P.-O. : des opportunités pour la fleur coupée [par Yann Kerveno]

Floren’Sud cherche à séduire de nouveaux agriculteurs, arboriculteurs ou maraîchers, pour augmenter son offre en fleurs coupées à destination de la GMS française.

Et si le département des Pyrénées- Orientales pouvait sauter sur l’occasion ? C’est en tout cas l’incitation de Jean-Luc Angles, directeur d’ANECOOP France, qui voit dans la fleur coupée une belle opportunité de diversification pour les exploitations du département. Et c’est ce qu’il est venu plaider, la semaine passée, lors d’une réunion à la Chambre d’agriculture des Pyrénées-Orientales. “Nous avons, avec Floren’Sud, notre filiale spécialisée dans la fleur, un coup à jouer dans un marché en grande évolution” expliquait-il. “Le monde de la bouquetterie, en France, est étroit, vieillissant… Aux Pays-Bas, grand pays producteur, la hausse du coût de l’énergie est venue sonner la production, assise sur des serres chauffées… Ajoutez à cela que le consommateur a compris qu’il y avait un truc qui ne collait pas à acheter des fleurs du Kenya venues en avion… Il y a donc une place à prendre pour nous avec les producteurs des Pyrénées-Orientales, en développant des productions origine France.” S’ils sont une grosse dizaine à déjà produire des fleurs dans le département, Jean-Luc Anglès estime qu’il y a de la place pour une autre dizaine sans souci et permettre à une filière de renaître de ses cendres.

Panel de variétés

“Nous pouvons ensuite bénéficier de l’appui de l’Institut technique de la fleur, de la Chambre d’agriculture qui va se pencher sur cette question” ajoute-t-il. “Une bonne partie de ces productions de fleurs sont très adaptées à des abris vieillissants qui ne sont plus assez performants pour produire des concombres ou des tomates à haute densité. Et il y a tout un panel de variétés qui peuvent trouver place dans n’importe quel planning d’exploitation, des cycles très courts, d’autres plus longs. Les cultures de plein champs, le mimosa et la pivoine par exemple, peuvent venir remplacer des artichauts après l’année difficile que cette production a connue. Le Var s’est intéressé à la question et il y a maintenant 200 hectares de pivoines dans le département.” Pour la campagne 2023-2024, Floren’Sud aura besoin de 150 000 chrysanthèmes, autant d’œillets de poète, d’anémones et de renoncules, 50 000 glaïeuls, mufliers ou giroflées pour les cultures d’hiver. Pour l’été, ce sont 100 000 reine-marguerite, solidago, tournesols et statices, aussi des agapanthes, limomiums… Tout cela pour tendre vers un objectif, faire de Floren’Sud le numéro un français de la fleur coupée en grande surface.

One thought on “P.-O. : des opportunités pour la fleur coupée [par Yann Kerveno]

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.