L’antidote : Se souvenir des bons moments « Le calendrier perpétuel » (Par Jean-Paul Pelras)

A l’origine l’objet en question était posé sur un socle en matière plastique imitation marbre sur lequel était montée une petite Tour Eiffel. Les déménagements, les turbulences de la vie et la mauvaise qualité de la colle ont fait que seul est resté le calendrier perpétuel en métal. Retrouvé au fond d’un carton parmi les cahiers à spirale, les paires de lunettes que nous gardions « au cas où » et un agenda qui doit compter une dizaine de survivants, cette étrange chose nous renvoie dans le vrai temps. Celui qui appartenait à ceux qui ont fait tourner les chiffres quelque part du coté des années 70. Les faire tourner aujourd’hui c’est un peu reprendre les jours où nous les avons laissés. Là, sur un petit bureau où était posé un téléphone à cadran, des factures, une boite de trombones, un annuaire, des tampons à encre et un sous-main cuir vachette rapporté par un lointain cousin qui passait toujours ses vacances du côté de  Saint Cirq Lapopie. Nous avons affaire ici à la gamme Arc de Triomphe version dorée. Pour ceux qui n’ont jamais eu la chance de manipuler ce genre de mécanisme, sachez qu’il suffit de tourner le cercle pour qu’une petite plaque numérotée glisse à l’intérieur et donne une nouvelle date. Pour les jours de la semaine ou les mois, il suffit d’actionner les molettes qui font tourner les petits rouleaux au bas du calendrier. Presque la préhistoire diront ceux qui n’ont qu’à tourner la tête dans n’importe quel sens pour obtenir l’heure digitale, électronique, numérique et tutti quanti. Du genre à vous demander, à tout bout de champ, quelle est la date d’aujourd’hui.

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