Le haut pays n’est pas un “prolongement”

Hasard de l’actualité ou chronique d’une déprise annoncée, il ne se passe plus une semaine sans que les hauts cantons aient à déplorer une preuve supplémentaire du désintérêt dont ils sont victimes.

IL s’agit bien entendu des pannes téléphoniques sur les réseaux fixes ou mobiles, avec des abonnés qui cherchent à joindre désespérément leurs opérateurs. Un comble puisque ce sont ces mêmes operateurs qui nous vendent un service, facturé sans remise ni avoir, et auquel nous ne pouvons avoir accès. Idem pour internet loin, bien loin, de cette 4 G et autre fibre dont l’on nous rebat les oreilles en nous imposant la dématérialisation. Ou comment envoyer une pièce administrative par internet quand celui-ci ne fonctionne pas ? Ayons également une pensée pour ces milliers d’automobilistes qui, dimanche dernier, ont mis 4 heures pour traverser le département, tout simplement car le temps d’attente aux feux rouges sur les travaux de la RN 116 étaient inadaptés. Rajoutons à cela, des menaces de fermetures portant sur des classes de communes rurales. Fermetures qui pourraient être liées, dans le cadre des classes dédoublées, au renforcement des écoles situées en zones défavorisées sur Perpignan. Sans oublier les questions qui planent autour de la liaison ferroviaire reliant Perpignan à Villefranche. Liaison interrompue depuis le drame de Millas qui pourrait ne pas être réactivée avant le mois d’août. Autant de questions qui, rajoutées aux problèmes que suscitent les déserts médicaux et, entre autres, la dépréciation immobilière, ne sont pas pour encourager la revitalisation des territoires dans les hauts cantons. Ces territoires qui ne sont pas une variable d’ajustement touristique ou un prolongement environnemental, mais bien une part indissociable de l’activité économique et sociale de notre département, de notre région, de notre pays.

Qui viendra le 3 février ?

D’où l’importance de ce débat organisé à Corneilla de Conflent avec, à l’heure où nous bouclons, mardi 30 janvier midi, de nombreux participants qui ont confirmé leur présence. Parmi lesquels des maires, bien sûr, des conseillers municipaux ; Laurent Alaton, sous-préfet de Prades ; Hermeline Malherbe, présidente du Conseil Départemental ; Judith Carmona, conseillère Régionale représentant Carole Delga ; François Calvet, sénateur ; Lauriane Josende sa suppléante ; Jean Sol, sénateur ; Laurence Gayte et Romain Grau, députés ; mais aussi et entre autres, les représentants économiques, consulaires et syndicaux de l’artisanat, de l’agriculture, du secteur cynégétique.
Et après ?
Une rencontre, des échanges, des demandes, des engagements (nous l’espérons) qui feront l’objet d’un article rédigé par les journalistes de l’Agri. Article qui sera diffusé dans le numéro du 8 février avant d’être destiné au président de la République, au Premier ministre, aux 18 ministres et aux 12 secrétaires d’État qui composent le gouvernement, au préfet des P.-O., aux services de l’État, à la présidente de la Région Occitanie, aux élus de cette collective en charge de la ruralité, à la présidente et aux 34 élus du Conseil Départemental, aux 226 maires des P.-O., aux responsables économiques du département. L’Agri, fidèle à son engagement en faveur du monde rural, reviendra ensuite régulièrement sur les avancées qui auront été obtenues (ou pas) par les élus locaux, régionaux et nationaux.

J-PP

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