Le compte n’y est (vraiment) pas madame la ministre ! (Par Jean-Paul Pelras)

Dans un tweet la ministre de l’écologie déclare : “Pour une infirmière libérale qui doit rouler 80 KMs/ 5 jours par semaine, la hausse actuelle des prix des carburants peut représenter jusqu’à 90 € sur un an. Nous compenserons ce surcoût avec l’indemnité inflation de 100 euros.”
Nous avons pris une calculette et effectué un petit rectificatif que nous dédions à Marie Céline, infirmière sur l’Aubrac et à Carole, infirmière dans les Pyrénées. (Mais aussi à Didier, infirmier sur Montpellier et à tous les autres …).
En admettant, mais elles en effectuent certainement le double, qu’elles roulent, comme le dit la ministre, 400 KMs par semaine. 4 x 6 litres /100 KMs = 24 litres/semaine x 48 semaines = 1152 litres x 0,40 (hausse du carburant sur un an) = 460 euros.
Si l’on prend le coût actuel du gas-oil, environ 1,55 x 1152 litres = 1785 euros par an.
Et si l’on prend leur kilométrage réel, car, ce qu’ignore madame Pompili, les infirmières se déplacent aussi en zone de montagne avec un habitat isolé, on peut estimer qu’elles parcourent 800 KMs/semaine. Le coût de leurs déplacements uniquement en carburant avoisine alors 3570 euros par an.
Une “aide” de 100 euros à laquelle elle ne pourront pas prétendre, car elles n’entreront pas dans les critères d’éligibilité, leur permettrait d’économiser 2.8 % de cette somme, dont 58 % seront réinjectés dans la fiscalité. Elles seraient donc dédommagées à hauteur de 42 euros pour 3570 euros de carburant consommé. De qui se moque t-on ?

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