Cas Covid-19 en milieu scolaire : l’effet domino pour les entreprises ! [par Thierry Masdéu]

Certains employeurs ne comprennent pas pourquoi ils doivent endosser les indemnités imposées par une règlementation qu’ils jugent incohérente.

Depuis le 1er septembre 2020, tous les parents salariés de droit privé qui sont contraints de garder leurs enfants de moins de 16 ans en raison de la fermeture pour cause sanitaire Covid-19, de la section, classe ou établissement où ils sont inscrits, et sans possibilité d’exercer du télétravail, peuvent bénéficier de l’activité partielle, à charge de leurs employeurs. Pour cela, la personne salariée doit remettre à son employeur une attestation de fermeture de l’établissement d’accueil, ou un document de l’assurance maladie attestant que l’enfant est identifié comme cas contact à risque, devant respecter une mesure d’isolement. Ainsi qu’une attestation sur l’honneur indiquant qu’il est le seul des deux parents demandant à bénéficier d’un arrêt de travail au titre de la garde de son enfant, contraint de demeurer à domicile pour les jours concernés. Documents que l’employeur doit conserver pour le présenter à l’administration en cas de contrôle.

Situation totalement étrangère aux responsabilités de l’entreprise

Une réglementation qui peine à être acceptée chez les entrepreneurs et que dénonce Nathalie Massuet, des établissements “Massuet” à Thuir. “Cette situation qui est totalement étrangère aux responsabilités de l’entreprise est incohérente et la déstabilise !” s’insurge la codirigeante, dont le cas s’est récemment présenté pour l’un des 14 salariés de cette société. “Pourquoi l’entreprise doit-elle mettre ce collaborateur au chômage partiel alors qu’elle n’a rien à voir avec le cas de Covid décelé à la crèche que fréquente son enfant ? Et de plus, elle doit aussi financer un complément de 10 % sur les 70 % du salaire normalement pris en charge par l’État. Indemnité qui, je le rappelle au passage, est avancée par l’entreprise !”
Pour la gestion du personnel et travaux des exploitations concernées, ce cas est loin d’être anodin et la semaine dernière, sans prendre en compte les zones en vacances, le ministère de l’Éducation faisait état au niveau national d’un total de 1 599 classes et 103 établissements scolaires fermés en raison de cas Covid-19. En constante progression, cette mesure qui fragilise les productions et trésoreries est critiquée sur son principe et accentue la grogne chez ces entrepreneurs qui n’acceptent plus d’endosser cette énième mesure qu’ils qualifient de servitude.

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