Pêche à la ligne : c’est reparti !

Après une ouverture de la pêche, très rapidement écourtée pour raison de confinement, les mordus de la ligne ont pu, dès le 11 mai dernier, s’adonner à leur passion. Hormis certains plans d’eau et lacs de plaine qui ne sont toujours pas autorisés, les pêcheurs qui ont eu la chance, depuis plus d’une semaine, de tremper les leurres au fil de l’eau, sont unanimes : “malgré les pluies et le fort débit des cours d’eau, le poisson est bien là”. Certains ont même constaté la présence de petites truites. Pour preuve, le renouvellement des cartes de pêche qui avait été stoppé brutalement à l’annonce du confinement, a repris de plus belle. Pour la saison 2020, la carte est au prix de 77 €. Et, pour les pêcheurs occasionnels, il est possible de s’acquitter d’une carte journalière ou de la formule “carte vacances” qui autorise 7 jours consécutifs de pêche. Amateurs, chevronnés, débutants, jeunes ou moins jeunes, ce sont près de 11 000 passionnés hommes et femmes qui arpentent, chaque année, les 5 167 km de rivières et 62 lacs du département des P.-O. “Samedi prochain, sur les « Parcours Pêche de Loisir » de la plaine et des vallées, nous allons procéder à plusieurs déversements” affiche, satisfait et soulagé de cette reprise, Albert Parès, président, depuis 2016, de la Fédération départementale de pêche. “Des lâchers qui seront un peu plus conséquents que la normale afin de rattraper ce qui n’a pas pu être fait durant les deux derniers mois”.

La menace du cormoran
Avec ce deuxième nouveau déversement, depuis le 11 mai, ce sont plus de 1 965 kg qui vont ravir les amateurs de truites. Avec, au grand dam de ces derniers, la présence la bête noire du pêcheur, le cormoran. “Tant que le cormoran reste sur la zone de mer, cela ne nous dérange pas, d’abord comme le précise l’étymologie de son nom, c’est un corbeau marin et c’est là où il doit résider et se nourrir !” souligne fermement le président de la fédération de pêche. “La problématique c’est qu’il remonte de plus en plus haut sur les cours d’eau. On le trouve maintenant en montagne, à Matemale, à Osséja où il fait des dégâts ! Nous le considérons tout simplement comme nuisible, car il consomme l’argent des pêcheurs qui sert au repeuplement des lacs et rivières !” Autre prédateur, qui a la particularité de s’attaquer aux grosses truites en n’en consommant que la tête, semble quant à lui, s’être fait oublier. Il s’agit du vison d’Amérique, nuisible, qui a fait l’objet en 2019 d’une campagne de piégeage par les 29 AAPPMA (Association agrée pour la pêche et la protection du milieu aquatique). Avec l’ouverture des lacs de montagne qui devrait se confirmer pour le 30 mai, cette saison 2020 restera, à n’en pas douter, à marquer d’une pierre blanche dans l’almanach du pêcheur.

Thierry Masdéu

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