JUILLET,

    enfin voilà un peu de bons sens ! du vrai bon sens !
    bravo pour la qualité de votre écriture et pouvoir exprimer ainsi ce que
    toute la profession agricole ressent
    voilà du « juillet » qui tombe à pic en cette fin janvier !

    chapeau bas ! et merci !

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  • 31 janvier 2021 à 14 h 15 min
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    Je ne pourrais pas mieux dire…

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  • 31 janvier 2021 à 14 h 40 min
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    Bonjour madame,
    Je vous félicite pour cette très belle lettre ouverte. Je vous ai lu avec plaisir et je vous rejoins à tout point de vue.
    Ce que je préfère chez ce Monsieur ce sont ses beaux discours sur la compensation carbone. C’est bien joli, et donc il a le droit de polluer à tour de bras… Puisqu’il compense ! Et nous autres si on compense… Non ?

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  • 31 janvier 2021 à 15 h 46 min
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    1 hectare pourrait nourrir 50 végétariens (probablement un peu moins) en agriculture biologique : « Au XIXème siècle, on produisait 10 fois plus au m² que le marécage moderne …. »

    https://www.youtube.com/watch?v=1Qmx-th9Wh8

    Quant à Yann Arthus-Bertrand, il a publié des livres très pollueurs :
    La Terre vue du ciel, Les Côtes-d’Armor vues d’en haut, Le Rhône vu du ciel, etc ….

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  • 31 janvier 2021 à 15 h 48 min
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    le maraichage moderne !!
    coquin de correcteur automatique, merci de corriger !

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  • 31 janvier 2021 à 15 h 57 min
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    Bravo madame !! Ce monsieur devrait continuer la photo il était meilleur dans ce domaine et laisser le sujet de l’écologie à de vrai spécialistes très bien informés.
    De plus à son âge une retraite c’est bien !!! Il y a tant à faire dans sa région !!!.
    Je pose la question de savoir si il a répondu à votre lettre ?
    Merci Madame pour ce bon moment de lecture.

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  • 31 janvier 2021 à 16 h 08 min
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    Après avoir visionné deux fois le film LEGACY, et non pas uniquement la bande annonce, je ne retrouve aucune des allusions évoquées dans le courrier de Madame Claire Juillet. Les magnifiques images illustrent la réalité et par endroit la démesure, dont l’auteur du film fait le constat. En effet les agriculteurs éleveurs sont parvenus à produire des quantités croissantes de nourriture mais et c’est le vrai sujet du film, ceci grâce à l’irruption dans ces processus de production de grandes quantités d’énergie fossile. Il évoque aussi les « prouesses » technologiques ayant pu être réalisées grâce à ces NRJ dans d’autres secteurs qu’agricoles. Ces progrès ont un revers, c’est celui du gaspillage, des déchets sur terre dans les océans et l’atmosphère, du dérèglement climatique (et peut-être des pandémies). C’est là que se situe le nouvel obstacle que l’humanité va devoir franchir : pour cela il me parait nécessaire de prendre conscience que nous, nos enfants et petits enfants surtout, allons avoir besoin d’NRJ pour l’affronter. Puisque nous avons déjà bien entamé les ressources (voire épuisé certaines), notre devoir est donc de réduire et décarboner au maximum nos activités pour que les générations suivantes disposent de suffisamment d’NRJ (le fossile restant auxquelles, en remplacement, viendront les NRJ renouvelables) afin de relever le défi climatique. Enfin je vous rejoins sur votre conclusion relatives aux accords politiques scandaleux plus souvent conclus sous l’influence du profit financier que sous celui du profit social ou sanitaire des populations.

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    • 23 février 2021 à 19 h 06 min
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      Réponse à Mr Jean-Marc Scattolin,
      Bonjour,
      J’ai moi-même répondu à Claire Juillet le 17 février sur ce site en ayant recours aux faits comme vous faites. J’apprécie votre désir de ramener de l’objectivité dans ce débat trop partisan, où l’autrice et, semble-t-il, beaucoup de ses approbateurs se sentent mis en accusation simplement parce que quelqu’un (YAB en l’occurrence) les invite à un peu de réflexion sur le sens et les effets de leurs pratiques agricoles. Pourtant, un peu de remise en cause est souvent salutaire.
      Cordialement . Patrick Wattel

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  • 31 janvier 2021 à 16 h 39 min
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    je suis effaree de vos reponses, en tout cas grace a vous j ai diminue ma consommation de viande de 70 %, je desherbe a la main et j essaie de sauver les quelques moineaux et insectes de mon jardin. Que reste t’il dans les terres que vous exploitez, rien : plus de vie plus d insectes, et en surface plus de vie non plus : plus d’oiseaux, de mamiferes… Si vous trouvez que le film d’A Bertrand n est pas un plaidoye pour la Vie, (je conviens qu’il fait des erreurs) alors notre monde va disparaitre … je participe a un projet sur l’agriculture urbaine pour redonner aux citoyens l envie de manger sain, local et de saison dans le respect du vivant et d’une agriculture durable. Nous devons changer nos visions du monde, et surement diminuer l impact humain sur cette terre dont nous ne sommes pas proprietaires. J’espere que nos amis chinois vont y repenser..

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  • 31 janvier 2021 à 17 h 29 min
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    Bravo pour cette réponse .Sachant que ce photographe pendant des années prenait des photos des bovins au salon de l’agriculture pour en faire des livres. Et un jour retournement de casquette ,je pense que les milliardaires du steak de laboratoire paie bien plus. J’espère que nous consommateur nous allons prendre le pouvoir de choisir notre alimentation sans avoir besoin de gourou comme Yann Arthus Bertrand. Très déçu et les commentaires sont faux de bout en bout, je suis déçu qu’une télévision publique laisse passer à une heure de grande écoute autant de mensonges.

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  • 31 janvier 2021 à 19 h 16 min
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    Quel plaisir de voir enfin moucher ce donneur de leçons!

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  • 31 janvier 2021 à 20 h 05 min
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    merci madame pour votre courage. Je ne connais rien à l’agriculture bien que mes parents soient nés dans des familles paysannes pauvres. Et je ne suis pas les idées de ces grands penseurs qui ne s’y connaissent pas plus que moi mais qui, pour se donner bonne conscience « luttent » pour sauver la planète avoir été de grands prédateurs par leurs dépenses et leurs voyages.
    Comme ces « intellectuels » qui prêchaient la grande liberté sexuelle (et nous faisaient la morale à nous les réac coincés qui ne permettaient pas l’épanouissement de la jeunesse) et qui, maintenant, font leur méa culpa devant les dégâts infligés à leurs propres enfants et aux autres. Je suis vieille et je regrette de n’avoir pas assez parlé en temps voulu (bien que j’aie essayé !) . Alors courage, madame, continuez avec la sagesse et l’intelligence qui semble accompagner votre courage. MERCI.

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  • 31 janvier 2021 à 21 h 03 min
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    Bravo, bien écrit.
    Je suis agricultrice et fatiguée de ces gens qui veulent nous apprendre à travailler. Mais ils ne veulent pas prendre notre place ! 55 heures hebdomadaires, qui les fait encore sauf le milieu médical peut être mais pas ces donneurs de leçon !

    Michel SERRES disait dans  » le contrat naturel » : L’écologie est souvent le discours des gens de la ville pour dire, sans le faire, Ce que font, sans le dire, les paysans.

    Je dis souvent à mon fils installé avec moi : écoute respirer la terre….
    Nous ne sommes pas en bio mais nous raisonnons notre rotation…

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    • 2 février 2021 à 23 h 40 min
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      Je suis cuisinier et les 55 heures je les fais en moins d’une semaine.
      Ce reportage m’a donné encore plus confiance envers les agriculteurs français, pas le contraire. Il ne faut pas voir le mal partout.

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  • 31 janvier 2021 à 22 h 49 min
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    Je ne partage pas sont interprétation de l’intervention de YAB dans son film. Elle se sent piquée parce que son métier de l’agriculture qui est en partie concernée par des sujets d’environnement. Mais elle se méprend sur le message transmis dans Legacy.
    Pas un seul instant j’ai associé nos agriculteurs Français à ce que j’ai vu dans ce documentaire. Et je pense qu’elle devrait avoir plus confiance aux français qui ont une belle image des agriculteurs de notre pays. Mais il n’en demeure pas moins que cela n’est pas le cas partout. Il est nécessaire de faire passer un message saisissant et heurtant afin de marquer les esprits et espérer peut-être faire changer les choses.
    Sa réaction est excessive et hors cadre.

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  • 31 janvier 2021 à 22 h 51 min
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    Bravo madame.

    Effectivement c’est très bien écrit. Pour avoir regardé environ 30 min du documentaire c’était encore une fois à charge plutôt qu’une explication. Je ne comprends vraiment pas comment ces personnes peuvent avoir autant d’importance dans la sphère médiatique en racontant autant « d’âneries ».
    Il serait temps que certains journalistes fassent correctement leur travail et d’investissent beaucoup plus dans les enquêtes.

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  • 31 janvier 2021 à 23 h 26 min
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    Bravo, Madame pour cette réponse d’une grande justesse, vous portez la parole des éleveurs, accusés de tous les maux, par ces gens qui s’indignent de tout….mais qui oublient leurs propres conditions, et surtout ce qu’ils faisaient hier (j’ai bien profité du système… mais aujourd’hui ,je me rachète une vertu en vous faisant la leçon)
    merci encore, on entend pas assez de paroles de qualité malheureusement

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  • 31 janvier 2021 à 23 h 47 min
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    et bien moi je trouve que tout le monde s’exprime tres bien et defend son point de vue avec courage et je pense serenite a chacun d’y trouver sa solution moi la mienne je fais confiance a certains agriculteurs pas a d’autres je fais confiance a des gens qui savent de ce qu’il parle mais pas a tous car malheureusement certains pensent alors qu’ils agissent en faisant le contraire alors pour mon compte perso j’ai 86 ans je n’ai jamais ete bio nivegan ni rien du tout j’ai mange comme mes parents m ont appris et je suis toujours la donc a votre avis ?? et bien je vais continuer comme ça jusqu’a la fin de ma vie sans trop croire a tout ce que l’on me raconte et en me faisant ma propre opinion sur mon futur

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  • 1 février 2021 à 22 h 19 min
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    Mille bravo pour cette lettre qui défend notre beau métier trop souvent dénigré.

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  • 2 février 2021 à 23 h 33 min
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    En regardant ce documentaire, j’ai bien compris que les images d’élevage intensif n’étaient pas en France, tout simplement parce que ce film n’est pas destiné qu’aux français. Je ne suis pas agriculteur, ni éleveur, je suis juste cuisinier et pourtant sans connaître les contraintes existantes de votre métier, je sais pertinament que ces images n’ont pas étaient tournées en France.
    Je retiens juste qu’il faut arrêter une bonne fois pour toute d’acheter de la viande issus de l’élevage intensif, pas arrêter d’acheter de la viande tout court. Alors même si en ce moment c’est difficile pour moi financièrement, le peu de viande que j’ai acheté aujourd’hui je l’ai acheté à Viande 60 à Grandviller, qui travaille qu’avec des petits producteurs de l’Oise. C’est ça le message du film, un des messages. Il serait temps d’arrêter de voir le mal partout, et d’aller tous dans le même sens, dans le votre en l’occurrence. En aucun cas Yan Arthus Bertrand ne dit le contraire, il faudrait être le dernier des idiots pour croire ça.
    Alex Fargeas Charles.

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    • 4 février 2021 à 8 h 40 min
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      Bonjour,
      Je suis choqué de cette lettre ouverte. Je suis éleveur en bio également. Ce film de Yann Arthus-Bertrand est un document de vulgarisation très bien réalisé pour permettre au plus grand nombre de gens de comprendre et de devenir conscient de nos responsabilités. Ce film présente de bonne foi les faits.
      Bien qu’il s’agisse du « gagne pain » de certains éleveurs et agriculteurs aimants et consciencieux, il n’en reste pas moins que l’élevage animal est, presque toujours, néfaste pour notre environnement et surtout s’il s’agit de grandes exploitations (ne parlons même pas des gigantesques exploitations).
      Alors bravo Monsieur Yann Arthus-Bertrand. Céline ne prenez pas ce film pour une attaque personnelle surtout si vous faites VRAIMENT de votre mieux.
      Chaleureusement.
      Gabriel.

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  • 3 février 2021 à 7 h 39 min
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    Madame,
    Vous avez visionné un extrait de Legacy, peut-être auriez-vous dû le regarder entièrement er surtout y mettre le son, car dans ce documentaire, monsieur Artus Bertrand dénonce les élevages intensifs qui, à notre connaissance, n’existent pas en France dans les proportions dénoncées et montrées à l’image. Et il dit qu’il est préférable de manger moins de viande mais de meilleure qualité, et élevée à proximité, ce qui adoube de facto l’élevage français et à plus forte raison l’élevage bio … ce que vous faites, n’est-ce pas ?
    Alors, en quoi ce document devrait vous inspiré un tel coup de gueule alors même qu’il vous met en avant ?
    J’appelle ça cracher dans la soupe et remuer du vent. Dommage … toujours est-il que ce document est extrêmement bien fait et qu’il montre et dit ce que beaucoup taise …
    Vous avez pris le parti d’élever vaches et cochons de façon biologique, et c’est tout à votre honneur. C’est ce genre de documentaire qui met en avant les bienfaits tant pour l’animal (et son bien-être, son respect), que l’homme et la planète Terre. Vous devriez le regarder dans son intégralité, et surement mettre autant de verve dans votre plume pour vous excuser de votre mauvaise interprétation de cette plaidoirie à plus de respect et de compréhension de ceux et ce qui nous fait vivre. A bon entendeur …

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    • 3 février 2021 à 9 h 13 min
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      Bravo Madame pour votre analyse très pertinente et votre courage pour mettre en exergue les incohérences du commentateur.
      L’auteur du film se devrait de se limiter à son seul domaine de compétences….la photographie !

