Le droit de réponse était un brouillon… Voici la bonne version

A nos lecteurs
Le droit de réponse était  … un brouillon !
Le droit de réponse qui nous a été envoyé vendredi 7 février par la députée Laurence Gayte était un « document de travail ». Ce que, bien sur, nous ne pouvions pas savoir.  Comme la loi nous y contraint nous l’avons diffusé, in extenso, en lieu et place de l’éditorial en accordant la page entière alors qu’elle ne disposait que d’une demi-page.
Si nous pouvons, à la demande de Madame Gayte, supprimer de notre site la version « brouillon » de ce droit de réponse, nous ne pouvons, bien évidemment, pas la supprimer de la version papier et numérique dont le bouclage et l’envoi ont été effectués mardi 12/02 au matin.
Madame la députée  nous demande d’insérer le droit de réponse corrigé dans notre prochaine édition. Nous ne le ferons pas. En revanche, il est consultable ici dans sa nouvelle version ainsi que sur la page Facebook du journal.
 
Réponse – Lettre ouverte « Peut-on encore vivre ici ? »
Droit de réponse Laurence Gayte, députée des Pyrénées-Orientales

Vous m’interpelez sur le sentiment d’abandon que « le peuple d’en haut » de la 3è circonscription des Pyrénées-Orientales ressentirait. C’est une des plus grandes de France. Un territoire très riche par sa diversité, urbain ET rural.
Je ne fais pas de différence entre les communes qui la composent, entre ce que vous appelez « le haut » pays et ce qui, par opposition, serait pour vous « le bas » pays. Chaque commune a sa particularité et ses problématiques et je n’y réponds pas de la même manière.
Du cœur de ville de Perpignan à Porté-Puymorens, toutes ces communes méritent mon respect et elles l’ont !

Je partage votre attachement à ce territoire mais j’en ai une autre vision.
Depuis maintenant plus de deux ans, je suis députée de cette circonscription. Au contact permanent des habitants, des services publics, des acteurs économiques et sociaux et des collectivités, j’intègre dans mon travail parlementaire l’évolution de la société et sa nécessaire adaptation, notamment aux changements climatiques. Il faut constamment innover, en faisant fi de l’immobilisme qui régente les nostalgiques d’une manière de vivre qui n’existe plus depuis longtemps.

Et c’est ce que s’emploient à faire beaucoup de concitoyens et d’élus, engagés pour leur territoire, à tous les niveaux et à qui je tiens à rendre hommage.
Le dynamisme passe par les mobilités, et notamment la RN116.
Dès 2017, Madame Borne, alors secrétaire d’État aux transports, est venue à Prades, à mon invitation, pour confirmer sa volonté de maintenir la RN116 comme un axe structurant avec un niveau d’investissement élevé.
Des travaux de rénovation, d’ouvrage d’art, de prévention des risques ont déjà été réalisés pour un montant de 30 M€ : aménagement du carrefour de Prades, déviation de Joncet… Au vu des derniers événements graves, j’ai demandé au ministère des Transports un plan de sécurisation renforcée de manière à anticiper les risques.
Un petit rappel tout de même pour répondre aux mises en cause… Lorsque j’ai été élue, les parlementaires en place depuis des décennies sur ce territoire, M. CALVET et Mme MALHERBE, ne réclamaient que le doublement de la RN116 d’Ille-sur-Têt à Prades pour un montant final de 300 M€ !
Des éboulements, il y en a toujours eu. Et se trouvent malheureusement au-delà de Prades !
Les services de l’État se montrent particulièrement réactifs et mobilisés face aux dégâts dus aux aléas climatiques.
 
Non, l’État n’a pas abandonné le déploiement du numérique Un plan de déploiement du numérique a été mis en place par le gouvernement, avec des financements de l’UE et de l’État. Celui-ci a ainsi passé un accord historique avec les opérateurs de téléphonie mobile avec des obligations de qualité de couverture : objectif 2022 !
Mais ce sont les collectivités territoriales qui demeurent pleinement pilotes et responsables de l’aménagement numérique. Le conseil départemental gère la mise en œuvre de ce déploiement.
 
Non, il n’y a pas d’effondrement démographique Vous déclamez : « nos villages se vident ». Je vous renvoie aux données de l’Insee du 30/12/2019. L’évolution du solde migratoire place notre département en 4e position sur les 13 de la Région.Il y a même « des exceptions notables du côté de la Cerdagne et notamment à Font-Romeu qui renoue avec l’expansion (+4,61%) » ; et, pour exemple de village, Urbanya se démarque avec une poussée de 511% !
(source : rapport Insee repris dans l’Indépendant).
 
Non, il n’y a pas d’abandon des services publics
Oui, le gouvernement travaille à réimplanter les services publics dans les territoires avec la volonté que chaque Français puisse accéder à une Maison France Services à moins de 30 mn.
C’est pourquoi pour renforcer les maisons de services au public (MSAP), ce sont 17 maisons France Services au total qui couvriront progressivement le département, Ille-sur-Têt venant d’être labellisée. Actuellement, sur ma circonscription, d’autres guichets uniques sont ouverts : Olette, Corneilla-de-la-Rivière, Les Angles, Saillagouse, Vernet-les-Bains.
 
Non, il n’y a pas de désert médical Les chiffres ne mentent pas : alors que la moyenne nationale est de 70 généralistes pour 100.000 habitants, dans les P.-O., ce chiffre est de 107, certes avec de fortes inégalités territoriales. Sur ma circonscription, on trouve 8 maisons de santé à Ille-sur-Têt, Prades, Catllar, Ria, Olette, Les Angles, Font-Romeu, Bolquère… Complétant l’offre de l’hôpital transfrontalier de Puigcerda et la clinique de Prades.
Par ailleurs, pour renforcer l’attraction médicale, l’ARS vient de mettre en place une aide spécifique à l’installation des médecins libéraux en zone montagne (40 000 €) et d’autres mesures…
 

Peut-on encore vivre ici ?Les femmes et les hommes que je rencontre sur ma circonscription sont heureux de vivre ici, sur ce territoire aux atouts indéniables mais aux difficultés spécifiques à son relief. Qu’ils soient médecins, agents des services de l’État ou des Collectivités, pompiers, travailleurs sociaux, enseignants, agriculteurs, élus… Tous s’activent pour faire vivre ce territoire et le dynamiser.
Je rends hommage à ces habitants impliqués, qui cherchent sans relâche à mettre en valeur les richesses de notre département, nos terres agricoles, notre patrimoine culturel et économique au premier rang duquel nos stations touristiques.

Laurence Gayte, députée des Pyrénées-Orientales

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