Que sera demain ?

Le ton est grave. Confinement oblige. Méditation oblige… Les méthodes de la financiarisation mondialisée, proclamées comme étant celles du progrès, ne sont-elles pas en réalité un leurre, pire, une dictature ? Puisque partout dans le monde le moindre morceau de vie ou d’activité est soumis à cette machinerie de la financiarisation de l’économie, inventée et mise en place par l’homme. Machinerie qui consiste à créer des richesses pour créer des richesses. Ce soi-disant progrès, s’auto-proclamant “modernité”, “nouveau monde”, stigmatise les avantages sociaux difficilement acquis, les accusant de tous nos maux. Les classes dirigeantes, ceux qui normalement devraient représenter le peuple et n’accéder à leur place que dans le but de servir, ne sont mus que par l’avidité, obsédés par leur carrière et par l’argent. Il en résulte en parallèle pauvreté, désespérance, clandestinité et délinquance inévitable. Dans les pays riches, les classes privilégiées s’avilissent dans les futilités, les projecteurs de la notoriété médiatique, la niaiserie des dîners en ville et le mépris qui, en dépit de ce qu’elles veulent faire croire, sont la résultante d’une médiocrité culturelle. Les pays pauvres, eux, voient leurs peuples submergés par une misère sans nom, victimes innocentes de guerres civiles ou ethniques voulues par des dictateurs que soutiennent des multinationales.

Rebattre les cartes
Chaque année dans le monde, à cause du capitalisme financier, meurent autant d’hommes, de femmes et d’enfants que lors de la deuxième guerre mondiale pendant toute sa durée, emportés par la malnutrition, le manque d’eau potable et l’insalubrité. Aujourd’hui, nous voici tous hébétés, impactés par un virus qui ne fait pas de distinction entre les pauvres et les riches, stupéfaits de constater qu’aucun pays n’est en mesure de lutter, parce-que, depuis déjà bien trop longtemps, les dirigeants ont considéré que la santé et la recherche coûtent trop cher ou, en tous cas, ne rapportent pas assez… Nous assistons, atterrés, à une cacophonie tous azimuts de nos élites, complices d’un véritable assassinat, incapables de prendre les bonnes décisions, nous infligeant quotidiennement des revirements d’attitudes à adopter, et contraints au mensonge. 
De ceux qui pleureront leurs morts après cette pandémie et à qui il faudra rendre des comptes, on ne pourra pas dire qu’ils cherchent des responsables. Les responsables nous les avons. Tous ces gouvernants de pacotille, bien obligés de servir la soupe aux plus grosses fortunes qui les ont mis en place ! Il ne faudra pas oublier non plus les belles figures du show biz, du monde sportif et de la mode, aller les chercher par la peau des fesses dans leurs paradis fiscaux et les rapatrier avec leurs milliards. Ça devrait représenter pas mal d’hôpitaux ! (entre autres). 
Prenons cette crise comme une véritable opportunité, une chance à ne pas laisser passer pour rebattre les cartes et les redistribuer. Il en va tout simplement de la sauvegarde de l’humanité.

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