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      • 4 février 2021 à 15 h 34 min
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        Lisez tous les commentaires regardez a nouveau écoutez ce monsieur lisez vous verrez qu une agricutrice devrait soutenir et non discriminer c est aussi dans son sens que va ce film fini les cultures de beauté les produots destructeurs les mensonges voyons cettte dame n est pas objective
        Vous ma trouvez pertinente mmm pas moi rien que son activité en dit long sur son jugement du bio Yann Arthus Bertrand est un homme mais pas qu un photographe
        Il a côtoyé les plus grands scientifiques de notre monde il fait appel à ‘otre nature notre bon sens a notre volonté dites de changer pas de s enfoncer remarquez c est comme la forêt amazonienne c est tellement bio de faire du soja ou de l huile de palme ou de l eucalyptus mmmm tellement plus bio de manger des fruits et légumes sans goût ou inabordables moi je choisis d aller acheter chez mes petits agriculteurs et vous savez quoi je suis handicapée visuelle je n’ ai pas de gros moyens et pourtant je fais l effort je vois de petits agriculteurs essayer de survivre pendant que les consommateurs bouffent au detriment de la planète et les faux cultivateurs bio faire valoir leur bio a cerefour tiens étonnant toujours le même calibrage la même odeur la même saveur wow qu’elle pertinence excellente mauvaise analyse peut être est ce ma vie des épandeurs et des tracteurs gigantesques qui vous froissent mm pertinent ? Non mais continuez donc nos enfants n auront que leurs yeux pour pleurer le covid 19 ne vous fait pas réfléchir alors un temougnage du changement climatiqur et de l évolution ressentie par ce photographe Come vous l appelez et bien il n est pas que ohotographe il est un témoin vivant de la cupidité de l homme et il essaye juste de comme lui réfléchir sur comment voulons ‘pus notre avenir je vous conseille d aller voir son œuvre comme beaucoup de scientifiques seuls contre tous le procureur.c est vous et je trouve ceci honteux quand on ne cpmprend pas on essaye de comprendre et on ne juge pas

    • 4 février 2021 à 8 h 45 min
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      Bonjour moderated,
      Je suis d’accord avec vous. Cette femme devrait présenter ces excuses de ne pas avoir compris la portée humaniste de ce film. Je suis pourtant éleveur en bio et je soutien Yann Arthus-Bertrand : Il nous faut changer!

      Gabriel

      Répondre moderated
  • 3 février 2021 à 12 h 26 min
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    Vous nous impoisonnez avec vos produits. J’ai tellement honte pour vous. Je suis petite fille d’agriculteur et si mon grand père était toujours en vie je lui tiendrais un discours ferme et pessimiste sur l’utilisation de ces produits. On en retrouve dans notre corps, dans la terre, dans l’eau des rivières, notre eau potable… Poison

    Répondre moderated
  • 3 février 2021 à 14 h 43 min
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    Claire,
    adopté par le nord-charolais depuis 20 ans, je te re-découvre avec bonheur… au travers de cette publication qui ne m’arrive aux yeux qu’en cette journée du 3 février (c’est à dire tard au regard de la vitesse de propagation virale habituelle…).
    Depuis, je pense que tu as été fouiller dans les méandres du reportage lui-même et conclut qu’il ne méritait pas une quelconque publicité (positive ou négative).
    Par définition le photographe donne à voir ; sont travail devrait s’arrêter là et n’influer que par l’oeil. Comme toi je garde précieusement « Bestiaux » car il est l’expression du photographe et permet au spectateur de construire sa propre réaction psychique.
    A priori, c’est encore et toujours l’ego qui domine le parcours des hommes ; l’auteur de ce reportage n’y échappe donc pas et outre-passe ainsi ses propres compétences au même titre qu’un banquier se mêle de politique ou qu’un citadin se mêle de ruralité…
    Au demeurant, j’apprécie de mon point de vue, qu’une voix s’élève à l’encontre de médias trop nombreux et par conséquences sous-alimentés… Car c’est bien de cale qu’il s’agit : accéder aux canaux de diffusion d’une information pour la rendre de relative et locale à absolue et mondiale.
    Ne lâches rien, avec ou en dehors du média. « Croire et Faire » vaudra à tout jamais le centuple du « Y’a qu’à, faut qu’on ».

    Répondre moderated
  • 3 février 2021 à 17 h 35 min
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    Madame,
    Je suis comme vous issu du monde agricole, fils d’agriculteur et vous lire en plus d’être d’une profonde tristesse et un véritable supplice.
    C’est triste de voir que même les agriculteurs bio ne sont pas capables de voir au-delà du bout de leur nez.
    Vous confondez tout, votre discours est en dehors de tout contexte et c’est précisément vous qui faite un amalgame sans pareil.
    J’en suis abasourdi et très triste de voir que le monde agricole reste arc bouté sur des positions archaïques, tellement dépassées qu’on en pleure en vous lisant.
    C’est à peu près du même niveau que ce que le monde agricole pouvait se dire et se repasser en boucle dans les années 60, à savoir « on est là pour nourrir le monde… » mais je ne suis même pas certain que vous soyez capable de comprendre toute la misère qu’il y a dans cette expression.
    C’est exactement la même chose en ce qui concerne le film Legacy , vous n’avez ni le fond, ni la forme, rien.
    Votre réaction est tout simplement déplacée, inappropriée et plus que ça, elle est totalement contre-productive et elle contribue à vous marginaliser davantage.
    C’est pathétique, plus encore venant d’agriculteur bio paracerque vous n’avez pas conscience d’alimenter les conditions, le processus qui vous conduira à votre propre perte.
    Vous êtes l’arque type de la paysannerie qui souhaiterait pouvoir s’émanciper et se sortir du lot mais qui n’en a pas les moyens parce que votre vision de l’agriculture et du monde en général est encore bien trop courte…Bonne chance dans votre quête !

