Un petit air d’irrévérence [par Karo et Didoo]

Grâce à un concert en plein air donné dans un parc arboré, nous avons pu re-goûter au plaisir du bal populaire. Ce qui nous a permis de retrouver cette ambiance simple et festive d’autrefois où les uns étaient debout, reprenant en chœur les chansons, les autres, assis dans l’herbe ou sur un tabouret de fortune, en famille, petits et grands dans une ambiance intergénérationnele, entre amis, sirotant et mangeant tout en se réjouissant de cette humeur délectable à souhait ! Tout était rondement mené par un accordéoniste, une violoniste, un saxo, une mandore et des guitaristes. Voilà le bal populaire revenu dans le quartier ! 
Organisé par un artiste n’ayant pas sa langue dans la poche, nous allons vous présenter ce chanteur peu médiatisé, marginalisé car ses paroles sont justes, réalistes et parfois très poétiques, il se nomme HK.

Faisons donc connaissance avec ce saltimbanque, comme il se décrit lui-même. Né à Roubaix en 1976 dans un quartier populaire, issu de parents immigrés venus travailler en France, il admirait son père qui, tous les matins, montait son étal de légumes et “harponnait” gentiment les passants en leur faisant découvrir fruits et légumes… C’est ce côté forain, enjoué, mais aussi poète, rappeur ou slameur qui le fait percer dans les années 2005-2009 en formant le groupe HK et les saltimbanks. Mais il n’en reste pas là puisqu’il se met à écrire, son premier roman “J’écris donc j’existe” sort en 2012, puis “Néapolis”, etc.
Ce qui nous a paru remarquable, c’est cette facilité à mettre en chansons et en rythme des thèmes très réalistes, d’actualité, puisque dans son album de 2011, “Citoyens du monde”, il avait déjà composé sur ce monde à refaire.
“Une seule phrase en moi résonne, par-delà les frontières, la terre doit appartenir à tous ou à personne”, ou dans “Passer ma vie à essayer de me persuader qu’un jour, peut-être, les choses changeront d’elles-mêmes”, ou “Le troubadour – j’amuse mon monde, mais le monde va mal et mes chansons tournent autour du pot de ce monde à refaire” et encore dans “L’homme est loup – l’issue est improbable mais que cette histoire est belle, il était une fois la révolution humaine” !

Dansez encore…

Et il n’oublie pas dans “Saltimbanque de fortune” de rendre hommage à “Ce comique au grand cœur qui donnait rencard à ceux qui n’ont plus rien” ou à “L’histoire de cet abbé qui, il y a plus d’cinquante ans, s’était indigné”. Il nous rappelle également dans “Tout va bien – Ne rien dire, ne rien voir et surtout passer son chemin, nos présidents, nos ministres, c’est les mêmes depuis des années, pour eux y a pas de problème, tout va bien”.
Alors, en 2020, lors de cette “pandémie” que nous ne nommerons pas, il a composé cet hymne repris à travers toute la France et l’Europe “Dansez encore” et chanté lors des manifestations contre le pass sanitaire.

Et il poursuit son bonhomme de chemin puisque c’est aussi les dernières chansons de son album “Petite terre” qui nous ont incité à vous en parler, notamment “Toi et moi ma liberté” ou encore cette formule “Faire preuve d’irrévérence, mais toujours avec élégance” !
Peut-être le croiserez-vous cet été, lors de sa tournée en France dans les bals paysans !

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