SAFER LANGUEDOC-ROUSSILLON

marche foncier
Le marché foncier des Pyrénées-Orientales

Le marché agricole est en recul, un phénomène amorcé les années précédentes qui se confirme cette année.
Analyse des marchés de l’espace rural des Pyrénées-Orientales en 2009.

Un marché qui se contracte

Dans un contexte de crise économique et financière le marché de l’espace rural dans les Pyrénées- Orientales enregistre une baisse globale de 22 % en valeur et de 22 % en surface par rapport à l’année 2008. Si l’on compare avec 2007 la baisse du marché est alors de 44 % en valeur et de 27 % en surface. Ces indicateurs démontrent l’impact important de la situation économique des acteurs du marché foncier qui restent avant tout des opérateurs privés. La baisse du revenu des ménages, l’accès plus difficile au financement du foncier par les banques et la crise des productions agricoles méditerranéennes expliquent en partie ce phénomène.


Marché agricole et non agricole : le déséquilibre se creuse

La segmentation du marché de l’espace rural en deux sous parties marché agricole et non agricole amène un éclairage particulier. Le marché non agricole est prépondérant en valeur et légèrement supérieur en surface. Contrairement aux chiffres régionaux les agriculteurs ne sont plus les acteurs prééminents de l’aménagement de l’espace rural, ils jouent, toutefois, avec près de la moitié des surfaces acquises un rôle majeur dans la mise en valeur de l’espace rural.
En moyenne, le foncier utilisé pour une activité agricole se vend à 13 888 euros l’hectare, le foncier utilisé à des fins non agricoles se vend à 33 653 euros l’hectare. Le risque que le différentiel des prix du foncier entre marché agricole et non agricole ne permette plus aux agriculteurs de satisfaire leurs besoins en matière d’installation où d’agrandissement de leur exploitation existe. Ce risque est déjà une réalité dans les zones où la concurrence entre les acteurs agricoles et non agricoles du marché foncier est marquée (littoral, péri urbain, zones touristiques).