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    • 4 février 2021 à 12 h 25 min
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      Pensez a ce que vous faites a vos enfants et petits pour leur planète est ce une manière de réfléchir la baguette de pain sera faite de quoi si il n y a plus de blé qui pousse que mangeront vos enfant vos petits enfants vos générations futures auront ils encore une baguette sur la table
      Si la terre est stérile Yann a fait ses erreurs il les admises admettez vous les vôtres ? Mmmm je pense que vous réfléchissez avec votre porte feuille plutôt qu avec votre tête

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  • 3 février 2021 à 18 h 17 min
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    Je suis fille d’agriculteur et infirmière ,à l époque on ne parlait pas de bio ( je suis née en 51) mais on faisait comme Mr Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir …..ah! oui les rendements n’étaient pas les mêmes ok , mais même si quelques fois on rajoutait un peu d’engrais c’étaient des doses infinitésimales ,on n’aspergeaient pas les champs de toutes ces saloperies qui n empoisonnent les agriculteurs en premiers, bon maintenant, les agriculteurs, ils prennent des précautions( pour eux, pas fous quand même?) ; ouvrez les yeux la terre est épuisée elle devient stérile , l air devient irrespirable certains jours dans nos campagnes les poissons meurent( quand il y en a encore dans les cours d’eau, dans le village où je suis née le maire a été obligé de déconseiller aux habitants (femmes enceintes et enfants) de boire l’eau du robinet; les abeilles meurent , ainsi que bien d’autres insectes , les oiseaux disparaissent , mais vous ne voyez donc rien? enfermés dans vos tracteurs qui coûtent des millions avec la musique à fond ! ARRETEZ ! redevenez les agriculteurs , les vrais , ceux qui prenaient soin de la nature et qui l’aimaient;Le métier est très dur et je le sais et il l’était encore plus avant, quand il y avait une tempête et que le toit de notre maison a été parterre , pas d’aide , juste des voisins pour aider mes parents, il pleuvait , un gros orage en pleine moisson le blé était couché irrécupérable , pas d’indemnité , une vache veillait si le veau mourait ,pas d’indemnité et oui j’ai vu un jour mon père pleurer, mais finalement il relevait toujours la tête il nous à montré que le chemin n’était pas facile mais il pouvait se regarder en face dans une glace, si vous n’avez pas la conscience tranquille ou pas les épaules assez larges passez votre chemin et n empoisonnez plus le sol et l’air , laissez nous vivre il y a d’autres moyens de vous nourrir vous et les autres réfléchissez, il n’est peut-être pas trop tard???

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  • 4 février 2021 à 12 h 18 min
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    Bonjours alors d abord vous n avez pas compris le film
    Yann Arthus Bertrand n accusé pas il dénonce une agriculture sans raison qui détruit tout et asséché stérilisé nos terres et empêche nos enfants de bien se nourrir
    Si vous faites du bio pourquoi vous sentez vous mise tant en danger ? Vous faites du bio donc vous ne mettez rien dans votre terre alors pourquoi ne pas défendre une culture saine ? Puisque vous soit disant vous en faites partie Yann attaque les agriculteurs pollueurs destructeurs les maisons de fabrication de pesticides et insecticides sterilisants Monsanto par exemple
    Il dénonce le mensonge fait aux paysans du monde entier mais ne les accuse pas ( puisqu il va dans votre sens il essaye par ce message de protéger les cultures ancestrales et raisonnées ) donc vous ne devriez pas vous offusquer de ce film vous devriez le soutenir portez lui votre appuis plutôt que de le critiquer c est notre planète qui dépend de votre réaction
    puisque chacun s est fait avoir par des promesses mensongères ainsi MAdame pourquoi vous sentez si attaquée ce film parle de l environnement il sert à ouvrir les yeux il demande aux agriculteurs de ne plus faire confiance à certains groupes et a revenir à une agriculture plus saine non uniformiser fumier purin d ortie ect votre courrier est un ramassis de mensonge essayez de comprendre où est votre intérêt puisque vous faites du bio pu vous n avez rien a craindre ( vous faite du bio) ou vous sentez vous atteinte par e que vous faites partie de ces gros agriculteurs qui ne veulent rien changer et continuer à stériliser notre terre qu utilisez vous pour arroser? Attendez vous qu il pleuve ou vous assezchez vous même les nappes ? Avec quoi labourez vous vos terres ainsi vous jouez vous même avec les mots et vous n en connaissez pas la profondeur
    Yann Arthus Bertrand ne joue pas les procureurs il a fait son Propre constat ( ce que vous n avez pas vu et pas compris) comme chacun d entre nous il pose les bonnes questions ainsi MAdame continuez a stériliser vos terres puisque votre conscience vous le permet votre bio n est a la portée de personne mais laissez les braves gens faire leur propre constat regardez si vous levez l herbe a la main comme je le vois faire constamment encore maintenant votre réaction négative est a l image des gros économistes qui préfèrent l argent la pollution pour le rendement il est beau votre bio gardez le bien sûr ce merci

