Au menu du président [par Dorothée Boyer Paillard]

Emmanuel Macron face aux questions des journalistes français, droit dans leurs yeux, sur la crise Ukraine – Russie : “Mais le l’ai dit aux Françaises et aux Français, je vous le dis avec la même honnêteté, je suis inquiet, pessimiste”. Honnêteté… Voyons voir…
En effet, dans la foulée à la question d’une journaliste étrangère : “Avec Vladimir Poutine, vous avez vu la possibilité, la possibilité d’espoir ? C’est possible de répondre en anglais s’il vous plaît ?”. Et notre Jupiter international parlant parfaitement la langue de Shakespeare : “If you want. You know, I’m definitely optimistic, but i try to be realist as well”, signifiant alors “Je suis résolument optimiste, mais j’essaye aussi d’être réaliste”

Je me trouve comme dans les mangas japonais où il y a le petit oiseau qui passe au-dessus de l’écran pour nous signifier le ridicule de la chose. Certes, le ridicule ne tue pas. Or, ces propos ont été accompagnés d’une théâtralisation des traits du visage : sombre lorsqu’il est pessimiste et inquiet, souriant et éclairé lorsqu’il est optimiste. Le “en même temps”, finalement, c’est selon les médias et les origines de ces médias. Ok, on pourra dire ce que l’on veut sur le discours qui accompagne ces propos, que la guerre c’est mal, que l’Europe doit se construire… Jupiter se plaçait-il en chef des Français ou en chef ponctuel de l’UE ? Les Français ont droit au stress, aux tourments les faisant se ruer, dans les supermarchés, sur la farine qui vient à manquer. Sur la scène internationale, c’est le grand, le glorieux, montrant le visage d’un soi-disant chef d’État impliqué alors que, dans le même temps, les négociations internationales se font sans lui et sans l’UE… Mais bon, au final, la réunion des 27 à Versailles fut qualifiée de défilé du “tapis rouge de Cannes” par les médias, y arborant sourires et, à priori bonnes tablées aux frais du contribuable, en période de tensions internationales. Quel mépris ! Cela n’a plus rien d’étonnant.

Barbe de 3 jours et coquille vide

Et pourtant, l’homme à la vision supersonique devrait peut-être cesser sa maltraitance institutionnelle. Le jeu de théâtre sordide auquel il se livre dans des mises en scènes grotesques pour tenter de séduire quelques desperate housewives en quête de mâle pseudo-dominant avec une barbe de trois jours est risible, si ce n’est atterrant. Une coquille vide, un élève qui n’a pas appris sa leçon et tente bêtement de meubler la copie. Cet individu serait à plus de 30 % dans les sondages. Pourtant les sondages internet sont tellement mauvais pour lui que même un média les retire pour ne pas froisser l’aristocratie défroquée égocentrique. L’autoritarisme dont Jupiter fait preuve est celui des faibles. A-t-il conscience de ne pas avoir eu véritablement 50 % des voix des Français mais uniquement celles de ceux qui ont voté, et encore pour beaucoup par dépit. Sans oublier les régionales où son parti, après la déculottée du premier tour, fut quasiment absent du second. Je l’imagine assez bien en tant que maître d’un espace-temps indéfini : suppression activée… Mais de qui ?

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