“Boulanger de France” : la marque-label du fait-maison [par Thierry Masdéu]

Lancée par la Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française lors du salon “Europain” à Paris en janvier dernier, la marque-label “Boulanger de France” a pour but de distinguer les artisans qui fabriquent eux-mêmes.

Cette distinction qui est soumise à une charte qualité sur les bons procédés de fabrication, des règles nutritionnelles, d’hygiènes, de sécurité ou encore environnementales, est certifiée par “Veritas”, bureau d’expertise indépendant, chargé de faire les visites de contrôles. Depuis lundi, trois entreprises artisanales des P.-O. ont déjà décroché le précieux sésame, une quinzaine sont sur le point de l’obtenir et plusieurs autres leur emboiteraient le pas. Parmi ces pionnières on distingue “Le Fournil des Albères” d’Emmanuel Castro, à Laroque-des Albères, “La Petite Catalane“ de Jean-Patrick Pensuet, à Villeneuve de la Raho et “Le Fournil de Palmyre” à Argelès-sur-Mer, de Palmyre Vautrin. Pour lutter contre la concurrence et la production des grandes chaînes industrielles de la boulangerie pâtisserie, les artisans boulangers souhaitent, par cette communication labellisée, préserver leur authenticité et le faire savoir.
Lors d’une présentation à la presse qui s’est tenue à la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, les labellisés ont eu le privilège pour cette nomination d’être accompagnés en personne par le président de la Confédération nationale de la Boulangerie Pâtisserie Française, Dominique Anract.

“La fabrication, c’est rentable”
Lequel a salué leurs engagements et la transparence de leur action : “Cette charte de qualité a pour objectif d’identifier qui est, si on peut se permettre l’expression, un vrai boulanger. Un artisan qui achète des matières premières de qualité, qui fabrique, qui embauche, qui forme des apprentis, à tout intérêt et mérite cette distinction !” Avec ce label renouvelable tous les deux ans, l’artisan ne s’engage pas qu’à fabriquer uniquement tous ses pains, mais également les viennoiseries, pâtisseries, quiches, pizzas ou sandwiches.
Pour les professionnels qui, par peur de ne plus être à la hauteur, hésiteraient à faire cette démarche, Dominique Anract rassure : “Dans chaque région nous allons lancer un stage d’optimisation qui va permettre d’enseigner comment pouvoir fabriquer tout en ayant du temps, et démontrer par A+B que la fabrication c’est rentable ! Grâce à l’expérience récoltée un petit peu partout en région, il existe des petits coups de génie, des astuces, qui vont permettre à chacun d’entre eux de pouvoir être « Boulanger de France » !”
L’adhésion pour 2 ans à cette marque-label représente un peu plus de 300 € HT pour les adhérents à la Fédération départementale des boulangers, et d’environ le double pour les autres. À partir du 28 septembre, une campagne publicitaire nationale radio et TV viendra renforcer cette action. Une communication que les artisans boulangers attendent avec impatience pour redorer leur blason et conforter leur image auprès du consommateur avisé.

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