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  • 4 février 2021 à 12 h 57 min
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    Effectivement il fallait regarder le film avant de critiquer. Je ne suis ni pro, ni anti, mais mer.., il faut regarder la vérité en face et avoir une vision planétaire et non centré sur son village ou sa région.
    Oui nous avons fait des erreurs par le passé, on est tous responsables, du producteur au consommateur en passant par les industriels.
    Comment ne pas nier aujourd’hui que le plus gros problème reste la surpopulation, que ce soit pour l’environnement, les ressources et la pollution et c’est plusieurs fois dit dans le film.
    On se poserait pas la question si nous n’étions qu’un milliard d’habitants sur cette planète.
    Je ne comprends pas que nous ne prenions pas le problème à la source, quoiqu’on en dise, il va falloir nous réguler. Nous nous étonnons que les sangliers traversent nos rues mais l’homme prend trop de place sur cette terre et n’accepte plus de ne pas être dominant.
    Quoiqu’on en dise, l’homme en deux siècles aura eu un impact incommensurable et terrible sur la terre et tous ses occupants.
    Je n’arrive pas à comprendre comment on peut encore continuer à prôner la croissance alors qu’il faudrait entamer à l’échelle mondiale une décroissance humaine. Si la planète grossissait en fonction pourquoi pas mais je ne vous apprends rien, je crois que ce n’est pas le cas.
    Je pense qu’on serait tous d’accord pour dire, il vaut mieux être moins nombreux et vivre mieux et profiter à fond de ce que la vie nous offre. Carnivores, Végan, végétarien, végétalien et autres espèces sont tous les bienvenus, il devrait avoir de la place pour tous le monde.
    Je pense sincèrement qu’en France notre agriculture est de plus en plus vertueuse même si on a encore des efforts à faire.
    Moi, je suis un petit agriculteur/éleveur à l’échelle de ma famille. Mes legumes ne reçoivent aucun produit chimique, alors certes, leur aspect physique ne me permettrait pas de les vendre dans un grand centre et même sur un marché et j’accepte de perdre une salade quand j’en plante 10 car la terre c’est vivant et un petit ver est passé par là . Mes poules et lapins que je nourris avec ce que je produit ne sont jamais malade. C’est vrai que je râle quand je vois mes allées pleines d’herbe et que je n’ai plus accès au glyphosate qui était si pratique et si efficace mais bon, j’ai fais un choix et j’essaye de m’y tenir.
    Je comprends bien que la transition vers une agriculture et élevage plus vertueux est longue, difficile et demande de l’accompagnement mais c’est possible. J’ai dans mon entourage quelques agriculteurs/éleveurs qui l’on fait ces dernières décennies et croyez-moi (ou pas), il ne regrettent rien que ce soit financièrement parlant et ils beaucoup plus en phase avec eux même et côté rendement, c’est vraiment pas si mal, loin de là contrairement à ce que beaucoup de détracteur disent.
    Maintenant, les consommateurs doivent aussi comprendre que bien manger, se nourrir avec des légumes ou viande de qualité peut effectivement couter un peu plus cher mais acheter des produits de qualité restera toujours moins cher que des produits transformés. On sait qu’en France, la plupart des foyers ont diminuer leur budget consommation et que la grande distribution ont poussés les agriculteurs à produire toujours plus pour augmenter leurs rendements car selon eux les Français voulaient manger moins cher et que nous voulions de beaux fruits et légumes avec un esthétisme au paroxysme, un longue conservation et un goût bah quel goût ? , Ha Ha Ha ! Je n’ai pas cité ce grand patron mais vous l’avez certainement reconnu…
    Mais bon soyons réaliste, même si chacun peut agir pour la planète, il y a encore trop de gens qui s’en foutent littéralement que ce soit à titre individuel ou industriel, le virage à prendre ne sera pas possible sans une prise de conscience des hauts dirigeants mondiaux et des décisions prises à cette échelle.
    Peut-être un espoir pour accélérer les choses. La pandémie doit nous faire réfléchir un peu, on peut l’espérer car ça va coûter quelques milliers de milliard de dollars (quand ça touche le porte-monnaie…) et malheureusement, nous n’en sommes pas encore sortis et estimons-nous heureux que le taux de mortalité reste quoiqu’on en dise faible. Ce n’est qu’un avertissement mais la prochaine manifestation de la nature et c’est sûr qu’il y en aura d’autres pourrait être beaucoup plus dure.

    Pour finir, nous sommes TOUS responsable mais entendre encore des discours sur l’agriculture intensive et ce qui va avec , la productivité à tout va, nier les changements climatiques, l’impact de l’homme et sa surpopulation, n’est plus entendable. On a fait des erreurs par le passé mais nous devons changés nos manières de faire ,d’être et de penser.

    Voilà c’est ça mon analyse !

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    • 4 février 2021 à 15 h 13 min
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      Et bien je crois qu avec votre analyse cette agricultrice )bio) aura de quoi réfléchir dans ce film il n y a pas de jugement hors mis celui de notre propre impact et notre propre histoire in homme comme vous aurait pu participer aux dialogues car vous témoignez de votre propre expérience beaucoups de petits agriculteurs sont jugés ‘on pas par Yann arthus Bertrand mais par ce genre de mauvaise analyse d agriculteurs encres dans leur productivité et leur rentabilité MAdame voyons vous parlez de bio ? Avec cheptel de bovins allaitants, porcs en plaît air super combien car les trop gros cheptels émanent du méthane agriculture maraîchère et cultute bio voyons a votre niveau ce ne peut être du bio réellement ce monsieur fait du bio cherche a être autonome alimentairement sans polluer qui fait du bio vous ? Faites moi rire ce monsieur est un des agiculteurs qu aimerait plus voir Yann Arthus Bertrand bien que tous ne sommes que des êtres humains et qu il est aussi acceptez vos erreurs MAdame et pensez à vos generations futures en tout cas sam cette dame devrait bien apprendre de votre expérience ce n est pas être procureur c’est être tous dans le même bateau

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  • 10 février 2021 à 15 h 59 min
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    Bonjour, 1) A la ferme de Permaculture tous les oiseaux, disparus depuis l’utilisation des biocides, sont revenus; 2) Tous les biocides, dont le glyphosate, se retrouvent dans les cheveux des urbains; 4) Si les paysans ne sont pas contaminés c’est que eux prennent toutes les précautions que la population ne prend pas; 5) les urbains consomment des aliments glyphosés; 5) Les effets des biocides agissent à des doses infinitésimales surtout en cocktails entre eux!!!!! Pourquoi les essais de dangerosité du glyphosate fait par MOSANTO sont négatifs et ceux des chercheurs sont positifs???? Parce que les chercheurs ont 1) utilisés des rats jeunes et 2) ont maintenu les essais sur une durée plus longue! cqfd!!!!

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    • 23 février 2021 à 18 h 43 min
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      Réponse à Monsieur Valet
      Bonjour,
      Je n’ai pas compris ce que vous avez cherché à démontrer, et votre « CQFD » me laisse sans explication.
      Aurai-je le plaisir d’un éclairage complémentaire ?
      Merci par avance.
      Patrick Wattel.

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  • 17 février 2021 à 19 h 56 min
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    Libres-propos sur la tribune de Madame Claire Juillet

    En toute chose, il y a le pour et le contre et la tribune de Claire Juillet en date du 2 février n’échappe pas à cette évidence.

    Je commence par le « CONTRE »

    Mon regard sur Yann Arthus Bertrand diffère grandement de celui de Claire Juillet : je le vois d’abord comme un artiste, bien sûr, mais aussi comme un lanceur d’alerte (parmi d’autres) sur les méfaits de la surexploitation des ressources vitales de la planète, minérales et organiques (qu’aggravent les perspectives de pillage-vandalisme de l’Arctique).

    Les lanceurs d’alerte sont souvent approuvés par beaucoup, mais toujours décriés par les réfractaires au changement, qui souvent le sont par manque de courage, de lucidité, d’intelligence,… Toutefois, n’étant pas le plus courageux des hommes, ni le plus lucide, ni le plus intelligent… je n’ai de leçon à donner à personne. Je cherche à me repérer dans ce débat qui n’est pas si simple.

    Claire Juillet réagit hargneusement. La violence de ses propos me paraît passionnelle, et donc suspecte. Déjà, au lieu de lui adresser une lettre personnelle, elle choisit d’emblée de s’adresser à Yann Arthus Bertrand par une lettre ouverte, étalant ainsi au grand jour ses invectives (c’est le côté pervers des réseaux dits « sociaux »). A tort ou à raison, je vois dans cette lettre, au demeurant parfaitement rédigée, un brin récurrent de malhonnêteté intellectuelle.

    – Elle commence par encenser son interlocuteur pour son « magnifique livre « Bestiaux » » qui, écrit-elle, montre toute l’humanité des éleveurs… Voilà assurée la preuve de son objectivité. Dès lors, le champ lui semble libre pour cracher son venin.

    – En beaucoup d’endroits – ça commence au deuxième paragraphe, après plusieurs apostrophes accusatrices en apposition – elle refuse de recevoir des leçons de morale, puis elle refuse que les agriculteurs soient les « boucs émissaires »… La répétition de cette posture de défense me fait l’effet d’une paranoïa (le mot, cette fois, est sans doute trop fort mais je n’en pas trouvé un autre qui exprime aussi bien le sentiment de se sentir accusée). Les propos insultants disséminés un peu partout viennent selon moi appuyer cette impression.

    – Elle part en guerre contre un film dont elle n’a vu, avoue-t-elle, « que la bande annonce ». C’est un peu court pour construire un pareil réquisitoire. Ce faisant, elle se contredit gravement quelques lignes plus bas : « …Pas en France, bien sûr, mais le film – qu’elle n’a pas vu – ne le dit pas « .

    – Nous savons par ailleurs que YAB n’ignore pas ce qu’elle lui reproche d’ignorer : que les injections chimiques sur les animaux d’élevage sont interdits en France, que la population mondiale a doublé en 40 ans, que la répartition Nord-Sud évolue… etc Laissez-moi vous apprendre… ajoute-t-telle sur un ton qu’on peut facilement imaginer professoral. En l’occurrence c’est bien elle la donneuse de leçon. Ce « Laissez-moi vous apprendre… » semble emprunté à des discours d’hommes politiques qui, parfois, ont l’air de prendre leurs auditoires pour des assemblées de débiles. Pour oser ce langage sans avoir vu le film, il faut avoir un ego surdimensionné ! YAB sait très bien comment se répartit la consommation de viande sur la planète et la leçon que lui inflige insolemment Claire Juillet est sans objet.

    – Il est vrai que YAB a mobilisé (et mobilise sans doute encore) de gros moyens, mais est-ce pour autant un « écolo de salon » ? Il y a du mépris dans cette expression. Certes, le bilan de ses actions fait apparaître au passif des consommations d’énergie non négligeables, avec émission de CO2… mais il fait aussi apparaître à l’actif une information, une sensibilisation de grande ampleur, un « éveil des consciences »… hautement bénéfiques, qui nourrissent ce POUVOIR CULTUREL qui en a bien besoin car c’est par lui que nous nous sortirons (peut-être) de cette impasse planétaire. Et l’impact écologique des actions de YAB (supposé compensé ? là je ne sais ce qu’il en est vraiment ?), est-il supérieur à celui d’un agriculteur moyen ? Je n’en suis pas sûr. Les intrants de la plupart des exploitations agricoles intensives nécessitent des moyens colossaux d’extraction, de transformation, de fabrication, de transport, d’utilisation in situ… qui dépassent probablement de beaucoup ceux des déplacements aériens de YAB et qui n’ont même pas le bénéfice de l’ « éveil » culturel. Cet éveil sans lequel rien ne se fera. Et pour l’éveil des consciences, on ne peut pas compter sur la FNSEA, à laquelle Claire Juillet adhère sans doute (ou pas ?) et à laquelle j’ai adhéré moi-même autrefois.

    – Autre insolence : Auriez-vous le toupet… Mais bien sûr que non, Yann Arthus Bertrand ne cherche pas à faire supporter par les pays pauvres ou émergents la responsabilité ni la correction du malaise écologique planétaire. Ses discours et ses films sont tous des invitations à rééquilibrer le partage des richesses mondiales… et à plus petite échelle, celui des richesses locales. On sait que sans ces redistributions la crise écologique serait sans solution. Accuser – car même si sa phrase est conjuguée au conditionnel, il s’agit bien d’une accusation – YAB d’avoir ce toupet-là, c’est vraiment de la malhonnêteté intellectuelle. Les débats politiques de tous bords sont pleins de ces agissements de sophistes qui, par mimétisme, lui servent sans doute plus ou moins consciemment de modèles… ?

    – S’agissant de Xi Jinping ou Bolsanaro (j’ai envie d’ajouter quelques noms) il est à espérer –– et YAB l’espère certainement lui aussi, prenant ainsi les devants sur la suggestion de Claire Juillet –– il est à espérer donc, que ses messages leur parviennent… mais ces gens-là ont des capacités de déni colossales. Leurs « biais de confirmation » ressemblent au mur de l’Atlantique (c’est une métaphore, certes, mais ça n’est même pas une hyperbole tant ils sont arc-boutés sur leurs certitudes).

    – Venons-en au passage le plus ridicule de votre texte… écrit Claire Juillet. Voilà que le teaser devient un « texte ». Ça c’est une vraie hyperbole. Là, elle prend franchement son interlocuteur pour un cancre du fond de la classe (près du radiateur) en le suspectant d’ignorer que l’homme est un omnivore, que le lion est un carnivore… Le rabaissant ainsi, elle se place en maîtresse de CP. Elle aurait pourtant besoin de prendre les leçons d’agronomie qu’elle lui propose. Elle pourrait ainsi mettre plus qu’un seul bovin sur un hectare. Ou alors c’est que son élevage n’est pas en Saône-et-Loire comme indiqué mais peut-être dans les steppes de l’Asie Centrale, ou dans un désert australien… Dans sa région, un hectare supporte 2 à 3 UGB selon le type de production fourragère ou de pâturage. Il faudrait alors que ses amis « carnivores affamés » satisfassent leur appétit en mangeant non pas 200 kg de viande par an mais 600 kg ! Qui est ridicule  ?

    – Elle prête à YAB le propos de vouloir nourrir 50 végétariens sur un hectare. Un calcul simple montre ce qu’il en est : si un hectare produit ne serait-ce que 50 quintaux de blé (c’est facile pour le calcul et c’est une base vraisemblable en agriculture biologique, largement dépassée en agriculture ultra-intensive), chacun de ces 50 végétariens devrait alors se contenter d’un quintal de blé – ou de son équivalent en mixage de fruits, légumes et laitages (s’il n’est pas végane) – pour se nourrir un an. C’est peu en effet, ou alors il s’agit de repas de moines trappistes. Mais à l’inverse, ne nourrir que « 4 à 5 personnes sur cette surface » n’est pas très ambitieux, ou alors il s’agit de repas pantagruéliques, ou pour la table du gaspillage Versaillais au XVIIème siècle. A l’évidence, les leçons d’agronomie qu’elle propose ne sont pas crédibles.

