Pêches : des tardives pour redresser (un peu) la barre

Alors que s’amorce la dernière ligne droite de la campagne 2018 en pêches, cette saison aura été marquée par un important manque de volumes. Bilan avec Éric Hostalnou de la Chambre d’agriculture des Pyrénées-Orientales.
La récolte des dernières variétés de pêches de la saison devrait s’achever aux alentours des 10 – 15 septembre en fonction des secteurs géographiques. Une clôture a priori sur une bonne note, après une saison peu fructueuse : les marchés ont manqué de volumes tout l’été, en raison du gel intervenu en pleine période de floraison. Les prix ont été au rendez-vous, mais n’ont pas permis de compenser le manque de produits, qui serait “de – 30 à – 50 % en fonction des situations, c’est à dire du secteur géographique et du calendrier variétal de chaque exploitation”, estime Éric Hostalnou, responsable du service fruits et légumes à la Chambre d’agriculture des Pyrénées-Orientales.

Bons prix de fin de campagne
En cette fin de saison, le marché est ferme et les prix sont bons : les cotations nationales AOP indiquent plus de 2,20 €/kg prix logé départ pour du calibre A en nectarine jaune, contre 1,60 à 1,80 €/kg l’an dernier et il y a deux ans à la même époque. Pour le même produit, le prix au détail est également élevé, à hauteur de 3,30 €/kg. Les volumes sont aussi au rendez-vous : “les floraisons étant souvent tardives, elles ont été moins touchées par le gel”.

Recours massif à l’importation au cœur de l’été
Ceux qui ont opté pour une importante production de variétés tardives s’en sortent donc mieux, mais globalement, sur la saison, “on n’a pas pu compenser le déficit de volumes”. Une situation qui a entraîné un important recours à l’importation. Ainsi, à Saint-Charles, elle a flambé entre les semaines 26 et 32 (de fin juin à début août), grimpant bien au-delà de la moyenne 2015-2017. Si la production locale a tenté de répartir le déficit entre ses différents acheteurs, le risque est bien de perdre des clients sur le moyen terme. “Si ce manque de volumes se reproduit, à force, on va perdre de la représentativité”, souligne Éric Hostalnou.

F.L.

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