Canigou : pas de voitures ni de taxis cet été !

Endommagées par l’hiver, les pistes ne sont pas en état de supporter le trafic touristique habituel.

Pour monter au pic cet été, il faudra user ses semelles. En effet, les pistes d’accès du versant nord resteront fermées en 2020. La piste du LLech sera fermée au Mas Malet, celle de Ballatg au parking au dessus du col de Milhères  et au mieux au parking du Randé, au pire au col de Jou pour la piste de Mariailles. Deux raisons majeures président à cette décision prise par l’Office national de forêts (ONF). La première ce sont les dégâts occasionnés par les intempéries de cet hiver aux trois voies d’accès. Pour la piste du LLech, la zone de l’effondrement de 2019 n’a pas encore été sécurisée et un nouvel éboulement s’est produit pendant Gloria. « La paroi où s’est produit l’éboulement l’an passé reste très fragile et il faut engager de lourds travaux pour la sécuriser. Les études étaient en cours cet hiver mais elles ont pris beaucoup de retard ensuite avec la crise du Covid-19 » détaille Dominique Fossat, sous-préfet de Prades.

Le Randé pour Mariailles ?

Pour la piste de Ballatg, elle était déjà en mauvais état avant Gloria et les ruissellements ont achevé de creuser des ornières qui rendent la circulation très difficile. « C’est aussi une piste qui nécessitera des travaux importants avant de pouvoir être de nouveau ouverte » estime Dominique Fossat. Seule inconnue à ce jour, mais nous pourrions en savoir plus dans les heures qui viennent, l’ouverture de la piste de Mariailles. « Là c’est plutôt une question d’entretien qui n’a pas pu être réalisé qui a conduit à laisser la piste fermée à partir du col de Jou jusqu’à aujourd’hui. »

Financements

Qu’en est-il alors de la rumeur indiquant que l’Office national des forêts (ONF), gestionnaire du site, ne souhaite plus financer les travaux des pistes d’accès au massif ? Dominique Fossat balaye la rumeur. « Les besoins de circulation de l’ONF dans le massif pour le débardage sont bien moins exigeants que ceux nécessaires pour faire passer une voiture de tourisme » explique-t-il. « Donc l’ONF ne veut pas supporter seul le poids financier de ces investissements et souhaite que les collectivités locales et territoriales mettent la main à la pâte. Mais cette année, les finances des collectivités sont dirigées vers les dégâts survenus dans les communes au moment de Gloria. » Pour les taxis qui arpentent habituellement les pistes du Canigou c’est donc une année blanche qui se dessine. « Je vais essayer de m’organiser pour tenir l’année, faire autre chose et attendre de bonnes nouvelles pour l’année prochaine » indique Cyril Colas, patron d’une des sociétés concernées. Cette année, avant de voir le pic, il faudra chausser ses baskets !

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