    – C’est peut-être par sa susceptibilité paranoïde évoquée plus haut qu’elle reproche à « l’autre » de s’acheter une conscience pour pas cher ou d’être un écologiste de salon, ou encore d’endosser un costume paternaliste qui fleure bon la naphtaline néocoloniale, ou d’avoir un cœur, certes, mais de ne pas se servir de son cerveau… Un petite association entre la compensation carbone (au demeurant discutable) et le commerce des indulgences vient clore la série de ses sarcasmes bien faciles.

    J’en viens au « POUR » .

    – Je l’approuve néanmoins fortement sur un point, qui vient à sa toute dernière phrase : c’est bien la dérégulation sauvage des échanges commerciaux qui est la véritable responsable du saccage de notre belle planète. Et je suis convaincu qu’Arthus Bertrand aussi l’approuve pleinement sur cette assertion. C’est d’ailleurs un de ses fronts de militance.

    – Bien sûr que c’est le système néo-libéral, et les pratiques commerciales qui s’y rattachent, qui détruisent notre planète. Et plus que notre planète, ils détruisent ce qu’il y a d’humain en l’homme, ils tuent la confiance dans les cœurs, l’entente entre les peuples, l’harmonie géopolitique. Il faut le crier haut et fort, comme fait superbement Greta Thunberg malgré son jeune âge.

    Il n’y a rien de plus ignoble, de plus stupide, de plus bête… que ce qu’on nous présente comme des « lois économiques ». L’Économie n’a pas de loi. Elle n’est que ce que les hommes choisissent d’instituer. On nous ment à ce sujet. Les grands accords commerciaux qu’on nous présente comme des « solutions » ne sont que des stratégies machiavéliques pour spolier plus encore tous les « pauvres » de la planète. Ces pauvres qu’ont ne peut pas aider pour trois raisons : parce qu’on préfère n’y pas penser, parce qu’on serait obliger d’arrêter nos business et parce qu’on n’en a ni le temps ni l’énergie. Eh oui ! notre temps et notre énergie sont entièrement occupés à détruire la Planète. Car n’oublions pas : la Planète est à nous et pas à eux.

    Quand comprendra-t-on qu’entretenir une loi de la jungle planétaire est un mauvais calcul pour tout le monde et à tous points de vue ? L’émergence d’un Pouvoir culturel si elle parvient à temps, pourra peut-être déverrouiller cette bêtise-là.

    – Eh oui, la crise écologique doit se traiter « en même temps » (comme dit not’ Président) que la crise Sociale. Crise sociale, c’est trop peu dire, il s’agit d’un drame social, de drames, d’une hémorragie de drames, qu’il faut s’employer à traiter dans un même élan. J’ai souvent entendu Nicolas Hulot insister, même lourdement et à juste raison, sur cela. Sans cette simultanéité on se borne à faire du jardinage en effet. Voir le lien ci-dessous.

    https://revuelimite.fr/lecologie-sans-luttes-sociales-cest-du-jardinage

    Je me désole que le texte de Claire Juillet soit si plaisant à lire car cette perfection de l’écriture vient malheureusement accréditer le fond, qui pour moi – sauf vers la fin, je l’ai dit – est inacceptable. Il est vrai que nous trimballons tous des préjugés qui, en nous, agissent plus ou moins à notre insu. Pour ma part, comme déjà écrit plus haut, je considère Yann Arthus Bertrand comme un grand lanceur d’alerte. Il y mobilise de (trop ?) gros moyens, mais son travail est très fructueux. Dans un genre bien à lui, il appartient à la famille des Henry-David Thoreau, au XIXème siècle, des René Dumont, des Cousteau, des Haroun Tazieff et plus récemment des Nicolas Hulot, des Baptiste Morizot, des Aurélien Barrau, des Pierre Rabhi… et d’autres, tous courageux défenseurs de notre planète, défenseurs de toutes les manières d’être vivant, c’est à dire aussi défenseurs de vous et moi, et de toutes les générations de vivants à venir.

    ______________

    J’ajoute – et là je sors des thèmes abordés par Claire Juillet – qu’un prochain drame humain à grande échelle ne pourra être évité que par ce pouvoir culturel que certains, dont je suis, appellent de leurs vœux. Ce drame à venir à court terme, c’est celui de l’usage généralisé des nanotechnologies comme outil d’asservissement des masses. Pour ma part, je refuserai tout « marquage » quelles qu’en soient les conséquences. Ces pratiques machiavéliques sont déjà en place, disent les spécialistes (qui s’en affolent trop peu). Si c’est pour plus tard, je n’y serai sans doute plus, mais le drame pour le monde ainsi mis en esclavage (cette fois le mot n’est pas trop fort) reste le même. (ci-après, un article sur ce thème écrit en 2017).

    REGARD SUR LES NANOTECHNOLOGIES

    Pour beaucoup d’entre nous la révolution technologique en cours, et déjà très avancée, ne doit pas faire peur. Certains spécialistes emploient même tout leur génie de communicants pour banaliser à nos yeux les pouvoirs considérables de ces nouvelles pratiques. N’ayons pas peur de l’avenir nous disent-ils sur tous les tons, soyons confiants dans les innovations… « Innovation » semble être un mot magique auquel on peut se fier sans réserve. Dédiaboliser ainsi l’aventure technologique peut nous conduire au pire : nous avons toutes les bonnes raisons d’avoir peur !

    Récemment sur les ondes un brillant intervenant (est-ce Laurent Alexandre ?) disait « on ne peut pas interdire la technique ». Affirmant cela, il cautionne cette idée reçue « on n’arrête pas le progrès ». Et pourquoi ? Il s’agit bien là du progrès technologique, qui n’est un progrès qu’à la condition de servir l’homme, et non de l’asservir. Sans arrêter le progrès ne peut-on pas a minima le maîtriser et l’orienter vers des buts choisis ? Il semble que oui puisqu’il est un produit de l’activité humaine. Pierre Rabhi écrivait au début des années 90 : « Nous confondons les aptitudes qui organisent la matière en brutalités destructrices avec l’intelligence qui est lucidité sur la finalité de nos actes1 ».

    On voit souvent présenter les perspectives de l’homme augmenté, sans inquiétude apparente et à ce sujet on entend aussi que « ça n’est pas de la fiction, ça n’est pas pour demain, ça n’est pas pour aujourd’hui, mais c’est déjà aujourd’hui une réalité ». Voilà soudain que s’impose à nous des possibilités d’augmenter l’homme sans que nous ayons même réfléchi aux effets pervers possibles, sans que nous soyons sûr que l’homme supposé augmenté ne sera pas un homme amputé de ce qui en lui est proprement humain : disons sa sensibilité pour le dire très (trop) brièvement.

