Covid-19 : inquiétudes chez les artisans taxis et ambulanciers

Maillon de la chaîne des soins, les entreprises de taxis et ambulances accusent le coup de l’annulation de toutes les visites de soins médicaux non urgents, ainsi que les transports scolaires. Ces activités qui représentent les 3/4 du chiffre d’affaires de ces entreprises de transports spécialisées ont contraint leurs dirigeants à entamer la procédure de chômage partiel pour la grande majorité de leurs salariés. Cette mesure, soutenue par le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, qui a annoncé, le mardi 18 mars, son déplafonnement à hauteur de plus de 8 milliards d’euros sur les deux mois à venir, semble être bien accueillie par l’ensemble des entreprises. Mais ce qui inquiète le président régional des taxis, Stéphane Campilla, gérant de la société A2R à Rivesaltes, c’est le délai de réponse que mettra l’État à verser ces aides aux entreprises. Obligé de mettre à l’arrêt 18 de ses chauffeurs sur 22, il craint que la capacité de trésorerie des artisans taxis qui est en flux tendu soit compromise pour honorer l’ensemble des charges et notamment les échéances salariales de fin mars.

Autre inquiétude soulevée par Stéphane, qui est également trésorier de l’A.D.R.U. 66 (Association départementale réponse à l’urgence), concerne le manque d’approvisionnement en masques, lunettes, blouses, combinaisons, etc., pour le personnel. Matériels de protection classique dont tout artisan ambulancier dispose mais, depuis la montée en puissance de la crise du coronavirus, les missions de départ sur des cas de suspicions de Covid-19 augmentent et les stocks de ce groupement d’ambulanciers urgentistes, qui se substitue pour ces cas aux déplacements du SAMU, diminuent à vue d’œil. Si, dans les prochains jours, ces ambulanciers ne disposent plus de protections, les transports sanitaires semblent bien compromis.

Thierry Masdéu

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