Tout va bien… Non ?

Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU a dénoncé la pandémie comme étant un prétexte par lequel les autorités de certains pays prennent des mesures de sécurité sévères et des mesures d’urgence pour réprimer les voix dissonantes, abolissant les libertés les plus fondamentales, faisant taire les médias indépendants et entravant le travail des organisations non gouvernementales. Quel rabat-joie franchement, tout va pour le mieux ! Vous voyez vraiment le mal partout… La communication des médias de masse fonctionne à merveille, aucun lit dans les hôpitaux n’a été supprimé ces derniers mois en pleine crise sanitaire, nos anciens ne sont pas retenus contre leur gré en EPHAD, sous contrainte morale de se vacciner, les soins sont dispensés et autorisés par l’État, les libertés sont organisées pour le bien commun. Vraiment que pensez-vous donc monsieur Guterres ?
En tant que géopoliticienne, j’ai entamé la lecture enfin complète chez Investig’Action de l’excellent livre paru, fin des années 80, de Edward Herman et Noam Chomsky “Fabriquer un consentement, la gestion politique des médias de masse”. Les analyses anciennes démontrent inexorablement que “le fonctionnement des médias montrait exactement les mêmes carences dans le traitement des évènements nationaux, sitôt que l’État, la nation ou l’industrie étaient en cause” dans l’ensemble des sources médiatiques. Cette situation du contrôle des médias de masse détenus par un petit groupe et relayés massivement engendre la production d’une “représentation totalement biaisée du monde” apparaissant “en définitive comme la fonction sociétale des médias occidentaux”.

La fabrique du consentement

Une fois le narratif lancé, plus rien ne peut l’arrêter et toutes les voix contraires, simplement interrogatives ou éclairées, apparaissent complotistes. De nos jours, réfléchir et penser avec raison, discernement ou réflexion élèvent, pour l’autorité dominante à laquelle les médias de masse font allégeance, une hostilité telle qu’il ne leur reste que l’usage du terme “complotiste”. Il est nécessaire, si tant est que nous soyons encore en démocratie, de pouvoir s’interroger, sans que ce ne soient des “humeurs”, sur une éventuelle propagande de masse, sur les chiffres donnés au quotidien, sur les gestions politiques de la crise sanitaire depuis plus d’une année, sur les outils mis en œuvre pour quantifier les malades ne distinguant pas a priori les malades asymptomatiques, hospitalisés, en réanimation, ou en convalescence, sur le nombre de morts avec ou à cause de la Covid-19, sur les personnes les plus à risque… Mais aussi sur les données de la Base européenne quantifiant par déclaration les effets potentiellement indésirables des vaccins qui, par une lecture assidue au 6 mars 2021, font état, sur 114 906 déclarations, de 3 285 potentiels de décès, soit 2,85 % des données déclarées… Que l’on ne puisse pas avoir le droit de s’interroger sur la composition de vaccins à technologie nouvelle et leurs effets à court, moyen et surtout, long terme, que l’on ne puisse pas s’interroger sur la question du soin, pose de sérieuses questions sur notre démocratie.
La fabrique du consentement est en marche forcée parce que toute interrogation contraire est désormais marquée du sceau du complotisme.

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