Stop : maintenant il y en a assez !

Au risque de vous étonner, je l’affirme : il n’y a pas, aujourd’hui en France, d’épidémie de la Covid-19 ! Vous avez appris ce qu’est une épidémie en mars de cette année. Un enfer ! Une épidémie sans malade, n’est pas une épidémie. Aujourd’hui je suis très clair : ceux qui prétendent le contraire sont, au mieux des ignorants, on les excuse, peut être des imbéciles, on les pardonne aussi, ou alors, et c’est très grave, des gens qui, sciemment, détournent une réalité afin d’attiser les phobies et les fantasmes que seules des catastrophes peuvent, habituellement, engendrer. Dans les personnes que je cible, on trouve des journalistes, des politiques, mais aussi des médecins, encore moins pardonnables : ils savent ! Mais les études médicales dispensent assez peu de cours de « bon sens »  ! On voit donc quelques Diafoirus délétères, en mal de reconnaissance médiatique, et le fameux « Conseil Scientifique » qui, depuis le début de la crise, n’en finit pas de se contredire, envoyer des messages anxiogènes et préconiser des solutions exactement en relation avec les outils dont ils disposent sur l’instant. S’ils avaient un stock de « poupées gonflables » à écouler, ils trouveraient le moyen de les rendre obligatoires !

Au risque de passer pour un prétentieux, je vais donc faire ce que j’ai essayé durant le confinement : de la « vulgarisation médicale » à visée anxiolytique. Chaque outil, dans le travail, a une fonction précise. Quels sont donc les outils en présence ? Les courbes statistiques, « mètre étalon » quotidien du ministère. Que disent-elles ? Qu’il n’y a quasiment plus ni morts, ni malades graves actuellement admis dans les hôpitaux depuis plusieurs semaines ! Les masques ensuite. Je précise que je suis un ardent défenseur de cet outil. Son maniement requiert une rigueur particulière : pour le mettre, pour l’enlever, pour le manipuler sans le contaminer, pour le détruire. Sibeth N’Diaye ne disait pas que des âneries : le masque est difficile à utiliser. À ce sujet, voir notre président, (à Toulon devant les auxiliaires de vie), le retirer, le froisser dans le creux de sa main et jouer avec les élastiques durant toute son allocution, arborant un sourire satisfait, est insupportable. Exactement comme s’il se curait le nez ou se rongeait les ongles pendant son intervention ! Si on veut promouvoir un geste salvateur, il faut être didactique. Pas avoir une attitude puérile !

La deuxième vague ? On a l’étrange impression que nos dirigeants l’appellent presque de leur vœux !

Ces masques ont été les grands absents de la période aiguë. Faut-il aujourd’hui les rendre obligatoires pour rattraper l’inconséquence initiale ? La réponse est NON ! Il faudra en avoir, si besoin, et les utiliser à bon escient. La façon dont les autorités nous obligent à le porter actuellement est tout à la fois inutile, ridicule et potentiellement dangereuse ! Les tests, eux aussi aux « abonnés absents » de la première salve, ont deux utilités. La première est médicale, pour diagnostiquer un patient suspect et prendre les mesures requises. La seconde est statistique et ne devrait intéresser personne sauf les épidémiologistes. Faire du nombre de patients positifs un marqueur épidémique n’a aucun sens. Ce nombre montre simplement que le virus circule. Ceci n’a rien d’inquiétant. Au contraire : si le virus circule beaucoup et qu’il n’y a presque aucun malade grave, cela signifie que la forme estivale actuelle est une forme bénigne, bien différente de celle de cet hiver. C’est d’elle que nous devons espérer une immunisation massive, seul moyen « naturel » d’éteindre le virus. La deuxième vague ? On a l’étrange impression que nos dirigeants l’appellent presque de leur vœux ! Ils nous l’ont vendue avant le déconfinement, puis lors de la reprise scolaire, puis lors de la fête de la musique, puis en juillet pendant les déplacements touristiques… Elle n’est toujours pas là. Je vous le dis clairement : cette deuxième vague est possible. Par contre, elle ne viendra pas d’un comportement jugé irresponsable des citoyens et ne sera pas éteinte par les charges de CRS ou les verbalisations. Elle sera en relation avec une résurgence virale dans sa forme active hivernale, si ce virus revient de l’hémisphère Sud. Ce jour-là, nous aurons des malades graves et une mortalité en hausse. Et ce n’est surement pas en se déguisant aujourd’hui que nous limiterons le risque demain ! Pas plus qu’en se mettant un nez de clown ou une plume dans le cul !

Alors à quoi sert ce cirque orchestré par notre président ? À lui permettre de continuer à se croire omnipotent ? À lui donner l’illusion d’être devenu guérisseur ? Pour le moment, la stratégie est plutôt celle de « l’apapogisme » : arriver, par un raisonnement absurde, à faire croire quelque chose de totalement dénué de sens. Nous faire avaler que, si lors d’une épidémie, le port du masque est utile, alors le porter en permanence évitera une épidémie… C’est presque bon mais c’est surtout très con ! Ce qui me chagrine, c’est que je pense, sincèrement, que certains collaborateurs de notre président sont des gens intelligents. Très intelligents peut être. Je ne peux me résoudre à croire qu’ils se jettent à corps perdu dans ces délires actuels sans y avoir un peu réfléchi. Quelque chose m’échappe. J’ai beau me creuser les méninges, je n’arrive pas à visualiser l’objectif ultime. Le seul évident, serait celui de transformer, par la force et par la peur, les citoyens que nous sommes en troupeau bêlant, nous réduire au panurgisme pour arriver à une fin. Mais laquelle ? S’il s’agit juste de faire étalage de son pouvoir sans alternative ultérieure, de devenir aussi prétentieux et ridicule que Trump et Bolsonaro, ça me parait un peu court ! Surtout au regard des conséquences attendues !

Une pensée sur “Stop : maintenant il y en a assez !

  • 29 août 2020 à 9 h 18 min
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    Tombé par hasard sur votre chronique.
    Au vu de l’évolution de la situation en une semaine et en vous citant, je ne sais pas si je dois vous excuser ou vous pardonner. Mon indulgence me conduit à choisir la première proposition.
    Comme a dit DESTOUCHES, « la critique est aisée mais l’art est difficile. »
    Être médecin ne veut pas dire qu’on sait.
    Juste un scientifique qui sait que la connaissance est un processus évolutif et pas définitif en partant par exemple d’ARISTOTE et PTOLEMEE puis KEPLER, COPERNIC, NEWTON, EINSTEIN et …

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