Photovolaïque « CS Bel Air » de Perpignan : les opposants remportent une première bataille

Les opposants au projet de construction de la centrale photovoltaïque au sol “CS Bel Air”, en bordure de la zone urbaine nord de Perpignan (au lieu-dit “Saint Génis des Tanyères” voir Agri du 24 décembre 2020)), ont accueilli avec soulagement les conclusions du commissaire enquêteur Jacques Zocchetto. Dans son rapport publié le 29 janvier dernier sur le site internet de la préfecture des P.O.* il émet un avis défavorable au projet actuel d’implantation de cette centrale solaire, faisant état des diverses problématiques émises par les contributions des opposants et notamment le manque de concertation et information au public, riverains et entreprises. Constat que reconnaît également “Total Quadran”, maître d’ouvrage du projet. Voici quelques éléments extraits de ce rapport : “… Seule l’enquête publique a permis d’informer le public, les riverains et les entreprises du projet. Aucune réunion d’information ne s‘est tenue en amont de l’enquête. Dans ces conditions, on ne peut parler de concertation et encore moins de co-construction. Total Quadran le reconnaît dans son mémoire de réponse et prend bonne note du souhait de la population de disposer d’un espace public naturel à proximité. Il parait également disposé à dialoguer avec l’exploitant agricole afin d’atténuer les effets de cette installation à proximité immédiate de son domaine. À cet effet, Total Quadran souhaite inviter les associations de riverains et les entreprises concernées afin de faire évoluer le projet. Cependant, on ne peut que regretter cette volonté tardive du maître d’ouvrage mais également de Perpignan Méditerranée Métropole d’entamer une concertation avec les associations et le domaine Rière Cadène. Ainsi, il paraît difficile de valider le projet de centrale solaire en l’état sans prise en compte des avis et des propositions des associations, de l’exploitant du domaine Rière Cadène et du public en général…” Après analyse, ce rapport de 60 pages devrait permettre au préfet Étienne Stoskopf de statuer définitivement sur le bien fondé ou pas de ce projet industriel. La réponse, probablement courant février.

Thierry Masdéu

 

*https://www.pyreneesorientales.gouv.fr/content/download/31628/225739/file/RapportPerpignanBelAir2021.pdf

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