    Outre les aides techniques compensatrices des handicaps physiques, forts louables, (par exemple une main bionique), il y a à étudier les effets secondaires de l’application des nanotechnologies, des technologies numériques et virtuelles… etc. mais, conditionnés que nous sommes, on ne voit qu’admiration béate au lieu de regard critique. En effet, quand ces sujets sont abordés dans la presse ou sur les ondes, il apparaît un manque de discernement inquiétant : nul questionnement, nulle réflexion… En caricaturant, ça ressemble à « oh ! y a ça !… oh ! ça fait ça !… oh ! c’est amusant… oh c’est bien !… ». J’y vois pour ma part matière à s’indigner, au sens que Stéphane Hessel avait donné à cette expression en 2010, où s’indigner ne signifiait pas seulement réagir mais aussi et surtout inviter à une réflexion, alerter. Les lanceurs d’alerte sont à la mode, et c’est tant mieux ! mais sur ces questions vitales on ne trouve pas, ou si peu, d’alerteurs.

    Cette veulerie devant la technique est, selon moi, le résultat des conditionnements de la biologie moderne qui nous fait voir l’homme comme une machine sophistiquée. On prétend souvent que la Science est neutre et que ce sont les applications qu’on en peut faire qui sont morales ou non. Or, la Science nous forge   – nous force –   une représentation réductrice de l’homme (et du vivant en général) avec laquelle nous raisonnons, orientons nos vies et façonnons le monde. C’est en quoi la Science n’est pas neutre. Elle nous impose une culture. Une inculture, disait Michel Henry2.
    A-t-on tout dit de la vie quand on l’a décrit en termes de molécules ? Sans même examiner une hypothèse contraire ou complémentaire, la biologie moderne affirme que oui ! Et c’est avec ce modèle du réductionnisme microphysique du vivant que nous nous représentons   – manipulés que nous sommes –   l’homme comme un être neuronal3 et pas autre chose (Je ne fais pas ici allusion à la dialectique matière-esprit, mais à une science élargie qui dépasse le cadre de cet article). Dès lors, nous pouvons lui insérer des puces électroniques çà ou là dans l’organisme pour modifier ses performances, son comportement… Son être. Je m’y refuse. Et nous sommes bien peu nombreux à nous opposer, à nous indigner. Qui, par les temps qui courent – et qui courent vite ! – aura la lucidité, l’audience, le courage, le talent… pour initier un grand débat éclairé sur ces graves questions sans précédent ? Qui sera la figure de proue du Pouvoir culturel naissant, qui est la seule issue pour en appeler à la lucidité sur la finalité de nos actes.

    Car en effet, l’expérience a montré que les comités d’éthique ne sont jamais écoutés. Les scientifiques et les lobbyistes s’en moquent, les premiers pour continuer à « faire joujou », les seconds par cupidité, et ils trouvent les « bons » arguments pour faire plier les dirigeants politiques. Un propos de Jacques Attali, qui a beaucoup travaillé et spéculé à sa façon sur l’avenir de l’humanité, confirme bien notre impuissance à freiner les ardeurs des apprentis sorciers : « On ne pourra pas, on ne saura pas et on ne voudra pas empêcher le clonage humain » disait-il vers 2002. Les comités d’éthique ne nous protégeront de rien et feront assez de brouillard pour endormir nos appréhensions… si d’aventure nous en avions.

    Quand l’humanité entière sera soumise à la rationalité des transistors, l’art, la joie, les plaisirs et les productions de l’esprit… n’auront plus cours. La Symphonie pastorale, La Recherche du temps perdu, les autoportraits de Rembrandt… tomberont comme toutes poésies dans l’océan des oublis. L’espérance, la créativité, les sentiments, et même l’amour, n’auront plus pour se nourrir que la logique du silicium. Perspectives morbides que celles des nanotechnologies ! Nous pouvons pourtant les éviter en ouvrant les yeux. Aujourd’hui ! Demain il sera trop tard.

    Car il faut alerter d’urgence sur les dangers à boire les illusions du progrès factice   – ou pour le moins douteux –   des performances numériques. Je déplore cette résignation devant la dictature de la technologie (le terme n’est pas abusif). Qui assurera l’indispensable vigilance si ce n’est les grands ténors de la lucidité : philosophes, écrivains, leaders politiques… ? Les leaders politiques sont plus écoutés que les philosophes mais, accaparés qu’ils sont par leurs stratégies électorales, économiques, sociales… ils sont mal placés pour éclairer le monde sur les enjeux de l’avenir. Certes, quelques grandes voix, trop peu nombreuses et trop peu écoutées, s’expriment en éveilleurs de consciences, à des degrés divers sur cette prochaine catastrophe humaine, comme Pierre Rabhi, Edgar Morin… Il y avait aussi Albert Jacquard, Michel Henry… qui nous ont quittés… et d’autres.

    Nous avons entre les mains des « joujoux » technologiques impressionnants et, pendant que nous ne savons pas par quel bout prendre les problèmes   – ni même supposer qu’il peut y avoir des problèmes –   les fanatiques de la Technique s’amusent… à nos dépens avec ce qu’il faut bien considérer comme des armes de destruction massive. Nous nous réveillerons trop tard, victimes de la dédiabolisation de la Techno-Science, quand les humains seront avilis, abêtis, abrutis, porteurs de puces pour supposément les augmenter.

    Après ces ravages sans précédents, si au sein de cette humanité numérique il reste une part d’humanité vivante, il y a à craindre soit une impuissance à sortir de l’asservissement, et même de l’esclavage, avec les souffrances qu’on imagine, soit   –– avec quelles ressources ? peut-être l’énergie du désespoir ? ––   un conflit majeur auprès duquel la révolution bolchevique, les guerres de religion ou la première guerre mondiale… feront figures de plaisanterie.

    En pensant aux nanotechnologies de demain dont la puissance de destruction et d’abêtissement donne le frisson, la peur se justifie donc. Elle serait même salutaire, mais elle est trop peu partagée. Quand un incendie se déclare : tant que les gens ne se sentent pas en danger, personne ne bouge, puis, trop tard, c’est la panique avec parfois un lourd bilan. On peut rétorquer qu’il y a tellement d’incendies sur la Terre en ce moment que celui-là peut attendre. Eh non, on ne peut pas attendre !

    Ça ressemble aussi à la fable de la grenouille qui baigne dans une eau que l’on chauffe progressivement. La pauvre bête ne sent pas la température s’élever peu à peu, jusqu’au moment où elle se trouve sans ressources pour réagir. J’aimerais que toutes les grenouilles que nous sommes réagissent pendant que nous sommes encore – pour très peu de temps ! – au seuil critique !

    Patrick Wattel
    Le 25 février 2017

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