Robert Massuet : Remédier en 2021 aux maux de 2020

L’année exceptionnelle qui s’achève laisse de nombreux chefs d’entreprise désemparés. Interdits de travailler pendant la moitié de l’année pour certains, privés d’activité pour d’autres, tous appréhendent avec anxiété le passage à la nouvelle année.

Pour beaucoup, quitter 2020 ne suffira pas à tourner la page : hôtels, cafés et restaurants fermés, stations de sports d’hiver à l’arrêt, activité économique lourdement ralentie… Des milliers de chefs d’entreprise et leurs salariés, directement ou indirectement touchés par les mesures sanitaires, continueront d’en souffrir au moins jusqu’à la fin du mois de janvier 2021. Ils voient ainsi s’éloigner tout espoir de commencer la nouvelle année sous de meilleurs auspices que 2020.

Accompagnement d’urgence

Les mesures d’accompagnement d’urgence qui ont été prises face à la crise demeurent insuffisantes, même si elles auront permis d’éviter le pire.
Par ailleurs, le plan “France Relance” comporte trop peu de mesures adaptées au fonctionnement et aux priorités des artisans, des commerçants et des professionnels libéraux. Il est indispensable de permettre le retour à une activité économique qui pourrait avoir déjà franchi le point de non-retour. Les entreprises fermées, les compétences perdues, les entrepreneurs écœurés, la détresse morale et psychologique ne disparaîtront pas d’un coup de baguette magique. Et le temps que nous avons déjà perdu ne sera jamais rattrapé.
Les entreprises de proximité se sont montrées sérieuses et rigoureuses dans l’application des protocoles sanitaires – qu’elles ont même, pour certaines, volontairement renforcés, dans le secteur de l’hôtellerie-restauration ou du bâtiment par exemple.
Dans un effort d’adaptation inouï, elles se sont prêtées au télétravail, malgré les contraintes évidentes d’un grand nombre de métiers de proximité. Elles ont eu à cœur l’intérêt de leurs clients, de leurs patients et de leurs salariés.

Responsabilité partagée

Il importe aujourd’hui que 2021 ne soit pas la répétition de 2020. La responsabilité sanitaire et économique doit être mieux partagée et doit impliquer tous les acteurs de notre pays : les particuliers, les administrations “dont l’inertie est parfois mortifère” et les entreprises de toutes tailles, des plus petites jusqu’aux plus grands groupes, dans tous les secteurs. Les banques et les assurances ont à ce titre un rôle particulier à jouer pour épauler les chefs d’entreprise et leur permettre d’envisager avec un peu plus de sérénité un avenir bien incertain.
L’horizon, heureusement, ne réserve pas que des orages. L’apprentissage a fait cette année une campagne record et l’attachement des Français aux entreprises de proximité ne se dément pas, il s’est même renforcé.

Investir dans les entreprises de proximité

La perspective d’une vaccination à grande échelle, quant à elle, pourrait mettre un coup d’arrêt à la crise sanitaire. Aussi enthousiasmante qu’elle soit, elle ne doit pas faire oublier les dégâts causés par la pandémie. Si l’on veut effectivement remédier en 2021 aux maux de 2020, nous devons investir massivement et collectivement dans les entreprises de proximité. Elles sont installées partout sur le territoire, créent des richesses, des emplois, forment des jeunes et ne sont, pour la plupart, pas délocalisables.
Leur extraordinaire résilience, démontrée chaque jour, fera le reste. Elles ont toute ma confiance et je serai à leurs côtés dans tous les combats qui viennent.
Au nom de l’UPA, je leur fais part de mes meilleurs vœux de santé et de prospérité.

UPA 66

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