Un air de doute sur la planète (Par Karo et Didoo)

Le mois de janvier 2021 s’est installé et avec lui, le froid, les degrés négatifs et la neige à des endroits très surprenants… Madrid qui n’avait pas vu cela depuis 50 ans ! Et Escaro qui n’avait pas vu ça depuis l’an dernier !
Mais aussi les Hauts de France, l’Alsace, le Doubs et le Jura pourtant bien habitués à des hivers très froids. Et bien non, les astres en ont décidé autrement et le climat se modifie brutalement ! On parle même de vortex polaire qui se décalerait du Pôle Nord vers l’Europe ces prochaines semaines !
Alors un petit air soudain nous est venu… Et nous avons fredonné en chœur “L’Ours” de Christophe Maé, composé et chanté en duo avec Youssou N’dour, chanteur sénégalais.
L’autre soir, la bande de “Quotidien” s’est moqué de son invitation par l’Élysée pour rendre cette chanson emblématique d’une prise de conscience nécessaire et c’est parce que ces “petits bobos” imbus de leur “prêt à penser” fade, triste et tellement usé l’ont critiqué bêtement, qu’il nous semble approprié de jeter un œil perspicace sur son texte. En voici quelques extraits :
“Laisse-moi seul j’suis pas d’humeur
Je suis bouillant comme l’équateur
Posé sur quelques mètres carrés
J’ai beau hurler mais, y a personne pour m’aider
Laisse-moi seul j’te dis, j’ai pas l’cœur
Ça devient chaud
J’en perds le Nord, j’en perds l’Arctique
J’entends des voix des fois venues d’Afrique
Laisse-moi seul sous ma Grande Ourse
Aujourd’hui je donne pas cher de ma peau à la bourse
Je me traîne une drôle d’allure
Je fais de la peine à voir, dans ma fourrure
C’est plus le grand froid, chez moi y a plus d’hiver
Un jour les seuls ours blancs
Seront les peluches de vos enfants 
Laisse-moi seul
De toute façon
Y’a plus de place sur mon glaçon”
C’est un auteur compositeur interprète inspiré par les choses de la vie, les gens, la famille, il est lucide et réfléchi sur le monde qui nous entoure, il ne nous donne pas de leçon, mais remarque habilement que “le bonheur ne se voit que quand il est parti”, que parmi les immigrés “qui se noient en Méditerranée, il y a nos semblables qui veulent juste la paix”, que pour “Marcel, même si la vie est un carrousel, il aime sa joue sur sa main, c’est soulageant” et que “l’eau de la rivière vient de cette terre qu’il ne faut pas toucher”
Dans “L’Ours”, la collaboration de l’immense artiste qu’est Youssou N’Dour nous dévoile l’intérêt créatif et politique de cette chanson, en évitant le message alarmiste, galvaudé ou banal, ils réussissent à toucher notre sensibilité et notre réflexion au regard d’un sujet concernant toute notre planète. 
Issu d’un milieu simple de province, son discours est bien éloigné de la diarrhée verbale de quelques écolo-politico-démago essayant de nous formater à leurs idéaux.
Au plus près de notre actualité en dehors de la Covid, est-ce que les derniers ours blancs seront bien les peluches de nos enfants ? À nous d’y réfléchir !

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