Métiers « non essentiels » : la liberté ou la mort !

Après Toulouse, Perpignan a mobilisé ce lundi 16 novembre commerçants, artisans, professions libérales, travailleurs indépendants, dont l’activité a été qualifiée de non essentielle par le gouvernement.

De noirs vêtus et dans une ambiance d’enterrement, un millier de représentants de ces corps de métiers ont investi la place de la République pour clamer leur droit à reprendre l’activité de toute urgence. Au son du glas, ils ont dénoncé une mort économique programmée, qui frappe à la porte de leurs commerces que l’on a désigné comme un facteur contaminant. Tour à tour et après l’énumération de leurs professions, ces chefs d’entreprises se sont allongés sur le sol, en laissant place au passage d’un cercueil symbolisant leurs faillites. Après ce cérémonial macabre, la minute de silence et le chant de la Marseillaise, des cris instantanés à la liberté ont retenti dans l’enceinte de cette place de la République, où de nombreux sympathisants ont soutenu les manifestants. Message de colère et de désespoir que ces entrepreneurs, victimes d’un arbitrage sanitaire, souhaitent faire entendre auprès du gouvernement. 

Thierry Masdéu

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *