Vendanges : prendre le temps de laisser mûrir

Vigne sur le secteur de Corneilla la Rivière – Pézilla la Rivière, le 20 août.

Alors que les toutes premières rentrées de raisins ont été effectuées la semaine dernière, la sécheresse n’a semble-t-il pas sévi autant que redouté dans les Pyrénées-Orientales, et ce grâce à deux épisodes pluvieux début août. Pour Olivier Barberousse, de la Chambre d’agriculture, il n’est pas nécessaire de se précipiter à vendanger.
Début août, les vignes commençaient à souffrir de l’aridité dans le Roussillon et on redoutait un effet “sécheresse” pour le millésime 2018… Mais les deux pluies des 7 et 9 août auront été bénéfiques. “Il a plu au total entre 15 et 35 millimètres selon les secteurs, avec des résultats plutôt intéressants : le feuillage a un peu repris et les grains ont un peu grossi. C’est assez positif, surtout pour les cépages qui commençaient à souffrir, comme la syrah, et cela permet d’obtenir une belle maturité” estime Olivier Barberousse, conseiller viticulture à la Chambre d’agriculture des Pyrénées-Orientales.

Premières récoltes aux alentours du 10 août
Lors des derniers contrôles de maturité réalisés en fin de semaine dernière par la Chambre d’agriculture (troisième semaine de prélèvements), plusieurs constatations ont été effectuées : “les baies ont grossi de 20 % en moyenne, le taux d’alcool a augmenté de 0,63°. L’acidité, qui est faible cette année, a baissé de 0,28 point.” Les toutes premières récoltes ont débuté aux alentours du 10 août, notamment pour du muscat sec, soit avec une semaine de retard par rapport à l’an dernier, année atypique, et avec trois à quatre jours d’avance par rapport à une année habituelle. “En cette fin de semaine ou en début de semaine prochaine, certains devraient commencer à rentrer les syrah notamment.” Sur les volumes attendus pour ce millésime, – comme indiqué dans le dernier numéro de l’Agri – il est particulièrement difficile d’avancer un chiffre cette année, notamment en raison d’attaques de mildiou violentes, avec des résultats très hétérogènes. “L’an dernier nous étions autour des 600 000 hl mais c’était une année en dessous de la moyenne. Certains avancent le chiffre de 800 000 hl mais j’ai du mal à croire qu’on les atteigne” précise Olivier Barberousse. En résumé, “l’état sanitaire est globalement bon. Le raisin mûrit bien. On peut se permettre d’attendre pour récolter, pour ceux qui le souhaitent.”

F.L.

 

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