Covid-19 : Grande inquiétude au marché de gros.

Le marché de gros de Perpignan est affecté par la fermeture des marchés de plein vent.

La fermeture des marchés de plein vent décidé par le gouvernement dans le cadre de la lutte sanitaire met en danger un pan entier de l’agriculture du département. Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan, est passé mercredi 25 mars au marché de gros. « Nous lui avons expliqué qu’il fallait qu’il donne l’exemple » témoigne Alain Figuères, président du marché. « Si les marchés de Perpignan rouvrent, alors les autres maires seront incités à le faire également » estime-t-il. « Il faut au moins rouvrir les marchés alimentaires et que les municipaux organisent les choses de façon à limiter les risques, avec les distances, expliquer à la population les bonnes règles de comportement… » Il s’insurge en passant contre le fait que la distribution alimentaire soit de fait aujourd’hui en grande partie concentrée dans les grandes surfaces. « Il s’y passe quoi ? On voit 200 ou 300 personnes qui se promènent sans respecter les distances ni les protocoles ! Et il n’y a aucun contrôle, les clients n’y vont pas que pour l’alimentaire, c’est déloyal pour tous les autres commerçants qui ont été obligés de fermer boutique. »

50 % de l’activité

La fermeture des marchés de plein vent est un nouveau coup dur pour le marché de gros et les 130 producteurs qui y apportent leurs produits en cette saison, dont certains importants opérateurs du département. Ils seront 180 en moyenne dans quelque semaine. « Les marchés de plein air pour nous, c’est en gros la moitié de l’activité » lâche-t-il encore. Difficile pourtant de savoir ce qui va se passer. « On ne sait pas comment ça va se finir, mais une chose est sûre c’est que de nombreuses entreprises vont rester sur le carreau, notamment dans la restauration. » En attendant, il espère que les maires des Pyrénées-Orientales auront le courage de rouvrir les marchés, sans quoi, la question des débouchés des producteurs locaux va se poser. Très vite. Mercredi soir, la préfecture annonçait avoir déjà accordé, après étude, 16 premières dérogations, le dossier de Perpignan, pour le marché de la place de la République et les Halles Vauban, mais pas celui de la place Cassanyes. 

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