Pézilla la Rivière : une exploitation agricole vandalisée !

En colère, dégouté, révolté, Gérard Ribera n’a pas de mots assez durs pour qualifier ceux qui ont détruit son outil de production, saccagé son matériel et, de facto, hypothéqué l’avenir de son exploitation.

Installé en maraichage bio sur la commune de Pézilla la Rivière, cet enfant du pays est, pour ainsi dire, au bout du rouleau. Tout d’abord, car l’agriculture ne permet plus, du moins dans ce secteur d’activité, de tirer une rémunération suffisante. Ensuite, car ils vivent avec son épouse une situation difficile, leur fils étant atteint d’une maladie grave. Une association “Tots amb guillem” s’est d’ailleurs créée spontanément sur Pézilla pour tenter de leur venir en aide. Enfin car, endettés comme le sont bon nombre de paysans confrontés aux aléas conjoncturels, ils ne peuvent plus reculer et n’ont d’autre choix que celui de faire face.

Quelques salopards…
Et puis voilà que quelques salopards (pourquoi ne pas l’écrire ?) viennent tout d’abord voler des batteries. Avant de revenir la nuit suivante briser les vitres du camion, vider la cuve de fioul, mettre le feu aux deux traceurs de l’exploitation et au frigo attenant. Il ne reste plus rien. Les roues du Same et du Renault sont sur les jantes et des fumeroles s’échappent de ce qui n’est plus qu’un amas de cendres et de ferrailles calcinées. Ce n’est pas la première fois que des individus s’en prennent au matériel de cette exploitation. Quelques-uns s’étaient fait prendre, pour ainsi dire la main dans le sac, l’année passée. Mais là, c’est le pompon, le coup de trop, celui qui pourrait faire basculer toute une famille, déjà impactée par les mouvements brusques du destin, dans une forme de précarité irréversible.

Quelques bandits…
Alors, bien sûr, une plainte, une de plus, à été déposée. Mais le mal est fait et jamais Gérard Ribera ne pourra retrouver l’équivalent de ce qu’il a perdu. Car c’était du matériel d’occasion, des outils spécifiques à une production de légumes d’hiver cultivés sur 4 hectares qu’il faut désormais mener à terme sans tracteurs, sans outils et en comptant sur la solidarité du monde agricole et pézillanais. Un monde agricole, lassé par ces actes de vandalisme à répétition, qui ne sait plus comment protéger ses exploitations dans un département où, déprise économique oblige, la friche gagne du terrain. Alors que des bandits (pourquoi ne pas le dire ?) sévissent “courageusement” au clair de lune et en toute impunité !

Jean-Paul Pelras

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